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Développement durable

Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 07:38

La filière bois communique autour de ses vertus «durables» pour dynamiser son marché

  


© CM
Ossature de maison en bois

Le comité professionnel de développement des industries françaises de l'ameublement et du bois (CODIFAB) vient d'annoncer le lancement d'une grande campagne de communication destinée à promouvoir l'utilisation du bois, essentiellement dans la construction.

En association avec la fédération suédoise des industries forestières et la fondation finlandaise pour la forêt, le CODIFAB a financé une campagne de communication destinée à valoriser l'utilisation du bois notamment dans la construction.

Ce partenariat s'étalera sur trois ans. Pour l'année 2010, la campagne, d'un montant de 800 000 euros tournera autour du slogan suivant : « Je dis oui au bois pour dire non au CO2 ». « « Nous voulons insister sur le fait que le bois est un puits de carbone, puisqu'il stocke le CO2, explique Christine Le Nouy, directrice générale du comité national pour le développement du bois (CNDB). Et nous voulons provoquer une adhésion forte des acteurs de la filière bois à ce message. » Une adhésion à laquelle le site « bois.com » entend contribuer.


Cible professionnelle et grand public

 A destination du grand public, des spots de 30 secondes seront diffusés sur les chaînes de télévision du service public à compter du 17 novembre et jusqu'au 7 décembre. Pour cibler les professionnels, une campagne presse sera lancée de novembre à janvier prochain dans certains médias de la presse professionnelle (AMC, La Gazette des communes...) et un « kit de communication » sera mis à leur disposition afin de les aider à affûter leur argumentaire face à des clients parfois hésitants. Audoin de Gouvion Saint Cyr, le secrétaire général du CODIFAB a également tenu à souligner que « cette campagne a vocation à promouvoir un matériau sans être pour autant une campagne d'exclusion des autres matériaux ».


"Prioriser le bois issu de la forêt"

Destinée à « dynamiser le marché », comme l'a souligné Luc Charmasson, le vice-président du CODIFAB, elle intervient en outre dans un contexte un peu particulier pour la filière. Car si ce dernier a tenu à redire qu'il n'y avait pas de pénurie de bois en France, il a tout de même souligné que certains industriels manquaient de bois pour faire tourner leurs usines. Pointés du doigt : la hausse du prix du bois qui a entraîné une raréfaction de l'offre - accentuée ces six derniers mois - et le développement des installations de « méga chaudières » à bois et Biomasse, très consommatrices de bois. « « L'ONF doit remettre les volumes nécessaires pour que les industriels puissent continuer à faire tourner leurs usines, a indiqué Luc Charmasson. En outre, nous demandons à l'Etat de prioriser le bois issu de la forêt à destination des produits industriels d'abord, et de l'énergie ensuite. Enfin, nous demandons un arrêt des grosses chaudières pour ne pas mettre en difficulté les emplois. » Sur cette demande de priorisation, le CODIFAB espère avoie été entendu par le ministère de l'Industrie.


"Pas de chiffre précis"

Interrogé sur le marché de cette filière bois et sur les effets qu'elle est en droit d'attendre de cette grande compagne de communication, le CODIFAB refuse d'avancer des chiffre précis. « Sur le logement collectif, il est très compliqué s'organiser des statistiques du fait de la diversité des acteurs, a souligné Luc Charmasson. Mais nous savons bien que c'est là que la demande est la plus forte. En matière de maison individuelle, on estime que le bois est présent à hauteur de 6 à 8% sur les structures ».

 

Axelle Saada sur le Moniteur.fr 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 23:27

tram-strasbourg-photo-.jpg

 

La mobilité urbaine, enjeu central du développement durable des métropoles, n’intéresse pas une Europe trop divisée, explique l'ancien eurodéputé, désormais vice-président de la région Rhône-Alpes.

Il n’y a pas grand chose à attendre de l’UE en termes de politique urbaine. C’est du moins ce qu’a affirmé l’ancien eurodéputé (PS) Bernard Soulage, lors du salon européen de la mobilité « Transports Publics » qui s’est ouvert mardi 8 juin à Paris.
bernard-soulage-photo.jpgCelui qui est désormais vice-président (PS) délégué à l’Europe et aux Relations internationales en Rhône-Alpes a rappelé que le transport public ne se limite pas à un problème franco-français mais européen. Pourtant, cela ne se passe pas à Bruxelles, a-t-il déploré. Il y a, selon lui, peu à attendre de l’UE, pour qui la politique urbaine constitue un axe des plus grands clivages.

Bernard Soulage dénonce d’ailleurs le caractère « schizophrène » de l’Europe qui défend les objectifs du paquet énergie-climat en se désengageant sur l’un de ses facteurs principaux. Il insiste sur le fossé entre l’ambition de la Commission et l’arbitrage du Conseil sur la question des transports, passé de 43 milliards à moins de 10 milliards d’euros, au terme d’un quart d’heure de discussions lors de la négociation du cadre financier 2007-2013.

Cette question n’intéresse donc personne au Conseil et le cadre européen ne devrait pas bouger, selon M. Soulage. Quand bien même les transports seraient valorisés, ils privilégieront plutôt les transports marchandises, le réseau transeuropéen que la mobilité urbaine, explique-t-il, se disant pessimiste sur la question.

Si les collectivités européennes doivent donc peser sur leurs gouvernements, alerte-t-il, elles ont aujourd’hui intérêt à étudier ce qui est fait dans les autres villes, afin de se montrer plus innovantes et imposer le thème de la réglementation, alors que la concurrence a longtemps été la seule préoccupation européenne.

Roland Ries, sénateur-maire (PS) de Strasbourg, a souligné le problème de la gouvernance, face à un éclatement des autorités régulatrices. A défaut d’une compétence régionale sur les transports publics urbains, il plaide pour une autorité organisatrice d’un rang supérieur qui permette à la fois de gérer les flux existants et d’avoir une vision de l’avenir à 20/30 ans. Les projets de métropoles et une gouvernance élargie pourraient amorcer une réponse à cette question d’aire métropolitaine optimale, évoquée par Bernard Soulage.


Des politiques de transports publics spécifiques à chaque ville


roland-ries-photo-.jpgRoland Ries a plaidé pour une gestion des flux existants tout en réfléchissant à la prochaine génération de ces flux et rappelé l’importance de l’intermodalité. Selon lui, le développement des transports publics constitue un choix politique, comme en témoignent les réticences des habitants, s’estompant lors de la mise en service de la première ligne de tramway à Strasbourg en 1994.
Cependant, les difficultés peuvent être multiples : contexte transfrontalier dans le cas de Genève, peu évident en raison des lois différant d’un pays à l’autre, contrainte topographique dans le cas de Gênes, coincée entre mer et montagne, trafic d’automobiles très élevé dans le cas de Lisbonne, où transitent 400 000 voitures chaque jour (avec une moyenne de 1,2 personne par voiture)…

Des solutions innovantes doivent donc être apportées, ainsi que des incitations qui fassent pencher l’usager en faveur des transports publics, explique le vice-maire de Vienne en charge des transports, Rudolf Schicker. La capitale autrichienne a ainsi étendu la durée d’ouverture de son réseau (métro 24h/24 le week end), développé des billets combinés sorties/transports, tout en limitant la durée de stationnement.
Les structures de gestion varient également entre les villes européennes. Par exemple, à Madrid, qui a fait preuve d’un développement très rapide, le Consorcio de Transportes de Madrid, créé il y a 25 ans, est en charge de la planification de tous les transports publics de la capitale, les communautés déléguant leurs compétences à ce consortium.

Au-delà de ces questions locales, le vrai enjeu de la mobilité durable se situe cependant dans les pays émergents, selon Bernard Soulage, qui souhaite également voir l’Europe participer au développement d’un transport durable dans les pays du Sud.

Un article de euractiv.fr

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 18:27

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’environnement et au développement durable      
 


Décidemment, il souffle à l’UMP un vent contraire à la transition environnementale de nos modes de production et de consommation d’énergie.
 
La Mission d’Information sur l’énergie éolienne mise en place par l’Assemblée Nationale vient de rendre un rapport à laurence rossignol photo 3 charge contre l’éolien, dont les préconisations, si elles sont suivies, vont freiner tout développement.
Ce rapport défend une thèse dépassée et incompatible avec le Grenelle de l’Environnement. Il veut faire du vent un risque équivalent à une usine SEVESO !
 
Il n’aborde l’énergie éolienne que sous le prisme de la réduction des gaz à effet de serre pour remettre en évidence l’apport de l’énergie nucléaire. Mais l’éolien a d’autres spécificités qui ne peuvent pas être ignorées dans la recherche d’un bouquet énergétique durable et équilibré : sa production locale permet d’échapper à la géopolitique de l’approvisionnement et à l’épuisement des ressources ; sa production ne pèse pas sur les générations futures.
 
Si le rapport souligne que 150 000 emplois ont été créés en Europe dans le secteur éolien, il omet de préciser que, en France, cela représente 10 600 emplois directs et que 60 000 sont en perspective d’ici 2020 (source ADEME) sans préjuger de la mise en place d’unités de construction ou d’assemblage sur le territoire. Alors que d’autres secteurs industriels sont en perte chronique d’emplois, l’implantation de l’éolien peut permettre d’éviter le démantèlement de lignes de production et les destructions d’emplois associées.
 
Prenant acte de ces reculs, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale s’est exprimé contre ce rapport. Philippe Plisson, député socialiste qui était rapporteur.

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