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Les Brèves

Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 08:23

 

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La réforme de la dépendance des personnes âgées, qui devait être l'un des grands chantiers du quinquennat de Nicolas Sarkozy, est une nouvelle fois reportée, à "début 2012" au moins, a annoncé François Fillon le 24 août, ce qui réduit la possibilité de mener cette réforme avant la présidentielle.

« Traiter ce dossier dans le contexte économique et financier que nous connaissons aujourd’hui, dans l’urgence, ne serait pas responsable », a estimé mercredi 24 août 2011 le Premier ministre François Fillon en présentant son plan d’austérité. « Il nous faudra trouver des ressources adaptées, nous devons y travailler encore d’ici le début de l’année 2012″, a-t-il ajouté.

Calendrier trop serré – Attendue depuis la canicule de 2003, la réforme de la prise en charge des personnes âgées a été plusieurs fois repoussée depuis, alors même que Nicolas Sarkozy en a fait dès 2007 l’un de ses grands chantiers.

Enfin lancée début 2011, la réforme devait déboucher sur des mesures en juillet. Mais ces annonces avaient été reportées à septembre. Dès le printemps, la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot avait pourtant promis des « mesures d’urgence », représentant un milliard d’euros, qui devaient figurer dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2012, débattu à l’automne. Mais, déjà, l’idée d’une remise à plat de toutes les aides aux personnes âgées et d’une réforme de fond de la qualité de la prise en charge avait été reportée à l’après présidentielle, tant le calendrier était serré.

Désormais, le calendrier se resserre encore, jetant l’incertitude sur les fameuses mesures d’urgence, qui devaient aider les familles à faire face aux dépenses et soutenir les départements qui ont du mal à payer les prestations aux aînés, ou encore aider les services d’aide à domicile.

Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, « il est évident que la dépendance ne sera pas traitée avant la présidentielle. La France n’a aucune raison d’annoncer aujourd’hui des dépenses futures qui inquièteraient les marchés », ajoute l’économiste, qui estime que même les mesures d’urgence ne seront pas prises avant l’élection.

Mauvaise nouvelle - « C’est une mauvaise nouvelle pour les familles et pour les départements », qui financent notamment l’Allocation personnalisée d’autonomie, estime le président de l’Assemblée des départements de France (ADF) Claudy Lebreton. La dépendance « n’est clairement pas une priorité pour le gouvernement », insiste-t-il.

L’AD-PA, association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile, juge « ce nouveau report extrêmement dommageable », qui risque d’entraîner « des suppressions d’emplois dans les services à domicile en fragilité financière et dans les établissements. »

« Déception » aussi pour la Fnaqpa (établissements et services), qui « craint qu’à force de prendre son temps à résoudre les problèmes qui se poseront en 2030, le gouvernement ne sacrifie les personnes âgées aujourd’hui fragilisées. »

Le Synerpa (maisons de retraite privées) est également « déçu » et son président Jean-Alain Margarit est lui aussi « persuadé qu’il n’y aura rien avant la présidentielle » même s’il « comprend » les difficultés budgétaires.

Quelles ressources – Autre écueil, les mesures d’austérité annoncées mercredi réduisent encore les marges de manoeuvre du gouvernement, qui devra trouver de nouvelles ressources. Ainsi par exemple, la taxation des revenus du patrimoine, un temps évoquée pour financer la dépendance, sera utilisée pour réduire les déficits.

Toutefois, note Henri Sterdyniak, le gouvernement n’a pas touché à une autre piste possible : la hausse de la CSG des retraités, laissant ainsi une « petite ressource aux gouvernements futurs ».

 

Approfondir le sujet


Lire le dossier l Tout savoir sur la réforme de la dépendance

 

Sur la Gazette Santé social

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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 13:20

 

 

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Tramway : le juge administratif inflige un camouflet à la ville de Toulouse

Le tribunal administratif de Toulouse a "suspendu" une délibération du syndicat mixte des transports en commun/Tisséo, régie des transports en commun de la ville, déclarant d'intérêt général le projet de la municipalité socialiste. Motif : celui-ci ne garantit pas une réduction significative de la circulation automobile.


Le tronçon de tramway en cause doit prolonger en centre-ville une ligne partant du nord-ouest de l'agglomération, près de l'usine de l'Airbus A380 à Blagnac. Le lancement des travaux, fin 2010, avait été perturbée par une grève.
Mais s'il a ordonné la cessation des travaux de réalisation du tronçon (prévus pour débuter en septembre), le tribunal a jugé que les travaux préparatoires à sa mise en oeuvre (déviation des réseaux EDF, gaz, etc.), déjà en cours, pourraient se poursuivre.

"Nous sommes vraiment stupéfaits d'une décision qui va à l'encontre d'un projet de ville", a réagi le maire PS Pierre Cohen, à la  presse. Il a annoncé qu'il ferait appel de l'ordonnance devant le Conseil d'Etat, qui devrait trancher d'ici un mois.

Un tramway jugé superflu


La justice administrative met en cause l'utilité du projet. Le tronçon prévu "double l'offre de transport" par le métro, "couvre une distance modeste" de 3,8 km, "n'assure pas un gain de temps significatif" et ne "démontre pas" que les besoins des automobilistes seront "suffisamment satisfaits" pour se passer de leur voiture. 

Le projet ne "présente pas la garantie d'une réduction significative de la circulation automobile en centre-ville" et "par voie de conséquence celle d'une limitation sensible des nuisances dans l'agglomération liée à cette circulation, alors que le coût d'investissement est estimé à près de 120 millions d'euros", résume le tribunal.

"C'est une décision plus politique que juridique", s'est indigné Pierre Cohen. Le tribunal "reprend des arguments que j'ai entendus dans la bouche de nos opposants", a-t-il ajouté. "On est dans la volonté de poursuivre dans cette notion du tout-voiture".

Le tribunal avait été saisi par l'Association pour un autre tracé de tramway (Apat), qui s'affirme"apolitique" et réunit des riverains et des commerçants.


AFP

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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 15:07
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