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Société

Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 07:49

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L’état californien doit faire face à la crise des retraites du secteur public. Un économiste de l’université de Northwestern estime qu’environ vingt états américains seront dans l’impossibilité de payer leurs retraités d’ici 2025.

 

Retraite : La capitalisation s'impose pour améliorer l'ordinaire de la répartition


Le problème est sérieux. Calpers (California Public Employees’ Retirement System), le système qui gère les retraites des employés du service public en Californie, n’aura bientôt plus assez d’argent pour verser les retraites. Employés municipaux, enseignants de la primaire à l’université, juges ou encore pompiers, ce sont plus de 1,6 millions d’employés et leurs familles qui sont concernés, puisque Calpers sert aussi d’assurance maladie pour les employés en activité. Considéré comme le plus gros système de retraite public aux États-Unis, Calpers gère 208 milliards de dollars d’avoirs.

Le compte n’y est pas

 Le système est victime d’une double dérive dont les effets dévastateurs s’additionnent aujourd’hui. D’une part, les employeurs publics n’ont pas abondé le système autant qu’ils auraient dû au cours des dernières années. Pour éviter d’augmenter les impôts ou de supprimer des services à leurs administrés, ils ont préféré une solution moins visible aux yeux du public : contribuer a minima aux fonds de pensions de leurs employés. D’autre part, les gestionnaires de ces fonds tablaient sur des retours annuels élevés qui se sont évaporés avec la crise financière. Mathématiquement, le compte n’y est pas.

Revoir à la baisse les retraites des employés déjà en poste

 La première réaction est de proposer des retraites moins généreuses aux nouvelles recrues. C’était un des messages du dernier discours-bilan du gouverneur sortant, Arnold Schwarzenegger. Mais les experts estiment que ce ne sera pas suffisant pour sauver le système. D’après eux, il va falloir revoir à la baisse les retraites des employés déjà en poste. Toute discussion pour réformer les retraites du service public causera une montée au créneau des syndicats, plus présents dans la fonction publique que dans le privé aux États-Unis.

Les employés publics américains ne jouissent pas nécessairement de la sympathie du grand public. En effet, dans le privé, les entreprises ont coutume de renégocier les termes (ou d’imposer de nouveaux termes) contre les intérêts de leurs salariés, y compris en matière de retraites ou de couverture médicale. Les employés du privé ne sont généralement pas enclins à soutenir les avantages acquis des employés du public. Ainsi, 76 % des Californiens récemment interrogés par le Public Policy Institute of California jugeaient que « les sommes d’argent dépensées dans le système de pension des employés publics est un problème ».

Un enjeu politique

Parallèlement, l’assemblée californienne est dans l’impasse depuis le 1er juillet. Elle n’a toujours pas voté le budget car les Républicains et les Démocrates n’arrivent pas à trancher entre de nombreuses réductions des services et l’augmentation des impôts pour combler un déficit de 19 milliards d’euros. Or, le gouverneur républicain a juré de ne pas signer le budget final s’il n’était pas accompagné d’une réforme de la contribution de l’état au financement des retraites.

Le gouverneur estime que ses propositions pour réduire les retraites des employés publics devraient économiser 74 milliards de dollars dans les 30 prochaines années. Il propose notamment de demander aux employés publics de travailler plus longtemps et de contribuer plus qu’ils ne le font aujourd’hui.  

 

Pour cette année, la contribution de l’état de Californie à Calpers pour le financement des retraites s’élève à 3,9 milliards de dollars, contre 145 millions de dollars il y a dix ans.  

 

Sur Miroir Social

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Société
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 12:05

 

Y-t-il une instrumentalisation des problèmes de l'équipe de France pour véhiculer des idées racistes ?

 

« Racailles », « cités », « racisme anti-blanc »… Les problèmes des Bleus ne sont-ils pas instrumentalisés par les politiques et les intellectuels ? C’est la question qu’a posé StreetPress dans les couloirs de l’Assemblée.


1. Les faits

L’équipe de France est éliminée avec pertes et fracas du Mondial sud-africain. Mais plus que les performances sur le terrain des Bleus, c’est le comportement extra-sportif des joueurs de l’équipe de France qui est pointé du doigt. On les accuse d’être des racailles, des enfants pourris gâtés quand ils ne deviendraient pas des racistes anti-blancs.

2. Le contexte : Des sites d'extrème droite à Marianne en passant par les intellectuels, des visions très politiques

« racailles et pègre » Le site d’extrême droite Novopress parle de l’équipe de France comme d’ « un mélange de racailles et de pègre » et n’hésite pas à affirmer que « de nombreux joueurs ont dit haut et fort qu’ils étaient plus attachés à leurs racines africaines qu’au maillot français ».
Un journaliste anonyme se demande donc si « la majorité des Bleus sont des saboteurs avec leur obsession à jouer… contre leur camp ? »

« apartheid » Les site Fdesouche et Nationpress font de Yohan Gourcuff l’égérie de leurs idées en le présentant comme une victime de « l’apartheid de l’équipe de France » tandis que l’hebdomadaire Minute titre en une de son édition de mercredi « Le kärcher pour cette racaille ».

Racisme anti-blanc Mais il n’y a pas que l’extrême droite qui superpose ses fantasmes aux problèmes de l’équipe de France. Le respectable Pierre Ménès se demande dans un billet daté du 16 juin « s’ils n’ont pas eu la peau Gourcuff parce que trop blanc ». L’hebdo de gauche Marianne parle de « petites frappes de banlieue », « d’analphabètes » et de « morveux empreints de morgue  » avant d’affirmer: « les Huns sont de retour ».

Comportement de racailles Plusieurs commune, comme Vincennes (94) ont annulé la retransmission sur écran géant de France-Afrique du Sud, mardi. Dans le Pas-de-Calais, David Hecq, le maire de Anzin-Saint-Aubin , s’est justifié, dénonçant « un comportement de racailles de certains membres de l’équipe de France qui se conduisent comme de sales garnements qui insultent leur coach avec une rare violence ».

Voyous des cités Les intellos aussi, à commencer par Alain Finkielkraut, causent foot et politique… Dix minutes d’interview dans le journal du matin de France Inter pour Finkielkraut, pour expliquer que les joueurs sont des « petites frappes », des « voyous » qui véhiculent un « esprit des cités », « des gens qui se foutent de la France », incapables de s’exprimer « dans une langue à peu près compréhensible »… appelant enfin l’ensemble des Français à « regarder la réalité en face » et à un « sursaut ».


Minute titre en une de son édition de mercredi « Le kärcher pour cette racaille » 

Finkielkraut dénonce un « esprit des cités »


3. La question de StreetPress

Il y a t-il une instrumentalisation des problèmes de l’équipe de France pour véhiculer des idées politiques?

4. La réponse des députés

« Y’a évidemment une instrumentalisation », commence Noël Mamère (Verts – Rhône Alpes). « Y’a pas de racailles, y’a pas de génies », rebondit Henri Emmanuelli (PS – Landes), comme pour détendre l’atmosphère.

Mais tous les élus voient les déboires des Bleus à l’orée de leur vision de la France. Impossible de s’en détacher :

Ainsi à gauche, Emmanuelli (PS) s’explique le désordre par « l’argent » qu’on « a laissé devenir le seul maître et le seul juge. On voit le résultat : on a une poignée d’enfants gâtés qui se conduisent comme des enfants gâtés ».

A droite, le chiraquien Patrick Ollier veut « en rester » à l’équipe de France « blancs, blacks, beurs… C’était le symbole de l’unité nationale ». Et Nicolas Dupont-Aignan (Divers droite – Essonne), en bon opposant à Sarkozy dans les rangs de la droite: « La racaille, elle est à tous les niveaux de l’Etat ».

Le villepiniste Hervé Mariton (UMP – Drôme) voit lui une France apaisée : Certes, « ils disent une part de tension de la société française » mais « la France heureusement n’est pas une France de racailles ». Ouf.


Noël Mamère: « Y’a évidemment une instrumentalisation »

 Hervé Mariton: « Ils disent une part de tension de la société française »


Source: Manuella Ancaert et Benjamin Farhat  StreetPress

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Société
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:49

 

Retraite à 62 ans : le sarkozisme c'est le retour à Germinal

 

Bruno-Roger-Petit.jpg-photo.jpgCette « réforme des retraites » illustre, s'il en fallait encore une preuve, que le régime actuel est bel et bien engagé dans un combat idéologique sans merci contre l'héritage républicain né de 1789. Les Français ne sont pas face à un président qui ne leur fait perdre que du temps, comme le pense notre camarade Thomas Legrand de France Inter, non, la réalité est bien pire.

Ce pouvoir a une apparence: un quarteron de ministres issus de la télé-réalité. Il a une réalité: un groupe de réactionnaires partisans, ambitieux et fanatiques (non, ça n'est pas l'appel du 18 juin).

 

Je ne veux pas développer ici toutes les raisons pour lesquelles cette nouvelle « réforme » est profondément, totalement, insupportablement injuste (même si l'on constate qu'il se trouve cependant des journalistes pour estimer qu'elle est formidable car il fallait rassurer les marchés) je préfère insister sur un point, ô combien révélateur de la philosophie politique qui inspire l'actuel régime.

On sait que les spécialistes de la question n'ont de cesse d'évoquer l'inégalité qu'engendre le système actuel compte tenu de la pénibilité du travail propre à certaines professions. L'actuel président et son gouvernement avaient promis d'intégrer cette dimension de la question dans la réforme promise. Quel en est le résultat? Une horreur.

 

Le régime actuel veut maintenir le départ à 60 ans pour les 10.000 salariés dont l'usure professionnelle sera avérée par une incapacité physique égale ou supérieure à 20%. A première vue, cela semble généreux, mais en fait, cela signifie que ceux qui exercent un métier pénible pourront partir en retraite à la condition d'être en partie incapables, donc invalides, donc malades. Il faut bien mesurer la portée de cette mesure pour ce qu'elle dit de la nature profonde de ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Reconnaître un droit à la retraite uniquement pour cause de maladie, d'invalidité, représente un recul social considérable. C'est le faire-part des acquis de 1936, 1945, 1981 qui est ainsi dressé. Mépris des hommes, mépris du travail, mépris de la justice sociale, c'est le retour à Germinal.

 

Cela signifie que l'actuel pouvoir estime que le monde du travail est déconnecté de cette part de l'humanité qui peut jouir de la vie. Pour cette droite-là, l'être humain qui appartient au monde du travail est d'abord et avant tout un contributeur de production au service des puissants. Ainsi se démasque cette droite profonde, aujourd'hui au pouvoir, lorsqu'elle se dépouille de l'héritage gaullien que dans le fond, elle n'a jamais accepté.

 

Certes, les lecteurs partisans de l'actuel régime m'objecteront que tout cela ne concerne que 10 000 personnes, soit une goutte d'eau dans l'océan des retraites. On leur répondra alors que cette question ne saurait être considérée que du strict point de vue des mathématiques. Si cet aspect là de la réforme est acté, demain, Alain Minc reviendra à la charge avec son idée de moins soigner les vieux en fin de vie qui ne produisent plus sur le plan économique et auxquels les soins que l'on prodigue coûtent trop cher à la collectivité. Et demain, les droits de chacun seront-ils déterminés selon l'idée que la collectivité (que nous prépare le régime actuel) se fait de sa part de productivité sociale et/ou économique?

 

Le peuple français sent bien que cette dérive de l'actuel pouvoir vise à transformer la société dans laquelle il vit. C'est bien pour cette raison qu'il est sensible aux affaires d'appartements de fonctions ministériels (utilisés à de mauvaises fins?) de Fadela Amara ou Christian Estrosi. Qu'il est scandalisé par les 9500 euros pour une mission inutile de Christine Boutin. Qu'il est outré par les 12 000 euros de frais de cigares partis en fumée dans les bureaux de Christian Blanc. Parce que loin d'être anecdotique, tout cela est révélateur de ce qu'est le régime actuel : un petit monde de privilégiés qui se sert, et les copains avec, en asservissant le monde du travail pour ne « pas inquiéter les marchés ». Et tout bien considéré, le peuple français, qui souvent ne sait pas ce qu'il veut, semble, en l'espèce, ne pas vouloir de ça.

Zola! Reveille-toi! On va avoir besoin de toi!


Bruno Roger-Petit sur Le Post

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Société
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