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Les Brèves

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 18:46

 

À trois mois de la présidentielle, le Cevipof publie une note sur le vote des fonctionnaires cinq ans après la RGPP. Principal enseignement : le rejet de Nicolas Sarkozy et la poussée de Marine Le Pen.

 

C’est une note choc du centre de recherches politiques de Sciences-Po, le Cevipof, qui devrait secouer le secteur public, à moins de trois mois de la présidentielle. Dans une courte étude intitulée “Le vote des fonctionnaires : cinq ans après la RGPP”, Luc Rouban, spécialiste de la fonction publique, en arrive à la conclusion que “si l’élection ne voyait voter que les seuls agents du secteur public, François Hollande affronterait Marine Le Pen au second tour”.

La note, qui s’appuie sur des données recueillies en décembre 2011, dresse un tableau du “vote fonctionnaire” même si, selon l’auteur, cette formule n’a pas de sens compte tenu des différences qui existent au sein de l’ensemble des agents du secteur public. Les intentions de vote par métiers sont d’ailleurs l’un des grands enseignements de cette étude, qui bouscule quelques idées reçues. Réputée politisée, la fonction publique ne l’est pas plus que le secteur privé. “L’engagement dans la vie politique ne concernant cependant que les diplômés, cadres et surtout enseignants”, souligne le Cevipof.

Hollande en tête mais…

Il en est de même du “tropisme de gauche de la fonction publique”. En 2012, “les employés et les ouvriers du secteur public constituent le groupe électoral le plus attiré par le « ni-nisme » qui se traduit soit par de l’abstention, soit par un vote d’extrême droite”. Et de fait, le Front national semble marquer des points chez les agents du secteur public.
Selon l’étude du Cevipof, au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal dans la fonction publique d’État (15 %) et dans la fonction publique hospitalière (18 %). Dans les intentions de vote des agents de la territoriale, la candidate du Front national dépasserait Nicolas Sarkozy (13 % contre 11 %) et atteindrait 24 % dans les entreprises publiques. Partout, François Hollande arrive largement en tête. Par métiers, Marine Le Pen est très bas chez les cadres et les enseignants, mais talonne Nicolas Sarkozy (18 % contre 20 %) chez les employés de la fonction publique et surtout se hisse en tête (37 %) chez les policiers et militaires, 10 points devant le chef de l’État.

Arrière-fond populiste

L’auteur de la note, Luc Rouban, souligne que l’attrait de la droite modérée s’est affaissé depuis 2007 dans toutes les catégories de fonctionnaires au profit de la gauche pour les plus diplômés et du Front national pour les moins diplômés. “Le vote des fonctionnaires en faveur de François Hollande sera plus un vote d’antisarkozysme qu’un vote de confiance”, tranche Luc Rouban.

Sans aller jusqu’à dire que la RGPP comptera dans le vote des fonctionnaires en avril et mai prochains, le Cevipof rappelle que la “campagne s’est très vitre inscrite sur un arrière-fond populiste, le nombre de fonctionnaires comme leur statut étant pris pour cibles par de nombreux commentateurs, alors même que le FN s’est mis à défendre les services publics”.
La note indique aussi que “les suppressions de postes, le gel des salaires, les fusions de services, les difficultés quotidiennes des agents les plus exposés aux usagers, mais aussi la volonté affichée du gouvernement de « managérialiser » un monde très corporatif mais aussi très égalitaire, ont créé une situation de forte tension”.

Bruno Botella sur Acteurspublics.com

 

Les intentions de vote des fonctionnaires au premier tour, selon leur métier


 

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 11:57

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Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a posé vendredi 13 janvier à Merdrignac (Côtes-d’Armor) la première pierre d’une gendarmerie pour laquelle le permis de construire est toujours en cours d’instruction, a révélé la mairie de la ville. Claude Guéant, lors d'une visite en Bretagne, "a posé symboliquement un des quatre parpaings" - qui ont ensuite été démontés - de la gendarmerie de Merdrignac pour laquelle "le permis de construire est encore à l'étude", donc non encore obtenu, a expliqué Régine Angée, maire de Merdrignac, confirmant une information du site internet du quotidien régional Le Télégramme. "Comme il s'agit d'un bâtiment ouvert au public", l'instruction du permis de construire, sans lequel les travaux ne peuvent commencer, "va prendre encore quelques semaines ou quelques mois", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de construction commencée", a souligné Mme Angée.

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 11:47

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Plus d'un Français sur deux (55%) est favorable à l'instauration du droit de vote des étrangers aux élections locales pour les non européens résidant depuis plus de cinq ans en France, selon un sondage Ifop paru dans Sud Ouest dimanche 11 décembre 2011.

Près d’un Français sur cinq (18%) se dit même tout à fait favorable, révèle le sondage (1). Cependant, 45% des personnes interrogées, dont 22% se déclarant très opposés, sont contre le droit de vote des étrangers pour les résidents non communautaires.

Concernant le droit d’éligibilité des étrangers non ressortissants de l’Union européenne aux élections locales, 52% des Français expriment leur opposition à ce principe, tandis que 48% se montrent favorables à ce droit, précise le sondage Ifop. Quatorze pour cent des personnes interrogées sont « très favorables » contre 26% qui sont « très opposés ».

Une commune près de Caen vote en faveur du vote des étrangers

Une commune de l’agglomération de Caen, Giberville (5.000 h), s’est déclarée favorable à 61,5% au « droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales » lors d’une votation citoyenne, a-t-on appris dimanche 11 décembre 2011  auprès de son maire PCF Gérard Leneveu. Sur les 405 électeurs qui se sont déplacés, 249 ont voté pour, 155 contre et un a voté nul, sur un total de 3.600 inscrits, soit un taux de participation de 11,25%.

M. Leneveu, « très fier d’avoir organisé ce sondage grandeur nature », s’est félicité du résultat du vote et « du débat serein » qu’il a suscité. « Les personnes de nationalité étrangère participent à la vie sociale, économique, culturelle de notre commune, certaines depuis longtemps. Elles participent aux élections prud’homales, aux comités d’entreprises, aux élections aux offices HLM, pourquoi n’auraient-elles pas droit aux élections locales », s’est-il interrogé.

Les résultats du vote seront envoyés au Président de la République, aux députés et sénateurs, ainsi qu’à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle.

Selon la LDH, Giberville est la seule commune à avoir organisé une telle consultation dimanche mais près de 85 communes françaises l’ont déjà fait ces deux dernières années.

 

Enquête réalisée par téléphone les 8 et 9 décembre suivant la méthode des quotas, auprès d'un échantillon de 971 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. - Retourner au text

 

Sur La Gazette.fr

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