Mardi 9 février 2010
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12:16
Le dernier sondage Opinionway Fiducial pour le Figaro LCI est paru lundi dernier. A la date du 8 février, en tenant compte des précautions d'usage les intentions de vote seraient les suivantes :

Les chiffres exprimés confirment la tendance notée dans le sondage du 10 décembre , où l'UMP et ses alliés restent stables avec 30% alors que le PS progresse de 4 points, principalement au détriment de Génération Ecologie qui passe de 14% à 10%. Le FN baisse d'un point à 9%, le Front de Gauche gagne deux points (6%) à égalité avec le MODEM.
Derrière, on retrouve dans un mouchoir de poche : le NPA (4%), une liste divers droite (3%), une liste
divers gauche (1%), une liste non classée (1%), Alliance écologie indépendante (1%) et LO (1%).
49% des personnées interrogées disent ne pas vouloir aller voter alors qu'elles sont 55% à affirmer "peu ou
pas du tout interessées", elles sont également 64% à considérer les questions régionales comme primordiales.
Ces résultats, si ils devaient être confirmés au soir du 14 mars, montrent que, manifestement le Président de
la République est entrain de perdre la main, et que les contre feux qu'il a allumé depuis l'automne dernier ne sont pas de nature à détourner l'inquiétude des électeurs pour l'emploi, les
salaires, la protection sociale. Toutes choses dont ils mesurent les effets à leurs dépends, alors qu'il ne voient rien venir du côté du gouvernement.
En ce sens, les 30% de l'UMP sonnent comme un signal d'alarme,.Ses faibles réserves pour le second tour lui
font craindre un résultat qui ne ferait que conforter la défiance généralisée vis à vis d'un style de gouvernement masquant ses promesses non tenues derrière une logomachie de tous les
instants.
Plus grave, la mise au pas du FN au lendemain des présidentielles de 2007, risque fort d'être remise en
question. Les 9% d'intentions de vote qu'il recueille lui laissent espérer des jours moins sombres, surtout ils lui ouvrent la perspective de se maintenir au 2ème tour dans un bon nombre de
régions, et de ce fait, lui font espèrer jouer les arbitres dans des régions où comme en Alsace, la droite aurait à compter avec lui pour assoir sa victoire.
"Avec les élections régionales, on vote pour des exécutifs régionaux et donc la queston de la gestion, de
la compétence, des projets est beaucoup plus aiguë et favorable aux socialistes".
Ce qu'exprimait récemment Brice TEINTURIER (1) dans le journal Le Monde, se retrouve désormais dans les intentions de vote, à l'exception près qu'en Alsace, cette prime au sortant est loin d'être aussi évidente.
Ce qu'exprimait récemment Brice TEINTURIER (1) dans le journal Le Monde, se retrouve désormais dans les intentions de vote, à l'exception près qu'en Alsace, cette prime au sortant est loin d'être aussi évidente.
Philippe RICHERT pour l'UMP ne fait pas l'unanimité en son sein. L'Alsace centriste n'a pas fait le deuil
d'Adrien ZELLER, (son dernier président élu, décédé brutalement en août dernier.) Pour bon nombre d'Alsaciens, il représentait le dernier rempart contre les tentatives de reprise en main de
l'UMP, (comme le prouve l'actuel intérim de la présidence assuré par André REICHARDT, également président de l'UMP du Bas Rhin).
Philippe RICHERT cumule aussi d'autres désavantages, comme celui de n'avoir jamais gagné une élection majeure
sur son nom. Ses élections de conseiller général dans un canton rural (La Petite Pierre), remontent à loin, elles n'effacent pas cet échec cuisant qu'il avait subit en 1995 face à Catherine
TRAUTMANN lors des municipales de 1995 à Strasbourg.
Après avoir été durant les trente glorieuses, le bon élève des économies régionales, l'Alsace, semble depuis
les années 2000 avoir perdu la main. Pöur avoir trop misé sur l'implantation d'entreprises étrangères, elle en paye aujourd'hui le prix. Plus grave, ce retournement de situation, encore amplifié
par la crise, la droite au pouvoir depuis toujours, n'a pas su, voulu, ou pu, anticiper cette situation, où la mondialisation des échanges, l'élargissement de l'Union Européenne à l'est, le
positionnement de son industrie, l'écartaient définitivement d'une situation de rente, d'un temps elle se trouvait au coeur de l'Europe des quinze, et des marchés émergeants.
Autant dire que nulle par ailleurs, le problème de l'emploi, celui de l'adaptibilité professionnelle des
salariés,celui de la recherche développement, celui des clusters porteurs de nouvelles technologies et de marchés innovants, ne seront plus au coeur de la campagne qu'en
Alsace..
Pour la gauche, en Alsace comme dans toutes les autres régions, l'heure est au rassemblement, seul capable
de faire barrage aux prétentions Elyséennes. C'est pourquoi, on peut regretter les propos tenus hier sur Radio Classique par Cecile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts "Je n'oublie pas
quand même que ces gens (les socialistes)... n'ont pas réussi à gagner et à mettre en place une politique au niveau national depuis trois élections présidentielles".
Faut-il rappeller que les constats d'avant hier ne font pas ceux de demain, et que s'agissant d'élections régionales, le seul constat à faire est celui de la politique menée par les régions dans un contexte économique et social difficile, où tout ce qui peut concourir à l'emploi, l'éducation, et au développement économique doit pouvoir être soutenu avec le maximum de fermeté et d'initiatives, ce constat qui en Alsace plus qu'ailleurs, passe par le rassemblement de toutes les forces de progrès.
Faut-il rappeller que les constats d'avant hier ne font pas ceux de demain, et que s'agissant d'élections régionales, le seul constat à faire est celui de la politique menée par les régions dans un contexte économique et social difficile, où tout ce qui peut concourir à l'emploi, l'éducation, et au développement économique doit pouvoir être soutenu avec le maximum de fermeté et d'initiatives, ce constat qui en Alsace plus qu'ailleurs, passe par le rassemblement de toutes les forces de progrès.
(1) Directeur adjoint de TNS/SOFRES
Post scriptum
Un autre sondage pour l'Alsace serait en prévision, avec une nouvelle répartition spatiale des sondés, prenant mieux en compte l'importance du rapport urbains/ruraux.
Par Parti socialiste Mundolsheim
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Publié dans : Elections Régionales
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Dans le premier cas et dans la perspective d'une triangulaire, Georges FRECHE l'emporterait au 2ème tour avec 32% devant l'UMP 30% et la coalition PS/EE (27%).