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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 18:14

 

Bienvenue petit Lucas ! Même pas vrai que comme méthode de contraception en Alsace, on tire sur les cigognes ! Sympa ce faire-part mais ce serait étonnant que tes parents y croient pour de vrai. (photo)


D’autres sujets moins réjouissants ? C’est selon…

Finie la campagne présidentielle. L’Alsace s’y est encore distinguée comme une région conservatrice de droite avec des îlots urbains socialistes. Une petite ballade dans le calme d’une vraie campagne permet quelques découvertes insolites, à méditer. Dans cet esprit là, la belle et riche bourgade de Westhoffen paraît presqu’exemplaire, indiquée.

Calmement aussi ,un petit rappel de quelques résultats en pourcentage des voix exprimées.

Nicolas Sarkozy : 63,40 pour l’Alsace ; 45,30 à Strasbourg, 47,70 à Mulhouse et, au hasard, 74,81 à Westhoffen.

Donc, le complément pour François Hollande…le compte est vite fait et les commentaires fusent, souvent désagréables. Un peu fasciste ? « Non, çà c’est tout de même trop fort, je ne l’accepte pas  », répond un jeune homme.

 

Un avenir serein pour Lucas. ( photo)

 Les Alsaciens en ont marre d’être brocardés pour mille et une mauvaises raisons dont celle-là. Pour ce qui est de leur vote presque régulier et attendu, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est débridé et assumé, parfois très clairement. Des explications, des interprétations, des supputations d’experts abondent et vont dans tous les sens. On y verra plus clair le 17 juin. Pas sûr. Peut-être sans surprise cette fois sauf si ...

.En attendant,ici, on continue à vivre et plutôt bien, dans cette plaine opulente où s’étend la petite ville bordée de collines viticoles et de somptueuses forêts. Une richesse presqu’indécente.

« Comment expliquez vous ce vote massif pour Nicolas Sarkozy ? »- « Es isch e so » ( C’est comme çà) L’interpellé fait mine de s’occuper à son tracteur. Il va « épandre ». Quoi ? Mystère.

 On est plutôt taiseux en ce moment, même en alsacien. Il est des jours meilleurs où on papote gentiment, agréablement, avec des gens charmants, ouverts.

1615 habitants en 2008 et 1304 électeurs inscrits. Quand on déduit les moins de 18 ans dont notre petit Lucas, on voit qu’il n’y a pas d’invasion ni maintenant ni à l’horizon. Alors ?

 

Le poids de la tradition ? 

Il serait étonnant qu’il y ait ici beaucoup de contribuables qu’affecteraient les mesures annoncées du 75% au-delà du million . Encore que…Pas d’incidence religieuse ni a fortiori ethnique, surtout pas. Pas plus qu’ailleurs, de regards pertinents, autorisés, sur les programmes. Alors ?

Depuis des siècles les communautés, chrétiennes, catholique et protestante, et juive y vivent ensemble en bonne harmonie. Un petit détail amusant : le nom de Westhoffen apparaît pour la première fois sur un registre en 732. Rappelez vous, Charles Martel…mais qu’on n’y voie pas une once de déterminisme ! Ces électeurs le savent-ils ?

Plus marquant encore : cette commune, beaucoup plus tard bien sûr, a été le berceau de la famille Debré avec le professeur Robert, père de Michel, le premier ministre de Gaulle, lui-même père de Jean-Louis et de Bernard. On leur voue quasiment un culte ; le nom d’une rue en témoigne ( photo). A droite toute donc ! 


 

Mais aurait-on oublié alors que le père de Léon Blum est également né à Westhoffen. Pas tout à fait, puisqu’ il reste quand même 25% de « hollandistes » qui, la saison des asperges obligeant, ne s’interdisent pas la sauce hollandaise comme leur congénères condamnés à se contenter de mayonnaise ou de vinaigrette. C’est une plaisanterie qui circule.

Pour les cerises à la mi-juin ( Westhoffen est la capitale de la cerise en Alsace) tout sera consommé ! Et il n’y aura pas eu les horreurs de la guerre que décrit le film soviétique de Mikkaïl Kalatozov en 1957 : « Quand passent les cigognes » et le petit Lucas goutera paisiblement les fruits rouges, l’an prochain. « Le temps des cerises », la chanson, ce sera pour la prochaine fois. Grâces à Dieu, Amen, Inch Allah ! non « Vive la République » d’abord. Pas vrai Lucas ? Qui sait ?

 

Antoine Spohr (Article paru sur Médiapart)

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Alsace
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 10:42

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Soirée de lancement de campagne :

Vendredi 18 mai à partir de 19h

 14-16 rue de Berne LINGOLSHEIM

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Elections législatives
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:56

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En 2011, l’épargne brute des collectivités locales s’élève à 39,8 milliards d'euros contre 37,4 l’année précédente et leur besoin de financement se réduit légèrement

    
En 2011, le déficit public français s’établit à 103,1 milliards d’euros, soit 5,2% du PIB. Par rapport à 2010, il se réduit de 33,9 milliards d’euros, en raison à la fois du dynamisme des recettes et de la modération des dépenses. En part de PIB, les recettes publiques augmentent en effet de 1,4 point et les dépenses publiques diminuent de 0,6 point. C’est ce qu’indique aujourd’hui l’INSSE (1) qui publie les résultats actualisés des comptes des administrations publiques en 2011.

La publication montre qu’en 2011, «le taux de prélèvements obligatoires s’établit à 43,9% du PIB, en hausse de 1,4 point par rapport à 2010. Cette remontée est due pour l’essentiel à la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales et sociales ou à l’arrêt d’anciennes mesures (+1,1 point). La non-reconduction des allègements fiscaux accordés dans le cadre du plan de relance et le passage en régime permanent de la réforme de la taxe professionnelle entraînent au total environ 6 milliards de recettes supplémentaires».
Il ressort de l’examen des comptes administrations publiques locales qu’en 2011, leur besoin de financement se «réduit légèrement (−0,9 milliard après −1,4 milliard en 2010). Cette amélioration précise l’INSEE, résulte «de la progression des recettes (+2,5% après +1,8% en 2010): elles restent un peu plus dynamiques que les dépenses malgré le rebond de ces dernières (+2,3% après −0,3% en 2010)».
L’examen des tableaux relatifs aux «Dépenses et recettes des collectivités locales» (2) montre une progression de leur épargne brute (39,8 Milliards d'euros en 2011 contre 37,4 l’année précédente et un besoin de financement de -0,8 milliard après –1,2 milliard en 2010);
 
Côté recettes, les administrations publiques locales perçoivent pour la première fois en 2011 les recettes de remplacement de la taxe professionnelle: la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la cotisation foncière des entreprises (CFE) et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER). C’est également la première année des transferts de ressources entre les différents niveaux de collectivités locales: la part départementale de la taxe d’habitation est désormais transférée aux communes, alors que la part régionale de la taxe foncière sur les propriétés bâties l’est aux départements. Par ailleurs, une partie de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), d’un montant de 3 milliards, et une partie des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), d’un montant de 0,4 milliard, sont transférées de l’État aux collectivités locales. Enfin, les concours versés par l’État (prélèvements sur recettes), hors fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), sont gelés en valeur.
«La nette croissance des DMTO (+1,4 milliard), du fait du maintien du dynamisme du marché immobilier», explique l’essentiel de la hausse des recettes des collectivités locales. «Les taux des impôts directs locaux (taxe d’habitation, taxes foncières et cotisation foncière des entreprises) ont par contre progressé à un rythme modéré, les années électorales étant traditionnellement des années de modération des taux (des élections cantonales se sont tenues en 2011)», indique les auteurs de l’étude.

Côté dépenses, l’investissement «repart à la hausse (+2,3% après −6,7% en 2010), après l’effort important consenti en 2010 pour ramener les budgets locaux à un niveau proche de l’équilibre». En revanche, les dépenses de fonctionnement ralentissent: «la masse salariale augmente moins vite (+2,4% après +2,9% en 2010), en raison principalement du gel du point fonction publique et de la fin des transferts de personnel. Enfin, le rythme d’évolution des prestations sociales reste soutenu (+3,5% après +6,8% en 2010)».

(1) Insee Première n° 1400 - mai 2012 (premier lien ci-dessous).
(2) Dépenses et recettes des collectivités locales (S13131, en milliards d'euros), à télécharger avec le second lien ci-dessous.

 

Liens complémentaires :

 

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Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Lire
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