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Réflexion Politique

Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 10:56

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Ma proposition :


Je propose la création d'une commission composée de 3 tiers* qui pourrait être nommée "Compréhension, réflexions et propositions suite à l'abstention ou vote pour le Front National des citoyens de milieu populaire vivant en cités HLM, en Zones rurales ou dans les quartiers populaires suite aux élections municipales de 2008, européennes de 2009 et régionales  de 2010" afin d'appréhender dans les meilleures conditions la présidentielle de 2012 et d'apporter des propositions réalistes et crédibles au projet du Parti Socialiste qui pourront changer concrètement la vie de ces citoyens . Ces citoyens dont une bonne partie survit de génération en génération.

 Une question à se poser : Pourquoi des citoyens de milieu populaires déçus pour diverses raisons du ¨Parti Socialiste préfèrent-ils voter pour le Front National au lieu de Lute Ouvrière, le NPA, le POI quand il se présente ou le Front de Gauche au premier tour des élections? 

Nous aurons besoin du vote massif des classes populaires pour gagner cette élection. Ne pas connaître à nouveau  le cauchemard du 21 avril 2002. Il ne faudrait pas que notre alliance avec les écologistes fasse minorer le mal de vivre des habitants en difficulté de notre pays dans le programme commun de la présidentielle au profit majeur de l'environnement et des questions de société.

*Les 3 tiers :

- le premier : les élus socialistes

- le deuxième : des experts (sociologues, politologues....), des représentants des associations de locataires et caritatives ainsi que du Mouvement d'Education Populaire.

- le troisième : des militants du PS issus du milieu populaire

 

Ce qu'il nous faut impérativement faire : Redonner envie aux classes populaires de voter à nouveau pour le Parti Socialiste

 

Une citation de Léon BLUM :

“On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire “bah, c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerons rien”, à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité et de solidarité qui vit en nous”.

 

Nous constatons qu'à chaque élection depuis les années 90, les classes populaires abandonnent, se désintéressent du Parti Socialiste. Ces citoyens désespérés, se sentant trahis de promesses sur l'emploi non tenues quand nous avons gouverné, déçues de ne pas voir leur vie changer concrètement avec la gauche se réfugient dans l'abstention ou votent pour les extrêmes dont celui , hélas, du Front National (un exemple :  le résultat du FN dans le Nord-Pas-de-Calais ces dernières élections). Nous ne devons pas ignorer qu'une bonne partie de l'électorat du FN est originaire des classes populaires.

Ce sont les classes populaires qui souffrent le plus si on compare aux autres catégories sociales de cette crise économique qui date des années 70-90. Pour mémoire, souvenons-nous déjà à cette époque des fermetures d’usines, les crises de la sidérurgie, du textile, la mine, l’agriculture, la pêche, les chantiers navals, la métallurgie et autres secteurs ainsi que le début de la robotisation et l’informatisation des emplois d’exécutant que pouvaient exercer les salariés de faible niveau scolaire ou peu qualifiés. Ce sont toujours  les premières victimes du libéralisme et du capitalisme financier. Nos réponses ont souvent été des réponses qui ne donnaient pas un grand espoir en l’avenir pour ces citoyens : contrats aidés, emplois précaires, le RMI,…C’est sur l’emploi que les classes populaires nous attendent concrètement. Le mot autodidacte a disparu du monde professionnel car aujourd’hui en entreprise si on n’est pas diplômé, l’avenir est bouché. La promotion sociale des salariés peu qualifiés, peu diplômés doit devenir une réalité et non des intentions, des promesses du gouvernement et du MEDEF.

Notre Parti a obligation, le devoir d’ émettre des propositions réalistes et concrètes au mal de vivre des classes populaires et des citoyens de condition modeste : les habitants des cités HLM, des villages ou des quartiers populaires. Ces ouvriers, employés, salariés précaires, érémistes, jeunes en difficulté, agents de maîtrise inquiets, personnes en invalidité, handicapés, chômeurs, SDF, les citoyens en difficulté.

Cette population confrontée sans cesse au mur de l’argent, usée par les soucis financiers et n’ayant aucune perspective d’évolution sociale que par l’emploi, le travail car ne possédant pas un patrimoine financier, foncier, immobilier ou un réseau de relations ou un niveau d’études universitaires ou de grandes écoles pour compter changer leur vie à eux et leurs enfants.

 Pour rappel, les ouvriers et les employés représentent 60% du nombre de salariés de notre pays.

 

Les élections et les classes populaires

 

Une question se pose avant la présidentielle 2012 : pourquoi les classes populaires ne nous font-elles pas confiance lors du vote à l’élection présidentielle?

En effet, lors des 2 dernières élections présidentielles, les citoyens des classes populaires en bonne partie se sont abstenus ou ont voté aux extrêmes (2002) ou SARKOZY (2007).

- La Présidentielle 2002 :

En mai 1981, François Mitterrand rassemblait 74% du vote ouvrier , en avril 2002, notre candidat à cette présidentielle Lionel JOSPIN n’en captait que 13% (Source Eric MAURIN, article du Monde daté du 21/11/2005).

Pour rappel : il a fallu l’intervention de Pierre MAUROY au début du mois d’avril 2002 , à trois semaines du premier tour, pour prévenir Lionel JOSPIN que la classe ouvrière existe toujours”. C’est dans une interview du 5 avril 2002 au Parisien que Pierre MAUROY rappelle à notre candidat Lionel JOSPIN que les termes “ouvriers” et “travailleurs” ne sont pas” des gros mots”.

- La Présidentielle 2007 :

Le vote des citoyens des classes populaires pour notre candidate Ségolène ROYAL a été plus une volonté de rejet, de contrer Nicolas SARKOZY. Sinon comment expliquer ensuite le fort taux d’abstention de ces habitants aux élections législatives 2007.

Pour rappel, les ouvriers n’ont voté qu’à 49% pour Ségolène ROYAL. De la même façon, elle ne recueille que 49% parmi les employés. (Source Jérôme JAFFRE, directeur du CECOP, chercheur associé au CEVIPOF)

Notre Parti n’a pas le droit de laisser les autres partis être les seuls par démagogie, populisme ou parfois sincérité (le PCF) s ‘approprier le droit de représenter par leurs propositions les classes populaires et les citoyens de condition modeste. Nous devons être offensifs sur ce sujet, une obligation au vu de notre histoire.

Le Parti Socialiste doit être partie prenante dans les mouvements sociaux : étudiants, lycéens, sidérurgie, automobile, métallurgie certes mais il doit être présent dans les cités HLM et aussi auprès des caissières, employés de commerce, employés de services qui eux n’ont pas de moyens pour se défendre.

 Le Parti Socialiste doit certes avoir une vision intellectuelle de la société avec la participation de philosophes, historiens, sociologues, chercheurs, urbanistes, universitaires, journalistes, intellectuels aidés de spécialistes d’instituts de sondages mais se doit aussi avoir une vision de proximité de la société avec ses élus locaux, la consultation des militants de base sur des thèmes importants, la coopération du secteur associatif, du mouvement d’éducation populaire, des syndicats de salariés et paysans, de l’économie sociale et des patrons de progrès.

 

  

5 sujets sur lesquels notre Parti devrait travailler sur ce thème  :

 

 1 - La jeunesse de milieu populaire ou de condition modeste des quartiers populaires, des cités HLM et des villages.


L’avenir de cette jeunesse ne peut pas être , ne doit pas être l’échec scolaire , le chômage, l’ennui, la solitude, ,la drogue, l’alcoolisme, les difficultés de se soigner et avoir un logement, devenir pour certains délinquants.

Notre Parti doit pouvoir proposer à cette jeunesse de parents ouvriers, employés, salariés précaires, chômeurs ou en invalidité un véritable espoir dans l’avenir et de faire confiance au socialisme démocratique pour changer leur vie.

Nous devons construire un projet ambitieux digne de Léo Lagrange ce grand Homme du Front Populaire, avec les associations de mouvement d’éducation populaire, des fédérations sportives, les associations d’insertion des jeunes, les associations de prévention contre la toxicomanie, etc …

 

 2 – La pauvreté


La pauvreté est intolérable pour nous socialistes.

Nous devons organiser une conférence nationale avec les associations caritatives et de chômeurs (Secours populaire, secours catholique, ATD Quart-monde , Emmaüs, APEIS, MNCP, …) afin de les écouter et faire des propositions ensuite.

Montrer au pays que la lutte contre le chômage, la pauvreté, l’exclusion, la précarité et la misère sera une de nos priorités dans notre projet et que nos réponses ne seront pas la charité et le mépris (le bouclier fiscal, le comportement du gouvernement, un président bling-bling, réduction du budget logement, ….) qui sont celles de la droite.

Les réponses "Restos du coeur" ou le RMI n'étaient pas dignes d'un gouvernement de gauche.

Nommer un secrétaire national au PS à la pauvreté, à l’exclusion et à la précarité doit être une nécessité .

 

 3 – Les habitants des cités HLM


Organiser une conférence nationale avec les associations de locataires. Notre Parti doit écouter les habitants des « HLM » , et trouver les réponses réalistes et concrètes à leur mal de vivre : les habitants souffrant de diverses discriminations, des immeubles mal entretenus, les problèmes d’ascenseurs et de nettoyage, le bruit, l’ennui des jeunes, la pauvreté, les difficultés pour leurs enfants d’avoir un appartement, les soucis avec les locataires souffrant de troubles du comportement que l’Etat abandonne, problème identitaire pour un certain nombre de citoyens, la délinquance, la drogue ce fléau qui cause tant de soucis aux habitants et à leurs enfants, les services publics se réduisant, l’insécurité, une protection sociale de plus en plus menacée, les difficultés de transport,le droit à la culture/aux loisirs et au sport, ne pas pouvoir se soigner correctement, l’emploi qui diminue pour ceux qui n’ont pas ou peu de qualification ou sont en situation d’échec scolaire …….

Un audit de chaque quartier sera réalisé avec les associations et diverses institutions sans ignorer la participation des habitants qui y vivent. Un plan adapté à chaque quartier sous l’autorité d’un sous-préfet sera mis ensuite en place avec les moyens financiers, humains et matériels avec un comité de suivi dont les habitants composeront le tiers de celui-ci.

 

4 - L’emploi -


Tous les citoyens surtout de milieu populaire n’ont pas la chance pour diverses raisons souvent financières de pouvoir suivre des études. Tout le monde ne naît pas avec un cerveau "Bac+5" ou a la chance de pouvoir suivre des études Les classes populaires pour diverses raisons s'arrêtent en général au collège ou au lycée. Nous devons réfléchir globalement au problème de l'emploi mais aussi à l'échec scolaire (150 000 jeunes en échec scolaire chaque année) qui engendrera pour certains jeunes la pauvreté,  la délinquance, le chômage et les petits boulots, le travail au noir et donc sans protection sociale, le trafic de drogue, la toxicomanie.

Le parti Socialiste doit répondre à ces 4 questions primordiales  :

1 - Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d’entreprises, aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, au toujours plus des gros actionnaires, les paradis sociaux,  à l’informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu’ils auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie des RSA, employés précaires ou à temps partiel,  employés CESU, salariés pauvres, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?”
2 - Comment mettre en adéquation en France l’intérêt du consommateur de payer le moins cher ses produits et la sauvegarde de l’emploi du salarié?

3 – Quelles mesures concrètes et visibles par les salariés ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres moyens  face aux licenciements boursiers ? Peut-on accepter en tant que socialistes ce scandale de profits records avec des suppressions d’emplois ?

4 – Comment défendre et développer notre appareil industriel qui se réduit de plus en plus dans le contexte économique mondial ? Notre pays n’est pas condamné à ne vivre que du tourisme, des produits de luxe et des emplois de service.

 

Nous devons aussi réfléchir aux conditions de travail des salariés qui exercent un emploi d’exécutant. Les conditions de travail (le respect du code du travail, la pénibilité, la souffrance au travail, le mépris, l’exploitation, le stress, la promotion sociale des salariés exécutants, la sécurité, l’inorganisation des entreprises, les accidents du travail) qui concernent aussi tous les salariés ne doivent pas être ignorées . Une attention particulière, à mon avis, devra être  portée vis-à-vis de la situation professionnelle des employées de maison, des gardes d'enfants, des agents de sécurité, des déménageurs, du personnel de nettoyage, des livreurs de restauration rapide, employés de restauration, des coursiers ...

Une réflexion s’impose aussi  sur les marchés publics. Les élus ou des responsables des services publics  (SNCF, Offices publics de l’Habitat,….) , voulant donner une image de gestionnaire rigoureux, ont trop souvent tendance à choisir leurs  prestataires sur des critères uniquement financiers et sans aucune considération des aspects sociaux et des conditions de travail. Ils sont complices d’un nouvel esclavagisme et de l’exploitation des salariés dans les secteurs comme le nettoyage, les agents de sécurité,le  bâtiment, etc … . Peut-on avoir ce comportement au 21ème siècle surtout si on est de gauche ?

  

5 – La politique et les classes populaires, les citoyens de condition modeste


Notre Parti doit privilégier sa prochaine campagne d’adhésion en direction des cités HLM, des quartiers populaires et des villages. La dernière campagne a vu affluer en majorité des citoyens diplômés , de milieu favorisé par leur emploi et origine sociale. Un certain équilibrage sociologique s’impose.

Notre Parti doit faire un effort pour s’ouvrir aux citoyens des classes populaires en améliorant les conditions d’accueil des adhérents. Une large campagne d’adhésion doit être menée non seulement par Internet, mais d’autres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens n’ont pas un ordinateur ou s’ils en possèdent un ne vont pas systématiquement vers les sites politiques. Selon le CREDOC, 24% des ouvriers et 13% des non diplômés sont connectés à Internet.

Un effort sur la communication doit être fait. Là aussi, Internet ne doit pas, ne peut pas vis-à-vis de cette population être le seul outil.


Notre Parti a nécessité de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui n’ont pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études d’acquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, d’exercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.


La MJS doit aussi s’ouvrir vers l’autre jeunesse, celle qui ne vient pas des universités ou des grandes écoles, mais celle qui vient des quartiers populaires, les jeunes salariés (agents de sécurité, caissières, manutentionnaires, employés libre service,…) , les jeunes des lycées professionnels, les jeunes suivis par les missions locales, les apprentis ou ceux en contrats de professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours.

 

 

Conclusion


Le PS doit élaborer un projet socialiste qui s’impose face au libéralisme, à la grande bourgeoisie exigeant toujours plus de profits  pour son propre intérêt sur le dos des travailleurs et au capitalisme financier . Celui-ci respectera les valeurs du socialisme démocratique ( changer la vie des personnes défavorisées ou modestes, la justice sociale, l’égalité des chances, la protection sociale  assurée à tous, la transparence, la démocratie, la dignité des employés et des ouvriers, pouvoir se loger pour tous,  la régulation, la liberté, le syndicalisme avec plus de pouvoirs, le devoir d’informer, l’économie humaniste, le partage équitable des richesses, la valeur du travail et donc un emploi avec un salaire décent  pour tous  adapté à ses compétences avec la possibilité d’évoluer professionnellement, la réussite scolaire garantie aux jeunes, le droit  de pouvoir se soigner et l’accès aux  congés (partir en vacances)-loisirs - culture et sport pour tous les citoyens, le civisme, le respect, la tolérance,  la laïcité, la paix, la lutte contre le racisme, le refus de l’humiliation, l’oppression, l’aliénation et le mépris subis par les individus en tant que citoyens, salariés, usagers ou consommateurs, ainsi que  l’honnêteté politique).

 

Ce projet sera connecté à la réalité vécue par nos citoyens, répondra aux aspirations populaires , protégera les services publics, s’adressera au monde du travail, aux populations des quartiers populaires, aux jeunes mais aussi aux adultes, retraités et personnes âgées, à ceux et celles qui souffrent et qui donnera aussi envie aux jeunes des cités HLM et des  villages de militer au Parti Socialiste.

Ce projet  devra tenir compte de notre appartenance à l’Union Européenne et là le PSE a un challenge très ambitieux de préparer dès maintenant les prochaines élections européennes pour les gagner afin de voir une Europe sociale, humaniste, écologique, une économie enfin au service des hommes et des femmes et répondant au défi de l’emploi.

Il ne faudra pas y oublier la mondialisation et on devra être exigeant vis-à-vis de l’Internationale Socialiste pour peser par ses dirigeants sur les décisions de l’ONU, le FMI, l’OMC et autres institutions internationales ainsi que sur le pouvoir financier et ses paradis fiscaux, le pouvoir des multinationales. Une Internationale Socialiste exigera en intervenant dans les diverses institutions internationales pour qu’enfin  le développement économique et la démocratie sur l’ensemble du continent africain deviennent la réalité .

 

Les classes populaires attendent du Parti Socialiste un projet qui saura leur donner espoir en la vie et à l’avenir, que ce parti sache les accueillir et non des discussions sur les primaires comme le souhaitent certains dirigeants et journalistes ou le jeu des alliances qu’ils ne comprennent pas. Ces classes populaires veulent voir les talents du Parti Socialiste s’additionner dans l’intérêt général du PS et de la gauche et ne pas assister à la soustraction, aux divisions qui ne peuvent que renforcer la droite.

 

Ce sont les électeurs qui décident du résultat d’une élection selon un projet, une personnalité et des divers évènements provoqués, manipulés ou pas survenant lors de la période électorale et non le jeu des alliances entre partis. Que de surprises pouvons-nous constater lors de la lecture de l’histoire politique de notre pays.

 

Nous devons gagner aussi la bataille de la communication face à la machine infernale élyséenne de destruction lente du Parti Socialiste d’ici 2012 dirigée de main de maître par Nicolas SARKOZY. Nous devons y réfléchir dès maintenant sinon il sera trop tard. Un effort particulier sera à faire vis-à-vis des classes populaires peu informées sur nos propositions concernant leurs attentes (le chômage, le logement, l’échec scolaire de leurs enfants, l’insécurité, le pouvoir d’achat et une politique de la jeunesse adaptée aux jeunes des petites et grandes cités HLM se situant dans les villes ou les villages), manipulées par les médias et le pouvoir, perturbées par notre fonctionnement (divisions, critiques de certains socialistes du PS, trahison de quelques socialistes par l’ouverture « sarkozienne »).

 

Le refus de certains responsables du PS , une fois le congrès terminé, d'oeuvrer collectivement et de faire preuve de solidarité dans l'intérêt général du Parti Socialiste est un véritable mépris vis-à-vis des classes populaires qui attendent tant de ce Parti pour voir leur vie changer. Ne créons pas un second désespoir à cette population après celui de la gestion du pays par un président plus préoccupé par privilégier le pouvoir économique, le pouvoir financier et les catégories favorisées et aisées.

 

Le Parti Socialiste doit être vu, entendu tout au long de l’année sur tout le territoire du pays  et non que pendant les périodes électorales.

 

C’est en répondant à ces questions parmi d’autres, bien entendu, que nous retrouverons à la prochaine élection présidentielle cet électorat populaire qui nous a manqué en 2002 et 2007.

 

Une  phrase de  Léo Lagrange qui sent si bon le socialisme démocratique:

« L’une des fonctions du socialisme c’est non seulement satisfaire les besoins matériels, mais de retrouver le sens du bonheur ».

 

 Claude BOUCHAFA - militant de la section François Mitterrand Parie 15ème

 

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Réflexion Politique
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 01:32

 

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1. La question du chômage

2. Une proposition face à l’abstention et au vote des classes populaires pour le Front National

3. Une réflexion : L’école de formation du Parti Socialiste : enfin l’égalité réelle des chances pourpouvoir accéder à un mandat électoral national ou un poste à responsabilité au sein des instances dirigeantes du Parti.

 

 

En préambule :

Une population sera très courtisée lors de la présidentielle par tous les candidats : les classes populaires. 

Cette population vivant aussi bien en ville qu’à la campagne,  confrontée sans cesse au mur de l’argent, connaissant le mal de vivre de génération en génération, subissant sans cesse les injustices de la vie, ne possédant pas un patrimoine financier ou immobilier, ni un héritage en vue ou un réseau de relations  pour entrevoir un avenir plus radieux pour eux et leurs enfants et comme le chante si fortement Jean FERRAT dans sa chanson « Ma France : celle qui ne possède en or que ses nuits blanches », doit croire à nouveau au Parti Socialiste pour changer leur vie.

 

Certains intellectuels, universitaires, sociologues ont décidé qu’il n’y aurait plus de classes populaires dans notre pays.

Il y aurait donc, d’après ces gens là, le remplacement de celles-ci par une large classe moyenne (les salariés) encadrée par une classe de personnes fortunées,privilégiées et de l’autre d’exclus (allocataires de minima sociaux, chômeurs, RSA, précaires,….).

Désolé, les classes populaires existent bel et bien. Démonstration :

Qu’y-a-t-il de commun entre un couple (l’homme chercheur ou cadre dans le secteur public ou privé, la femme enseignante ou exerçant une profession libérale) tous deux diplômés à bac +5, propriétaire et futurs héritiers d’un bien immobilier et/ou financier et un couple (lui ouvrier dans une TPE/PME ou agent de sécurité, elle caissière ou employée de maison) tous deux de faible niveau scolaire,  locataire en cité HLM et pas d’héritage en vue pour changer leur vie ?

 

Pour rappel, les ouvriers et les employés représentent environ 60% du nombre de salariés de notre pays, sans compter les chômeurs, les retraités et les divers allocataires issus de ce milieu et en n’ignorant pas aussi les autodidactes.

 

Les classes populaires ne votent pas pour un gouvernement de gauche pour avoir comme résultats : le chômage, un pouvoir d’achat en baisse, la CMU, les restos du cœur, l’emploi précaire ( les TUC, CES …) ou le  RMI mais pour vivre dans la dignité et le respect, pouvoir s’élever intellectuellement, professionnellement, culturellement et financièrement, avoir la perspective d’évoluer socialement pour eux et leurs enfants dans la société, exercer un emploi décent.

 

Un gouvernement de gauche animé par un(e) président(e) issu(e) du Parti Socialiste ne devra pas se contenter la gestion de la mixité sociale (une cité HLM au milieu d’un quartier bourgeois ou quelques bons élèves venant des quartiers défavorisés admis dans les grandes écoles) mais de mener une véritable politique ambitieuse de promotion sociale des classes populaires sur l’ensemble du territoire.

 

 

1 – La question du chômage, la première inégalité de toutes les inégalités.

 

Le chômage, l’emploi précaire, le travail inintéressant exercé par défaut sont pour les classes populaires, pour qui le terme conscience professionnelle a une grande valeur, une véritable humiliation, un mépris, une déconsidération de soi, intolérables et insupportables.

Que peut espérer un enfant pour le futur en naissant, pendant son enfance et sa jeunesse si ces parents sont au chômage ou exercent un emploi précaire?

Vis-à-vis des classes populaires, notre Parti doit se poser cette question primordiale pour ces citoyens : 

« Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d’entreprises et d’usines, aux licenciements boursiers,  aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, au toujours plus de profits des gros actionnaires représentant le capitalisme financier, à l’informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu’ils auraient pu occuper, aux importations non régulées, à la concurrence économique libérale ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie des RSA/RMI, employés précaires ou à temps partiel,  employés CESU, chiffonniers, salariés pauvres, allocataires de minima sociaux, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ? »

Cette question de l’emploi décent, mieux travailler et la retraite devra être la priorité première du programme de notre candidat(e) avec ensuite l’éducation/instruction puis la santé 

Ce chômage qui engendre inégalités, exploitation, individualisme, violence, racisme, pauvreté doit être combattu avec tous les moyens que l’Etat possède Ce chômage qui creuse les divers déficits (caisses de retraite, sécurité sociale, le budget de la Nation,…).

Les réponses sur comment sauvegarder et surtout créer de l’emploi sont certes françaises mais surtout européennes et mondiales.

Notre Parti doit devenir sur ce sujet si important le leader au sein du Parti Socialiste Européen et de l’Internationale Socialiste. Il faut revoir le système économique actuel et qu’il soit enfin dans l’intérêt des hommes et des femmes avec un partage équitable des richesses produites.

 

2 - Une proposition face à l’abstention et au vote des classes populaires pour le Front National.

 

L ‘extrême droite profite du climat de désespérance sociale causée par le chômage, la délinquance, l’environnement de vie, l’insécurité, la pauvreté  un avenir sans espoir,  pour se refaire une santé. 

Nombre de citoyens vivant en cités HLM, en Zones rurales ou dans les quartiers populaires lors des dernières élections depuis 1981 votent pour le Front national ou s’abstiennent de plus en plus.

Nous devons retrouver ces électeurs.

Je propose  à notre Parti de créer une commission composée de 3 tiers* qui pourrait être nommée "Compréhension, réflexions et propositions suite à l'abstention ou le vote pour le Front National des citoyens de milieux populaires".

 Cette commission permettra d'appréhender dans les meilleures conditions la présidentielle de 2012 et d'apporter des propositions réalistes et crédibles au projet du Parti Socialiste qui pourront changer concrètement la vie de ces citoyens. 

Une question est à se poser aussi  : Pourquoi des citoyens de milieu populaire déçus pour diverses raisons du ¨Parti Socialiste préfèrent-ils voter pour le Front National au lieu des écologistes, de Lute Ouvrière, le NPA, le POI quand il se présente ou le Front de Gauche au premier tour des élections? 

Nous aurons besoin du vote massif des classes populaires pour gagner cette élection. Ne pas connaître à nouveau  le cauchemar du 21 avril 2002. Il ne faudrait pas que notre alliance avec les écologistes fasse minorer le mal de vivre des habitants en difficulté de notre pays dans le programme commun de la présidentielle au profit majeur de l'environnement et des questions de société.

*Les 3 tiers :

- le premier : les élus socialistes

- le deuxième : des experts (sociologues, politologues....), des représentants des associations de locataires et caritatives ainsi que du Mouvement d'Education Populaire.

- le troisième : des militants du PS issus des milieux populaires.

 

 

3 -  L’école de formation du Parti Socialiste enfin l’égalité réelle des chances pour les militants issus des milieux populaires.


Cette  nouvelle école de formation du Parti devra accueillir avec un effort particulier  ces militants.

 Le Parti Socialiste doit s’ouvrir concrètement  aux militants qui n’ont pu suivre des études pour diverses raisons dues aux inégalités de destin.

Cette école  de formation  permettra enfin aux militants issus des milieux populaires d’accéder après une formation adaptée (économie,les institutions, l’histoire de la gauche, les techniques de communication,…)  à un poste à la Direction Nationale de notre Parti ou  de pouvoir se présenter à une élection nationale ou européenne.

Cette école aidera, soutiendra ces jeunes militants issus des classes populaires, cette jeunesse qui n’est pas universitaire et souvent oubliée : les jeunes en contrats en alternance, les jeunes apprentis, les lycéens professionnels, les jeunes travailleurs et travailleuses en CDI ou en contrats précaires et les jeunes demandeurs d’emploi afin de leur permettre d’acquérir les connaissances requises pour être des acteurs du Parti Socialiste dans la vie politique de notre pays.

C’est le droit citoyen à ces jeunes qui n’auront pas eu la chance d’étudier au lycée Henri IV ou de poursuivre leurs études à Sciences PO  et qui est confrontée à une autre réalité quotidienne d’être aussi de futurs dirigeants politiques.

Nous socialistes aurons réalisé  ainsi cet équilibre sociologique politique représentant l’ensemble des couches sociales de notre pays au sein d’un parti politique.        

 

Le mal de vivre des classes populaires pris dans sa globalité, pour tous socialistes, doit être un thème aussi valorisant, enrichissant intellectuellement, conceptuel, de réflexion, d’analyse et de propositions que ceux de la recherche, la finance, la culture, l’économie, la liberté, la justice ou les affaires étrangères.

 

Claude Bouchafa

Section François Miterrand Paris 15ème

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Réflexion Politique
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 11:52

 

    

 

 

 

Invité sur BFM TV  dans l’émission de Ruth Elkrief, Jacques Seguéla a démontré une fois de plus qu’à  défaut d’être le grand communiquant qu’il se pense toujours, il n’en gardait pas moins sa capacité à surprendre.

Faisant référence à un récent sondage BVA Gallup pour Le Parisien , Jacques Seguéla, ami du couple présidentiel, s’est cru autorisé à évoquer l’exemple de la  Chine pour critiquer la loi des 35 heures mise en place par Lionel Jospin : "Le salaire moyen d’un chinois est 10% du smic et ils sont heureux". Cette dernière  saillie  d’un « médiocrate » bien en cour, venant après l’apologie de la Rolex  " Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie"  dénote l’insondable d’une pensée qui se targue de conseiller les puissants.

 

Que n’a-t-il lu La face cachée de la Chine, un ouvrage de Jean Marc et Yidir Plantade. paru en 2006. Il y aurait appris le détournement de l’économie chinois par des barons du PC et autres hobereaux de province, une économie principalement tournée vers l’exportation  avec des produits à bas prix empêchant  l’élèvement du niveau de vie des salariés. Une économie où l’unique syndicat autorisé, apanage du parti communiste, est surtout au service de patrons qui  sont aussi  les principaux membres du parti communiste chinois. Une économie où les entreprises étrangères bien installées dans le pays sont progressivement asphyxiées par des pratiques discriminatoires  qui visent à les exclurent du marché national (voir le cas de Danone). Une économie prédatrice détruisant de la valeur dans les pays développés mais aussi dans les pays en développement, comme en Afrique, où la Chine redécouvre les délices de l’économie coloniale basée sur l’exploitation des richesses du sol  avec le concours des élites locales.

 

Quoiqu’il en soit, cette comparaison est  vide de sens. La notion de bonheur est trop polysémique pour devoir se comparer selon les lieux ou les époques. Et si il est toujours tentant d’évoquer l’optimisme des individus par rapport au niveau de vie par habitant, vouloir signifier le bonheur à l’aune des représentations qui gouvernent nos sociétés occidentales ne parait guère devoir être opérationnel dans des pays ou le fait d’être à l’abri et de manger à sa faim est déjà une immense satisfaction, quand bien même celle-ci viendrait d’une exploitation éhontée de la force de travail.

Sans compter que cette comparaison n’est pas sans évoquer telle autre que l’on croyait pourtant datée, celle d'africains heureux et souriants et qui ne pensaient qu’à danser à défaut d’avoir des besoins, puisque que croyait-on, pour manger il leur suffisait de cueillir des bananes !

 

Et pour en revenir au sujet des 35 heures, au-delà de ce discours aux allures néo colonialistes faut-il rappeler à Jacques Seguéla que la croissance  est avant tout, à productivité égale, l’accroissement de la richesse d’un pays mesuré par sa valeur de la production sur une année. Que le différentiel en temps d’activité annuelle entre travailleurs Allemands et Français n’est que de 2 heures, qu’il est loin de suffire à établir ces comparaisons douteuses dont la droite française et certains esprits bien pensants se font l’écho à longueur de médias.

 

Le pessimisme des Français évoqué dans le sondage BVA Gallup est aussi le reflet d’une situation économique dans un contexte de salaires stagnants là où les prix des consommations courantes ne cessent d’augmenter.

Ce pessimisme est d’autant plus grand qu’il ne peut être contrebalancé par des perspectives positives d’avenir . Les prédictions des économistes sont sombres, le chômage de masse est devenue une donnée structurelle, l’école républicaine ne joue plus son rôle d’ascenseur social. Et cerise sur le gâteau, la construction de l’Europe qui paraissait à beaucoup comme une sortie par le haut face aux avatars d’une mondialisation des échanges, est aujourd’hui en berne.


Que Jacques Seguéla puisse  par ailleurs affirmer publiquement qu’il ne faut pas « mélanger économie et politique »  a de quoi inquiéter plus d’un, non pas tant par l’insipide de ses propos que par le fait que de telles contre vérités puissent aujourd’hui avoir droit de cité.

Dans les miasmes du  relativisme ambiant qui nous gouverne, le politique est une notion qui tend  hélas à se replier dans les recoins de l’intime. Comment s’en étonner, lorsqu’on sait que ce qui fait société aujourd’hui est aussi le reflet d’une logique qui réduit l’individu à ses conduites de consommateur.

 

Francis Alexis HAMMER

 

 


Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Réflexion Politique
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