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Réflexion Politique

Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 00:58

La-droite-populaire-jpg-copie-1.jpg 

L’adoption en deuxième lecture à l’Assemblée nationale de quatre amendements au projet d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) est à considérer comme un tournant de la politique menée par l’UMP.

Exit donc les incantations Sarkoziennes aux mânes de la gauche, exit également l’appel au centre par BORLOO interposé,  et vive le retour « au bon sens »,  ce qui dans le langage de La Droite populaire (1), initiatrice des amendements félons, équivaut à pêcher dans les eaux troubles d’un populisme aujourd’hui fort en vogue au sein des état majors des droites Européennes.

 

On ne reviendra pas sur ce collectif lancé le 14 juillet 2010 par 35 députés de l’UMP si ce n’est pour dire que cette « droite de conviction », en se faisant l’apôtre de « la nation, le patriotisme et la république … contre les tabous du – politiquement correct - »  en vient à vouloir dériver le sens de ce qui au-delà de cette trilogie issue de l’esprit de 1789, fait référence à la liberté, à l’égalité et à la souveraineté du peuple.

 

Prenons le premier amendement soutenu par Bernard REYES (député UMP des Bouches-du-Rhône). Qu’est-ce donc que cette « incitation financière à la mise en œuvre de la loi », celle portant sur la conditionnalité des financements du Fond interministériel de prévention de la délinquance ? sinon cette énième tentative d’attenter à l’autonomie des collectivités locales par le biais de la mise sous tutelle de leurs financements.

 

Le deuxième amendement, s’il devait être adopté, permettrait l'instauration d'une peine complémentaire pour les étrangers reconnus coupables de crimes. L’article 50 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2) serait dès lors contournée par la question subsidiaire du Président de la cour d’assise posée au jury sur l’application ou non de cette « double peine » réservée aux étrangers coupables de crimes.

Il va de soi que le Parti socialiste condamne fermement cette discrimination qui s’attache aux étrangers en autorisant dans la foulée la mise au placard de l’égalité de traitement des justifiables devant la loi

 

« Reste cet autre amendement. « Nous sommes pour ne pas changer la moindre virgule du système actuel », avait lancé Delphine BATHO au nom du PS. En effet, quel serait l’intérêt de raccourcir à deux ans et sous conditions le délai de restitution des 12 points à un automobiliste contrevenant privé de permis de conduire ?

Au nom de quel principe justifier celui ci si ce n’est celui d’envoyer un message laxiste en matière de sécurité routière, là où cette disposition a fait notoirement fait baisser le nombre des morts et des blessés de la route.

  Pour l'heure, vouloir brosser les électeurs dans le sens du poil à moins de deux ans  des prochaines présidentielles, est un geste irresponsable dont l’intérêt électoraliste évident n’a pas à s’imposer aux exigences de la vie humaine.

 

Aussi lorsque des membres de ce collectif, aussi influents que Christian VANNESTE (3) (bien connu pour ses propos homophobes et la place qu’il accorde à l’enseignement de l’esclavage et de la traite négrière), en viennent à entraîner derrière eux une bonne part des députés UMP, c’est bien parce que à la veille du débat sur la LOPPSI, le président Nicolas SARKOZY  s’est cru autorisé à « laisser le débat parlementaire se faire » en totale contradiction en cela avec les us et coutumes qu'il n'a cessé d'imprimer depuis son élection en mai 2007.

 

En l’occurrence, le hasard n’a que peu de place dans ce qui se déroule sous nos yeux. Sous couvert « de bon sens populaire » s’érigeant en force de propositions face à « l’idéologie des élites », c’est bien à un discours populiste d'un nouveau type que l’on a à faire face, celui « d'un monde multipolaire débarrassé des oripeaux souverainistes et de l'éthique encombrante de l'homme, seul bénéficiaire de ses œuvres » celui autorisant «  le double bind de l'ultra libéralisme économique et du conservatisme social, avec au final la certitude de détenir la martingale garantissant l'inégalité des positions sociales et des échanges commerciaux ».(4)

 

Francis Alexis HAMMER

 

1 .   Les 35 députés signataires de la charte du 14 juillet 2O1O

ABOUD Elie, Député de l'Hérault , ALBARELLO Yves, Député de Seine-et-Marne,   BAREGES Brigitte, Député de Tarn-et-Garonne,   BEAUDOUIN Patrick, Député du Val-de-Marne BODIN Claude,  Député du Val d'Oise, CALMEJANE Patrice, Député de Seine-saint-denis,  CARAYON Bernard, Député du TarnDEBRE Bernard, Député de Paris,  DECOOL Jean-Pierre, Député du Nord,  DHUICQ Nicolas, Député de l'Aube,  DIARD Eric, Député des Bouches-du-Rhône, FERRAND Jean-Michel, Député du Vaucluse, GANDOLFI-SCHEIT Sauveur, Député de Haute-Corse, GARRAUD Jean-Paul, Député de Gironde, GILARD Franck, Député de l'Eure, GINESY Charles-Ange, Député des Alpes-Maritimes,  JOISSAINS-MASINI Maryse, Député des Bouches-du-Rhône,  LABAUNE Patrick, Député de la Drome, LUCA Lionnel, Député des Alpes-Maritimes, MACH Daniel, Député des Pyrénées-Orientales, MALLIE Richard, Député des Bouches-du-Rhone,  MARIANI Thierry, Député du Vaucluse, MARTINEZ Henriette, Député des Hautes-Alpes, MEUNIER Philippe, Député du Rhône, MOTHRON Georges, Député du Val d'Oise,  MYARD Jacques, Député des Yvelines, REMILLER Jacques, Député de l'Isère, ROATTA Jean, Député des Bouches-du-Rhône, ROUBAUD Jean-Marc, Député du Gard, SPAGNOU Daniel, Député des Alpes-des-hautes-provences, TIAN Dominique, Député des Bouches-du-Rhone, VANNESTE Christian, Député du Nord , VANNSON François, Député des Vosges, VITEL Philippe, Député du Var, VOISIN Michel, Député de l'Ain

2.    « Nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été  

       acquitté  ou condamné dans l'Union par un jugement pénal définitif conformément à la loi »

 

3.     Christian Vanneste, un conservateur du 3ème type

 

4.     ibidem

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Réflexion Politique
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 10:05

 

 

Et oui, le leader de Mai 68 est courageux car chez les écolos, on est pas fan de DSK. C'est notamment le cas de Cécile Duflot ou Eva Joly.


Cécile Duflot, Eva Joly et Daniel Cohn Bendit.

Cécile Duflot, Eva Joly et Daniel Cohn Bendit. | MAXPPP

 

Daniel Cohn-Bendit n'a pas peur de reconnaître ses erreurs, ni de rajouter au désordre, ces très grandes qualités l'ont amené hier, dimanche 5 décembre, à déclarer sur I-Télé/Le Monde/France Inter à propos du PS qu'il s'était "trompé" sur Ségolène Royal et que "le débat le plus intéressant serait Dominique Strauss-Kahn contre Nicolas Sarkozy" pour la présidentielle de 2012.

 


"Dominique Strauss-Kahn est un peu furieux contre moi parce que j'avais soutenu Ségolène Royal. Je me suis trompé, ça peut arriver à tout le monde", a déclaré Dany, précisant qu'il avait "interprété Ségolène Royal dans les primaires (socialistes en 2006) comme une véritable rupture avec le dirigisme, un carcan du Parti socialiste ( ..) Et puis j'ai découvert une Ségolène Royal qui mélange un peu tout, qui mélange le nationalisme et qui mélange une idée de l'ouverture et donc je ne m'y retrouve plus idéologiquement", précisant qu'elle "fait des choses très bien en tant que présidente de Poitou-Charentes".


Des propos mesurés  qu'il affine un peu plus :

 

"Je crois qu'aujourd'hui je ne suis pas contre Martine Aubry, je ne suis pas contre Ségolène Royal, mais je crois que le débat le plus intéressant serait Dominique Strauss-Kahn contre Sarkozy, et surtout le débat le plus intéressant pour nous les écologistes ça serait un débat avec DSK".

A ceux qui martèlent que DSK est trop à droite, il a répondu pragmatique: "Je crois qu'il faut faire attention, DSK occupe une position centrale avec ce qu'il défend en France. Il faut savoir ce qu'on veut, est-ce-qu'on veut être de gauche et perdre ou est-ce qu'on veut battre Nicolas Sarkozy ?".

Cohn-Bendit avait déjà déclaré :

 

"Le tabou à faire tomber, c’est la ligne anticapitaliste. Il faut affirmer que la «ligne anticapitaliste», aujourd’hui, ça ne veut rien dire."

Une fois encore, il bouscule sans hésiter les totems de la gauche idéologique pour une approche pragmatique d'une alternance crédible.

Son choix est courageux.


On sait sa famille politique, les écologistes,  est plus que circonspecte devant DSK. Cécile Duflot faisant au patron du FMI à peu près les mêmes reproches que Jean-Luc Mélenchon, qui est globalement celui d'assumer une politique libérale.

Là encore, Daniel Cohn-Bendit assume :

 

"Je crois que Dominique Strauss-Kahn est intellectuellement aujourd'hui le plus apte à trouver des compromis dans la gauche et avec les possibles partenaires de la gauche pour nous faire avancer. Il a une position très claire sur l'Europe et sur la mondialisation qu'il faut réguler", qualifiant Dominique Strauss-Kahn de "social-démocrate réformiste".

De plus, l'eurodéputée Europe Ecologie Eva Joly, très proche de Cohn-Bendit, a également taclé DSK à plusieurs reprises, notamment avec cette formule : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen."

Evidemment pour les fanatiques de la révolution, les adeptes du Grand Soir, cette attitude sera jugée tiède, et  donc inacceptable. Il ne serait pas surprenant que ressurgisse  le mot de "social-traître" à l'endroit de Dany, ou toutes autres balivernes de la panoplie du komitern éternel avec excommunication à la clef.

Peu importe, finalement celui qui à symbolisé Mai 68, puis incarné une Europe convaincue, a une nouvelle fois démontré sa liberté et son indépendance, c'est plutôt rare en politique non ?

 

Galahad sur Le Post

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Réflexion Politique
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 11:40

 

 

 

Comment Nicolas Sarkozy a abîmé la police républicaine


Malgré les communiqués triomphalistes du ministère de l’intérieur, le bilan sécuritaire de Nicolas Sarkozy comme ministre puis Président de la République évoque la faillite de toute une politique. La police et les forces de l’ordre, dont M. Sarkozy s’est désinteressé depuis 2007, voient leurs effectifs diminuer et les inégalités territoriales s’accroissent. De fait, au-delà de son utilité médiatique, le Président ne connaît pas la police et ne comprends pas que la lutte contre la délinquance, dont l’efficacité dépend de la cohérence, ne peut ni ne doit s’adapter aux besoins du temps politique. Selon Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, le gouvernement doit procéder à une vraie prise de conscience pour empêcher une crise ouverte aux conséquences incalculables.

 

 

Pour en savoir savoir plus cliquez ICI

Télécharger la note (version pdf)

 

Terra Nova sur Betapolitique

 

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