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Développement durable

Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 09:29

 

 

 

Du méthane qu

Du méthane qui s’enflamme par le robinet de l’évier, de l’eau marron dans les puits, des maladies inexpliquées, des animaux qui meurent, des nappes phréatiques polluées,  des paysages mités, la faune et la flore dévastées.

 

On pourrait croire qu’un tel tableau, visible en Amérique du Nord, serait de nature à refroidir les ardeurs en France et en Europe.

C’est oublier que l’exploitation des schistes bitumeux est devenu financièrement une affaire rentable, non seulement pour les sociétés d’exploitation, mais aussi pour les propriétaires de terrains auxquels l’industrie pétrolière paye près de 10000 dollars par hectare l’autorisation d’extraction.


Le méthane est un gaz dont l'augmentation dans l'air est préoccupante. Selon une étude du professeur Robert W. Howarth de l'Université Cornell datée de 2010, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste seraient pires que celles du charbon et du mazout. Du sable et des produits chimiques (biocides – lubrifiants – détergents) sont ajoutés à l’eau sous pression pour faciliter le processus de fracturation du sous-sol et libérer le gaz naturel. Des volumes importants d'eau peuvent être ainsi contaminés par les produits chimiques injectés, mais aussi par les sels dissous lors du processus (métaux lourds, arsenic, sulfates, carbonates, etc).

 De plus la production de chaque puits diminuant rapidement, il est nécessaire pour que l’exploitation soit rentable, de forer continuellement de nouveaux puits à proximité du premier. Chaque forage nécessitant l'injection de 10 à 15 000 m3 d'eau à haute pression, cette technique peut donc poser un problème dans les régions où l’eau douce se fait rare.

Enfin le réseau de gazoducs nécessaire, les accès aux forages, la configuration changeante des puits ont vite fait de transformer de paisibles campagnes en paysages lunaires avec tout l’impact que cela peut avoir sur les écosystèmes et la vie des autochtones.

 

article_GasLand.jpgAux États-Unis, au Canada, de nombreux citoyens, associations et collectivités s'inquiètent des impacts directs et indirects de l'exploitation par fracturation du sous-sol.

Cela n’a pas empêché le ministre français en charge de l'écologie de donner en 2010 des permis d'exploration sur plus de 1% du territoire à  Total-GDF- Suez et à Schuepbach Energy LLC dans la région du  sud-est  et sur le plateau du Larzac. Selon Corinne Lepage de Cap 21, le groupe australien European Gas Limited aurait des permis d’exploitation dans le Pas-de-Calais, en Lorraine, le Jura, la Loire et les Bouches-du-Rhône. De fait, près de 10% du territoire national recèlerait des gisements exploitables grâce à la technique de la « fracturation hydraulique », procédé inventé et déposé par la société américaine Halliburton. Aux Etats-Unis, dix ans après les premiers forages, cette ressource atteint 15 à 20 % de la production totale de gaz du pays.                                                                                                                                                                    Alors certes, cette technique d’extraction est bonne pour l’indépendance énergétique, mais faut-il pour cela programmer une catastrophe écologique inéluctable ? Une catastrophe qui aurait un impact sur la santé des habitants, sur celle des animaux qui nous entourent, sur notre environnement et ce qui fait le charme de nos paysages ? Faut-il que les lobbies qui envahissent les couloirs des palais nationaux soient à même de dicter ce qui est bon pour nos concitoyens, alors que derrière ces tractations en coulisse, c’est bien l’espace de la démocratie qui est en jeux, celui du pouvoir des citoyens, seuls juges de ce qu’il convient de décider ou non par la force de leur bulletin de vote et de leur engagement civique.

 

Il est à regretter que le pouvoir en place juge aujourd’hui plus utile d’occuper l’espace médiatique avec des débats dont la nécessité ne s’impose que pour sa propre survie plutôt que d’oeuvrer à des solutions permettant de conjuguer indépendance énergétique et développement durable.

 

Francis Alexis HAMMER

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 10:42

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La Banque mondiale prône l’étalement des villes

S’appuyant sur le rapport d’un institut de recherche, la Banque mondiale a appelé les villes à s’étaler, afin de pallier une densité des villes toujours en hausse. Mais cette logique, si elle est surtout dirigée aux pays en voie de développement, est en décalage avec les efforts des pays occidentaux envers le développement durable

A l’heure où les urbanistes tentent d’apporter des réponses au réchauffement climatique et à l’augmentation du prix des carburants, l’appel de la Banque mondiale à étaler les villes dans l’espace est pour le moins détonnant. Se basant sur le rapport d’un institut américain de recherche, le Lincoln Institute of Land Policy, dont elle dit partager les conclusions, la Banque mondiale a appelé jeudi les villes à ne pas se limiter dans l’espace. «Le modèle urbanistique dominant qui guide aujourd’hui l’expansion des villes et des aires métropolitaines est basé sur l’endiguement de l’étalement, mais cet endiguement n’est pas adapté pour les pays en voie d’urbanisation rapide où se situe l’essentiel de la croissance démographique», explique le rapport.

Une «planète de villes»

Faut-il pour autant prescrire l’étalement à tous les pays, alors que la taille, la démographie et le niveau d’industrialisation ne sont pas comparables d’un pays à l’autre ? Selon Abha Joshi-Ghani, responsable de l’unité pour le développement urbain à la banque mondiale, «ce qui est nécessaire, c’est non pas une stratégie de confinement et de restriction, mais de limites généreuses aux métropoles, de protection sélective des espaces ouverts, et une bonne planification des transports et des routes». Le rapport critique notamment les «ceintures vertes» censées marquer la limite à l’urbanisation et qui finissent souvent par être piétinées, au risque d’engorger les villes en voie de développement. La Banque Mondiale souligne aussi que «les densités de population dans les pays en développement sont le double de celles de l’Europe et du Japon, elles-mêmes le double de celles des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie», et que, les densités diminuant, il faut «faire de la place dans une planète de villes».

Mais la manière de créer de la place diffère selon les caractéristiques des pays, et l’étalement a forcément ses limites. En France, le Conseil national de l’Ordre des architectes (Cnoa) prône une meilleure maîtrise des métropoles. Patrick Genêt, président du Cnoa, expliquait il y a quelques mois qu’il était important, selon lui, de «limiter la consommation des terres et des territoires à l’infini et maîtriser la consommation d’espaces en se reconcentrant sur la ville elle-même. C’est pourquoi il est essentiel de penser au recyclage de la ville et du village. Et surtout ne pas céder aux effets de mode comme par exemple le développement des éco quartiers qui peuvent consommer des terrains et élargir les villes».

 

  Sur baticactu
Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 11:47

gaz_schiste_poster.jpg

Les zones de permis dans la France du sud est

 

 

Aurélie FILIPPETTI,  Secrétaire nationale à l'Energie, 
Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale à l'Environnement et au Développement Durable.    

 

Gaz de schiste : de la transparence !


Les explications de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, cet après-midi à l'Assemblée ne nous ont pas convaincus, et force est de constater que le gouvernement entretient le flou sur l'autorisation de l'exploration du gaz de schiste et l'exploitation qu'elle induira à terme.
 
La Ministre n'a pris aucun engagement et a rejeté l'idée de saisir la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) au mépris des engagements du Grenelle de l'environnement. Elle a cependant bien précisé que ce projet avait pour but, éventuellement, de remplacer certaines importations de gaz. 
 
Son prédécesseur au ministère de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a accordé plusieurs permis de recherche à des fins d’exploration le 1er mars 2010, sans aucun débat démocratique. Or ce projet comporte de nombreux risques écologiques, d’abord parce les techniques utilisées à ce jour impliquent le recours à l'injection de grandes quantités d’eau : 10 000 à 15 000 m3 par puits, soit 7 à 15 millions de litres ; et il faut en creuser un très grand nombre pour récupérer suffisamment de gaz ! Ensuite parce qu’elles nécessitent aussi l'utilisation de divers produits chimiques (plus de 500) : un cocktail polluant à base de produits cancérogènes, reprotoxiques et mutagènes, avec des conséquences désastreuses pour les nappes phréatiques et la santé humaine, comme les études l’ont montré aux Etats-Unis. 
 
Autre conséquence certaine : l’extraction, puis la combustion de milliards de m3 de gaz fossiles, fortement émetteurs de CO2, qui n'auront comme conséquences que d'aggraver un peu plus la crise climatique.
 
Nous attendons toujours des explications probantes du gouvernement et une expertise transparente sur les conséquences écologiques désastreuses que pourrait avoir l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste. Ce projet suscite de grandes inquiétudes chez la population et les élus des départements concernés.
Le gouvernement ne peut se parer des vertus du Grenelle de l'environnement et, en catimini, autoriser sans étude d'impact fiable ce type de projet qui présente de lourdes menaces pour l'environnement et la santé publique.

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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