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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 09:30

 

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Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net


L’Allemagne est présentée comme un exemple exceptionnel de croissance économique et de lutte contre le chômage dans le contexte actuel de crise mondiale. En réalité, derrière le « miracle allemand », se trouve la veille recette capitaliste consistant à intensifier l’exploitation que subissent les travailleurs.

Les chiffres qui ont fait la une des gazettes indiquent qu’en 2011 ont été créés en Allemagne 535 000 emplois par rapport à 2010, faisant descendre le taux officiel à 6,8%, selon l’Agence fédérale pour l’emploi, le taux le plus faible depuis la soi-disant réunification.

Dans ce contexte de crise capitaliste mondiale, avec un impact particulier sur le niveau de chômage dans l’espace commun européen, les statistiques ont été présentées comme un élément d’un miracle ou, plus précisément, d’une formule dont, de façon explicite ou déguisée, on suggère l’application dans les autres pays qui cherchent une solution à la situation dans laquelle ils se trouvent.

Des spécialistes renommés (il y a toujours des spécialistes renommés qui commentent ces questions) comme un chercheur à l’Institut pour l’Economie mondiale, avec une analyse de marché digne d’une grande entreprise privée, garantissent que, en dépit de la crise, l’Allemagne continue à s’affirmer comme le moteur économique de l’Europe en raison de sa compétitivité en matière salariale et de sa capacité de diversification de ses exportations, notamment vers la Chine (BBC World, 3 janvier).

En réalité, cette prétendue capacité de dépassement/gestion, de la part du système, de ses propres contradictions, est contestée. La contradiction n’apparaît pas avec la même vigueur, mais elle laisse percevoir que de l’opulence des exploiteurs ne tombent même plus, comme il fut un temps, des miettes pour les exploités.

Selon l’économiste Julia Martínez, les statistiques de l’emploi masquent la réalité de la période que nous vivons.Dans un article publié dans Rebelion, la professeur de l’Université centro-américaine dénonce le fait que la base de ce « miracle » est l’ « institutionnalisation et la généralisation de la précarité » présentée sous l’euphémisme de la flexibilisation du marché de l’emploi.

L’ingrédient principal de la recette, en 2011, fut ce qu’on appelle le micro-emploi, c’est-à-dire, la prolifération de contrats temporaires, d’un maximum de 80 heures par mois avec des salaires plafonnés à 400 euros, dénonce-t-elle.

Intensification de l’exploitation

L’an dernier, 7,3 millions de travailleurs se trouvaient dans cette situation, soit25% de la population active, gagnant, en moyenne, 230 euros de revenus mensuels.

Avec 120 euros par tête au titre de la contribution à la Sécurité sociale ou aux fonds de pension, explique encore Martinez, le patronat est à l’origine d’une brutale dépréciation de la rémunération de la force de travail et s’assure de généreuses exonérations fiscales, prévues par ce type de contrats.

Pour le travailleur, il reste à ses frais la contribution volontaire à la Sécurité sociale ou aux fonds de pension, et des revenus de misère, qui, en Allemagne, sont de plus en plus garantis par les aides familiales et les allocations de l’État.

Pour l’État (l’ensemble des contribuables, dans leur majorité des salariés), il reste des milliers de travailleurs pauvres éligibles aux aides, bien qu’ils aient un emploi. A Berlin, un cinquième de la population dépend des aides de l’État pour survivre.

Dans la pratique, ce sont les fonds publics (à travers les prestations sociales et les cadeaux fiscaux aux entreprises) et l’intensification violente de l’exploitation de la main d’œuvre qui soutiennent le « miracle » allemand, conclut-elle.

Dans ce contexte, ajoute-t-elle dans l’article, il n’est pas surprenant que les indicateurs officiels, se référant également à l’an passé, affirment que les revenus des plus riches aient progressé en Allemagne huit fois plus que ceux des plus pauvres (OCDE) ; que se renforcent les inégalités et la pauvreté (Association d’assistance publique), et que les plus touchés par la précarité – femmes et jeunes – ne trouvent pas dans le micro-emploi l’intégration souhaitée vers des emplois à temps plein avec un salaire décent, mais précisément l’inverse (Ministère des affaires familiales, des personnages âgées, des femmes et de la jeunesse).

 

Sur PCF Section Saint Quentin - Ainsne


A lire

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Julia Friedrichs, Eva Müller, Maurice Baumholt. "Deutschland Driteer Klasse - Leben in der Unterschicht" 207 pp - Ed Heyne Taschenbuch septembre 2010

 

 

 

 


Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Allemagne
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:04

 

De la difficulté d’interviewer l’extrême droite

 

Ils subissent (les maires) une rétorsion. Est-ce que c’est démocratique ?” M. Le Pen le 25 janvier 2011 sur France Inter

Transformer le rendez-vous le plus écouté des matinales d’information radiophoniques en ring de boxe, c’est le pari de M. Le Pen. Un pari tenu dans les studios de France Inter, le 25 janvier 2012. La question n’est pas de faire la leçon aux journalistes (aguerris) qui se sont fait rouler par la vieille technique frontiste, la posture du martyr médiatique. Cet échange révèle tout d’abord que rien n’a réellement changé dans la stratégie du Front National avec les médias, même si on joue des deux côtés la dédiabolisation. Et ensuite qu’il s’avère périlleux de tenir le crachoir à une formation qui utilise la “démocratie”, et l’un de ses piliers, la presse, pour coloniser le débat de valeurs antidémocratiques, tel le rejet, la xénophobie voire le racisme d’État. Les journalistes souvent paresseux se font prendre presque à chaque fois, dans le paradoxe inextricable du Front National. Parti très “représentatif”, qui tout en ayant pignon sur rue, une vaste surface puisque “bankable ” médiatiquement, n’en reste pas moins une usine à haine difficilement contrôlable dans le format des émissions proposées.

Comment extirper en vingt-six minutes le sens de ce que M. Le Pen veut vraiment dire ? Comment figurer réellement ce qui se niche sous les vocables “préférence nationale” ou “retraite à la carte” ? Il faudrait probablement une dizaine d’heures pour faire le tour du premier sujet et presque autant pour arriver au bout du second. Or, ce matin du 25 janvier 2012, pour évoquer les concepts du Front national, parti d’extrême droite rassemblant dit-on un votant sur cinq, nous aurons une petite trentaine de minutes. Derrière une simple question de temps se cache toute la difficulté de l’éclairage politique dans la “démocratie”.

Se profile aussi une autre problématique. Selon quelques commentateurs, blogueurs et spécialistes (de gauche), le seul moyen de sortir du piège de l’extrême droite consiste à abandonner la « diabolisation ». Cette mise au ban organisée par les bobos bienpensants, insensibles à la souffrance du “populo”, premier réceptacle aux idées du FN. Ce qui pourrait se décrypter autrement : les classes moyennes et populaires blanches ont un problème avec l’immigration africaine, il faut faire quelque chose. Ou bien (plus raide), ils sont un peu xénophobes, on les canalise comment ? Les non-dits sont cruels en “démocratie”, et ce type d’accommodation de langage ne circule qu’en circuit fermé et privé.

D’ailleurs concernant la dédiabolisation, sur ces mêmes antennes de service public, le 19 janvier 2012,  W. de Saint-Just, conseiller en communication pour M. Le Pen, confiait que le principal objectif du Front National était, selon ses propres termes, “la dédiabolisation”. On s’étonnera, peut-être (ou pas), de cette convergence entre débatteurs, experts, journalistes  (certaines fois de gauche) et membres influents du parti d’extrême droite. On soutiendra bien évidemment qu’il ne s’agit pas de la même “dédiabolisation”… A moins d’une confluence, si ce n’est idéologique, d’intérêts…

L’esclandre du 25 janvier 2012 sur France Inter a une saveur particulière, puisqu’on peut déceler à chaque instant de l’interview la façon dont M. Le Pen monte doucement dans les tours pour atteindre, à la toute fin, le climax de sa (fausse) colère. Un story-telling bien mené, d’abord sur sa difficulté à obtenir les signatures nécessaires à sa candidature à la présidentielle. Une brimade supplémentaire de l’“établissement”. D’ailleurs elle gratifiera une question de T. Legrand sur sa légitimité, puisqu’elle peine à trouver ses parrainages, d’un cinglant “c’est n’importe quoi ce que vous dites”. “Je suis une femme libre” pérorera-t-elle quelques instants plus tard, un ton au-dessus. C’est B. Guetta qui essuiera la plus douceâtre des vacheries suite à une remarque sur le soutien du FN au régime de B. El-Assad, “Mais où avez-vous lu ça ? Dans un Carambar ?”. S’ensuivra un feu d’artifice d’invectives (et une menace de diffamation) après l’évocation de F. Chatillon pro-Syrien (proche du FN) par P. Cohen. “Et votre boulangère qu’est-ce qu’elle pense de la Syrie ?” lancera-t-elle, l’ire à son comble, aux journalistes après la fin de l’émission, considérant peut-être que l’ambiance n’était pas encore assez plombée. Tout ceci formidablement interprété, la morgue tout en maitrise.

Ce qui aura échappé aux journalistes dans la tourmente, c’est que M. Le Pen reprend quasiment mot à mot les arguments d’A. Soral sur la Syrie, en particulier concernant le “double jeu du Qatar”. Un auteur, ex-membre du FN, qu’elle potasse et écoute assidument… Si l’on en croit les ouvrages qu’elle exhibe sur son bureau.

M. Le Pen réussit l’invraisemblable. Squatter le système médiatique, rouler les journalistes, et continuer de faire comme si elle figurait hors du champ. Une virginité sans cesse renouvelée par le paradoxe des mass media, à la fois pilier du modèle de  “démocratie libérale” servant la soupe à une formation qui ne la respecte pas, et en même temps si friand de cette nouvelle égérie électorale. Car le FN et M. Le Pen font comme si, brimés par l’industrie de l’information, ils étaient parvenus à rassembler potentiellement 20 % des électeurs par le seul effet du bouche à oreille et d’une campagne alternative hors des grandes chaines. Par un mouvement spontané d’adhésion aux thèses nationales et xénophobes. De la belle mythologie.

Quant aux intervieweurs ils sont à la fois complices et victimes : valser avec les démons comporte quelques menus désagréments…

 

Vogelsong sur Piratage(s)

 

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : L' actualité en débats
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:46

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Philippe Spitz, Président de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, adresse ce jour une dense et conséquente lettre ouverte aux élus d'Alsace ainsi qu'à tous les Alsaciens :


Extrait :

"Que ferons-nous si nous n’avons plus de commerce de proximité…

Dans mon village de 2 800 habitants, à Weitbruch, entre Brumath, Haguenau et Bischwiller, nous avons deux boulangeries, une boucherie et une Coop. Nous sommes enclavés, nous n’avons pas de gare, un service de bus anémique et nous avons perdu notre Poste il y a 3 ans.

La Coop n’est pas rentable mais de peu, nous dit-on ! Mais qu’est-ce que la rentabilité ? Nombre de personnes âgées viennent y faire leurs courses, nombre d’autres gens aussi d’ailleurs. Chantal, Clarisse et Sylviane nous y accueillent avec convivialité. Elles sont un lien social fort, elles donnent des nouvelles de chacun, s’inquiètent quand quelqu’un ne vient pas, propose des produits locaux, sont à l’écoute de chacun. La rentabilité de notre région n’est-il pas aussi le lien social qui nous réunit ? Dans ce monde si troublé ces jours ci et dans un proche avenir, dans ce changement de société qui se déroule devant nos yeux, devant ces bouleversements économiques dont nous sentons bien que nous n’avons pas de prise, la rentabilité économique n’est pas toute la solution. Sachons réinventer ce que nos aînés ont déjà réalisé il y a un siècle.

Comme dit mon amie Huguette Dreikauss : « Que veut-on ? C’est vrai ! On peut laisser les personnes âgées chez elle, toutes avec une perfusion. Elles n’auront plus besoin alors de magasins de proximité. Mais qui leur parlera alors ? Et qui les écoutera. » Une dame aussi m’a dit « Si on sauve la Coop, on sauve le monde…! »Cette femme avait compris que l’enjeu de la Coop dépasse la Coop. Le comprenons nous aussi ?

Si notre coop disparaît, alors nos deux boulangeries et notre boucherie disparaîtront aussi ! Car personne n’ira faire ses courses ailleurs et ne reviendra au village, à la boulangerie et à la boucherie pour compléter ses emplettes. Est-cela que nous voulons ?


Alors notre village enclavé déjà deviendra un village dortoir, une belle endormie sans liens sociaux, sans lieu d’échanges, sans lieu de vie, sans lieu qui structure. Il en est ainsi de nombre de villages ou de quartiers alsaciens. Est-cela que nous voulons ?

Si nous sommes légitimes pour porter ce combat, 

- c’est aussi parce que nous voyons le profond émoi et le fort désarroi suscités par la disparition d’un emblème du mouvement coopératif, une idée forte et typiquement alsacienne,
- c’est aussi parce que nous voyons la forte inquiétude des salariés du Groupe Coop et le tourment que ressentent les nombreux fournisseurs et entrepreneurs régionaux,
- c’est aussi pour marquer notre préoccupation morale engendrée par la disparition des Coop ou leurs changements d’enseigne, et lors, le problème posé en termes de déséquilibre des territoires et de désertification des communes et des quartiers.

Nous déclarons que nous voulons un groupe Coop fort,  

- pour que l’utilisation citoyenne et la répartition des résultats de cette coopérative se fasse dans le tissu économique alsacien,
- pour que cette coopérative puise dans les bénéfices de ses grandes surfaces pour entretenir ses magasins de proximité,
- pour que cette coopérative privilégie les fournisseurs régionaux et les entrepreneurs locaux,
- pour que cette coopérative apporte une facilité d’accès et une proximité, et de ce fait de fortes économies de déplacement,
- pour qu’elle nous donne la possibilité d’acheter des produits locaux dans un espace primordial de convivialité et de rencontres..."

La suite de la lettre s'articule autour des trois questions suivantes :


- Où sont les sociétaires ?
- Où sont les alsaciennes et les alsaciens ?
- Où en est le groupe Coop ? Et son devenir ?

 
avant d'en appeler au sursaut solidaire des Alsaciens, des élus et des collectivités locales et territoriales, hors tous clivages politiques, pour une réflexion oecuménique sur un avenir commun, et de solliciter en urgence un entretien en ce sens avec les grands élus...

Lire l'intégralité de la lettre ouverte sur le site de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace : ---> COOP !

Posts publiés précédemment sur le même sujet :
Coop Alsace : faites vos jeux !
Ch'aime la Coop !
Manif pour sauver la Coop
GDK à la rescousse !
Touche pas à ma Coop !

 

  Sur stierkopf.over-blog.com

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Social
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