Recherche

Nous contacter

Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
8 rue Saint-Ehrard - 67100 Strasbourg
Tel : 06 02 26 58 32
Courriel : ps.mundolsheim@gmail.com

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 17:43

 




« La brutalité de ce moratoire, qui a vu, du jour au lendemain, le gel de toute subvention est aussi déraisonnable et artificiel que le coup de booster mis en place en 2007, sans aucune vision économique et à la hâte, lors du Grenelle de l’environnement ».


Ce jugement ne vient pas d’un élu, mais de Jean Meillon, chef d’entreprise installé à Cestas, en Gironde, qui s’est lancé dans l’énergie solaire en 2008. Il fait allusion à la décision du gouvernement, prise en décembre 2010, de changer brutalement de pied, en stoppant net son soutien à la filière de l’énergie solaire.

A l’époque, la justification de cet arrêt était que les subventions données aux exploitants d’énergie solaire servaient à financer les constructeurs chinois de panneaux solaires qui vendaient leur matériel aux Européens. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Dans un secteur d’avenir, créateur de milliers d’emplois dans le monde, la France a réussi en 2011 à en supprimer 7000. L’ensemble des constructeurs n’achète désormais pratiquement plus que des panneaux chinois, les moins chers, afin de compenser cette perte. Bref, on aura rarement vu d’effets aussi négatifs liés aux mauvaises décisions prises.

Dans ce dossier, nous vous proposons de découvrir ce qui s’est passé. Pour cela, nous avons retracé l’histoire de ce secteur à travers les grandes décisions prises depuis 2002. Les changements de pied, les revirements du gouvernement sont un cas d’école d’une certaine façon d’exercer les responsabilités. Tous les acteurs du secteur le répètent : ce qui les a pénalisés le plus, c’est l’instabilité des lois et règlements qui les a touchés.

Pour illustrer les effets, nous avons choisi deux exemples : une grande entreprise, First Solar, qui cherche depuis 2009 à installer une très grande usine de panneaux solaires et une PME, Sol Arcadia, qui a vu son développement stoppé net après la décision en décembre 2010 de ne plus subventionner l’énergie solaire (le moratoire).

Au moment où le sauvetage de l'entreprise Photowatt, constructeur de panneaux solaires, est mis en scène par le gouvernement (voir le communiqué), François Hollande souhaite clarifier et stabiliser cette politique de soutien à la filière photovoltaïque.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

>> 2002-2012 : dix ans de décision et d'absence de vision

>> Les propositions de François Hollande dans ce domaine

>> FOCUS: Sol Arcadia : une PME au développement stoppé

>> FOCUS: First Solar : 400 nouveaux emplois d'un grand groupe gelés

>> Le fort potentiel de la France dans le photovoltaïque

>> Photowatt : que de temps perdu !

>> Photovoltaïque : le secteur en quelques chiffres

 

2002-2012 : de l'euphorie à l'enterrement de la filière solaire

Fruit d'un encadrement règlementaire mal calibré, le marché solaire s'est rapidement envolé, avant d'être brutalement stoppé. Des dizaines de nouvelles PME et près de la moitié des vingt-cinq mille emplois se sont retrouvés directement touchés par les changements de pied du gouvernement, alors que Nicolas Sarkozy promettait la stabilité en 2009 comme on peut l'entendre dans cette vidéo. Une stabilité des prix sur laquelle le secteur a compté, sur laquelle des investisseurs ont parié et ont planifié leurs projets. C'est le contraire qui s'est passé.

 

COMPRENDRE LE SECTEUR EN REPRENANT SON HISTOIRE.

14 mars 2002: LE DEBUT DU VOLONTARISME. La loi de juillet 2000 ayant instauré l'obligation d'achat de toute électricité produite, un premier arrêté tarifaire fixe le niveau, les conditions et le tarif d'achat de l'électricité générée par les installations photovoltaïques.

26 juillet 2006: LE SOUTIEN GENEREUX. Très attendu, un arrêté ajoute au tarif d'achat de base (30c€ /kWh) une prime de 25 c€/kWh, pour les installations "intégrées au bâti", donc plutôt pour les maisons, les bâtiments en tout genre, lançant la filière. Déjà jugée attractive en 2006, cette prime "devient très élevée en 2009 sous les effets conjugués de la baisse de prix et de l’indexation du tarif", observe photovoltaique.info, site d'information mis en place par l'association Hespul avec le concours  de l'Ademe.

25 octobre 2007: LES PROMESSES. "Dans le seul secteur des nouvelles énergies, 50 000 emplois seront créés", proclame Nicolas Sarkozy dans un discours à l'Elysée, en présence d'Al Gore et de Manuel Barroso, à l'occasion de la restitution des conclusions du Grenelle.  "L'indépendance énergétique de la France va s'améliorer et nous parviendrons à réduire les factures énergétiques des ménages de presque 40 % d'ici à 2020".

15 mai 2009: LE SUCCES ET LES AMBITIONS. « Le solaire photovoltaïque connaît en France un véritable décollage avec la multiplication du parc par 2,5 en un an, en 2008 »,  déclare Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, aux Journées du solaire. « L'objectif est clair: on veut faire 400 fois plus de production d'électricité d'origine photovoltaïque à l'horizon 2020 », ajoute-t-il.

9 juin 2009. LES ENVOLEES. Nicolas Sarkozy participe à la table ronde sur le développement des énergies renouvelables et visite de l'institut national de l'énergie solaire (INES).

"Nous allons prendre des décisions aussi importantes pour les énergies renouvelables aujourd'hui, que celles qui ont été prises dans les années 60, par le Général de Gaulle, pour l'énergie nucléaire".

Le prix d'achat des matériels étant en baisse sensible alors que le tarif d'achat reste attractif, le nombre des projets s'envole en 2009. Certains commencent alors à craindre l'apparition d'une "bulle spéculative". On pointe un impact négatif sur le commerce extérieur et un risque excessif pour les finances publiques (les contrats tarifaires portent sur 20 ans).  Le gouvernement réduit alors le nombre des projets éligibles aux tarifs bonifiés et enclenche une première baisse de ces tarifs. 

12 janvier 2010. LA PREMIERE BAISSE.   Publication d'un arrêté qui réduit les tarifs d'achat applicables jusqu'alors fixés par l'arrêté de juillet 2006. Il était normal à ce moment de commencer à réguler le marché, le gouvernement ne le fait pas assez fortement, relançant de plus belle le marché. C'est une première grave erreur.

Eté 2010. LA TEMPORISATION. Annoncé en novembre 2008, rendu public en avril 2009, l'appel d'offre "une centrale solaire par région", qui devait permettre de construire quelques 34 centrales, est discrètement déclaré "sans suite".

23 août 2010. DEUXIEME BAISSE. Plus sévère. Annonce d'une baisse de 12% du tarif de rachat de l'électricité au 1er septembre, pour les projets professionnels et les grosses installations. Les tarifs restent inchangés pour les particuliers. Cette décision vient à peine 8 mois après la première. Cela met en difficulté le secteur.

2 décembre 2010. L'ENTERREMENT DU SECTEUR. Le Premier ministre François Fillon annonce la parution le 9 décembre 2010 d'un décret n°2010-1510 suspendant pour trois mois  l’obligation d’achat de l’électricité produite par certaines installations utilisant l’énergie radiative du soleil et sa volonté d’engager une concertation avec les acteurs concernés par le développement de la filière photovoltaïque française sur la mise en place d’un nouveau cadre de régulation. "Je ne serai pas le complice d'une bulle spéculative", déclare François Fillon, très en colère, à des députés qui protestent contre la brutalité de la décision.

Nathalie Kosciusko-Morizet déplore, selon l'AFP, qu’«avec le système actuel, on fait subventionner l'emploi industriel chinois par le consommateur d'électricité français». Selon la ministre, «un panneau chinois, c'est 1,8 fois la consommation de CO2 d'un panneau français».
C'est le tournant pour le secteur. Après avoir laissé s'installer une bulle, le gouvernement coupe tous les crédits indistinctement au lieu de réguler un secteur en pleine expansion.
Le décret conduit à suspendre immédiatement 3 250 MW de projets, sur une file d’attente totale de 6 400 MW.

 7 décembre 2010. LE CHEMIN DE CROIX. Une nuit à l'Assemblée Nationale, un amendement est voté dans le cadre de la loi dite "NOME" n° 2010-1488 qui concerne la Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité. Un obstacle supplémentaire est ajouté aux projets: alors que la loi du 10 février 2000 (articles 14 et 18) sur le service public de l'électricité prévoyait une prise en charge partielle du coût du raccordement, celui ci avait été fixé à 40% par l'arrêté du 17 juillet 2008. Le demandeur d'un raccordement au réseau ne supportait donc jusqu'alors que 60% de son coût. Désormais, "la contribution versée au maître d'ouvrage couvre intégralement les coûts de branchement et d'extension des réseaux". En clair, les exploitants d'énergie solaire se retrouve à payer 100% du coût du raccordement de leur centrale au réseau d'éléctricité. Les surcoûts dans les projets sont considérables.

29 décembre 2010. APRES LES EXPLOITANTS, LES CONSOMMATEURS. Comme si cela ne suffisait pas, la loi de finances du 29 décembre et l'arrêté du 30 décembre 2010 ramènent le crédit d'impôt pour dépenses de panneaux photovoltaïques de 50% à 25% pour les dépenses engagées après le 29 septembre 2010.  Un "coup de rabot" de 10% ramène ce crédit à 22% pour les dépenses engagées après le 1er janvier 2011.

 22 février 2011. HANDICPAPER LES PME... EN PASSANT DES GROS APPELS D'OFFRE. François Fillon, décidément pas vraiment ami de l'énergie solaire et des PME, annonce qu'à compter du 10 mars 2011, le quota annuel de projets sera limité à 500 MW par an et que les particuliers et petits industriels verront le tarif de rachat de leur électricité par EDF baisser de 20 %. Les grands projets - fermes au sol et grandes toitures - et projets de taille intermédiaire (entre 100 et 250 kilowatts-crête kWc) ne bénéficieront plus du tarif de rachat obligatoire et seront soumis à un système d'appel d'offres. C'est assez simple, une PME n'a plus la possibilité de proposer des projets de trop grande ampleur. Son électricité, au delà d'un certain seuil, n'est plus rachetée. Les projets plus ambitieux sont renvoyés à des gros appels d'offre organisés par le gouvernement. Une façon de ne réserver qu'aux très gros groupes le secteur de l'énergie solaire.

4 mars 2011. Depuis cette date, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) publie chaque trimestre les nouveaux tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque. Ils sont constamment orientés à la baisse. La dernière délibération de la CRE est datée du 17 janvier 2012.

Cette accumulation de mesures, et ce changement total de politique (d'un soutien très volontariste à un lâchage en rase campagne) se traduisent rapidement dans les entreprises spécialisées dans l'énergie solaire.

< Retourner au sommaire du dossier >

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 14:09

 

medecin-secu-cabinet-medical-securite-sociale-generaliste_2.jpg

 

Selon des bilans chiffrés concordants, les incitations financières ne font pas recette pour lutter contre les déserts médicaux. Mais les candidats à la présidentielle ne veulent pas user de la coercition.

La proposition de loi de Philippe Vigier sur l'égalité d'accès aux soins a été rejetée le 26 janvier 2012 par les députés, dans une version pourtant expurgée de toute mesure coercitive par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

«Si rien n'est entrepris, les zones sous médicalisées pourraient se multiplier sous l'influence de facteurs comme l'évolution de la démographie médicale, la féminisation et le vieillissement de la profession», note l'élu Nouveau Centre d'Eure-et-Loir dans son rapport au nom de la commission, où il récapitule un certain nombre de données chiffrées sur le bilan des différents dispositifs d'incitation.

Le bilan n'est pas encourageant.

1 - Les dispositifs financés par l'Etat


Dans les zones franches urbaines (ZFU), les médecins peuvent bénéficier d'exonérations fiscales et sociales et, dans les zones de revitalisation rurale (ZRR), d'une exonération totale de l'impôt sur le revenu pendant les 5 premières années, puis dégressive ensuite (loi du 23 février 2005).

Selon le chapitre «Répartition territoriale des médecins libéraux» du rapport de la Cour des comptes de septembre 2011 sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale, le bénéfice moyen exonéré a été, en 2009, pour les dispositifs en ZFU et en ZRR, respectivement de :

- 47.400 euros en ZFU,
- 58.800 euros en ZRR par médecin concerné.

La loi de 2005 a aussi prévu une exonération d'impôt sur le revenu pour la rémunération perçue au titre de la permanence des soins, qui représenterait un gain moyen de 1.500 euros par an.


2 - Les dispositifs financés par la Sécurité sociale


L'avenant n° 20 à la convention médicale de 2005, approuvé par arrêté du 23 mars 2007, a institué une majoration de 20 % de la rémunération des médecins généralistes libéraux exerçant en groupe dans les zones déficitaires.

Un premier bilan met en évidence un effet d'aubaine et un coût élevé pour l'assurance-maladie : 20 millions d'euros pour 773 bénéficiaires en 2010, mais avec un apport net d'environ 50 médecins seulement dans les zones déficitaires depuis 2007.

En outre, la majoration de 20% a représenté en moyenne 27.000 euros par médecin concerné et a pu dépasser, pour l'un d'entre eux, 100.000 euros : «Le bilan de l'avenant montre également un effet pervers lié à l'obsolescence du zonage conduisant au versement de l'aide à des médecins installés dans une zone qui peut ne plus être déficitaire en offre de soins», note la Cour des comptes.


3 - Les dispositifs financés par les collectivités


La loi du 23 février 2005 a prévu que les collectivités territoriales peuvent attribuer, dans les zones déficitaires, des aides à l'installation ou au maintien des médecins ainsi que des aides aux étudiants de médecine.

«Ces mesures ne font pas toutes l'objet d'un recensement des aides effectivement accordées, ni d'une évaluation, avec pour conséquence le risque de redondance et de concurrence entre territoires, en l'absence de coordination nationale, pour attirer de jeunes internes ou des médecins», note Philippe Vigier.


4 - Le contrat d'engagement de service public à durée déterminée


Dernier en date des dispositifs incitatifs, la loi HPST du 21 juillet 2009 a créé, à la charge de l'assurance maladie, un contrat d'engagement de service public (CESP) en faveur des étudiants en médecine qui s'engagent, en contrepartie d'une allocation de 1.200 euros par mois, à exercer dans une zone déficitaire autant de temps qu'il l'auront perçue.

Sur 400 contrats proposés pour 2010 et pour 2011, seuls 146 et 195 ont été signés. Un flop que l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANMF) attribue à :

- un manque de communication sur le dispositif,
- de lisibilité sur les postes offerts,
- surtout, une méconnaissance des zones ciblées.

Dans un communiqué et une note à la presse du 24 janvier 2012 (où elle publie un questionnaire aux élus locaux), l'association fait deux propositions d'amélioration :

- une possibilité d'engagement pour une période à durée déterminée durant leurs études avec un minimum de 24 mois,
- la mise en place d'une base de données en ligne, actualisée en temps réel: «Ainsi, les étudiants signataires pourront choisir de façon éclairée la spécialité qu'ils exerceront toute leur vie durant et la zone médicale ‘sous dense' où ils exerceront durant plusieurs années».


Les déserts médicaux entrent dans la campagne


La question des déserts médicaux reste donc posée avec acuité, et commence à être abordée dans la campagne présidentielle.
Lors de sa visite à l'hôpital Robert-Debré de Paris, le 2 février, François Hollande s'est prononcé pour «un plan d'urgence pour l'installation des jeunes médecins», passant par des incitations financières.

De son côté, dans un entretien accordé le 13 janvier au magazine "le Généraliste", Nicolas Sarkozy s'est fait l'avocat des maisons de santé pluridisciplinaires et de la diversification de la rémunération des généralistes.

Quant à François Bayrou, le candidat favori des médecins et des pharmaciens -selon un sondage du 9 janvier 2012 d'Impact Médecin et Impact Pharmacien-, il a expliqué aux deux hebdomadaires qu'il faudrait «une nouvelle définition du numerus clausus médical» avec offre de «places supplémentaires, assorties d'un engagement de 10 ans dans une région donnée».

L'incitatif est donc privilégié... malgré des bilans décourageants.

 

C. Maisonneuve sur La Gazette.fr

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Santé
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 08:48

-palmares-du-logement-social-fondation-abbe-pierre-copie-1.jpg

 

 

Un constat sévère qui ne devrait ravir qu’à moitié le secrétaire d’état au Logement Benoist Apparu, qui depuis deux ans défend sa politique de « territorialisation » des aides à la pierre.

La Cour des comptes, dans son rapport annuel publié mercredi 8 février 2012, va dans son sens dans la partie du rapport intitulée « le logement social: les priorités géographiques« .

Elle « appelle à une meilleure répartition dans les territoires de la programmation des logements sociaux », jugeant insuffisante la concentration des moyens sur les régions aux plus gros besoins, comme l’Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Instruments parfois contre-productifs - En revanche la Cour relève que « la politique de concentration des financements sur les zones les plus tendues, mise en oeuvre de façon effective depuis 2010, s’appuie sur des instruments inadaptés, parfois même contre-productifs, et ses résultats sont, à ce jour, modestes ».

Le zonage des aides est en effet le même que celui mis en place pour l’investissement locatif Scellier. « Or la manière dont ce dernier a été établi et les indicateurs sur lesquels il se fonde – compte tenu de la prépondérance des critères des prix de marché – ne permettent pas, dans de nombreux cas, de définir les besoins effectifs de logements sociaux dans toutes leurs composantes.

De surcroît, il n’intègre pas de dimension prospective. Aussi la Cour formule six recommandations.

Zonage spécifique - Elle plaide tout d’abord pour « adopter un zonage spécifique pour la programmation des logements sociaux, poursuivre l’amélioration de la connaissance du parc social et établir ce nouveau zonage à partir des données nationales enrichies, mais aussi des études locales validées par les comités régionaux de l’habitat ».

La Cour recommande aussi de « choisir comme critères, outre les données économiques du marché, l’importance du logement social existant, son occupation, la solvabilité des ménages et leurs difficultés à accéder à un parc autre que le logement social ».

Réviser le zonage tous les 3 ans - Elle plaide par ailleurs pour « associer les professionnels du logement, les collectivités territoriales mais aussi les bailleurs sociaux et prévoir la révision du zonage tous les 3 ans ».

Dans sa réponse, l’Union sociale pour l’habitat (USH, mouvement HLM) exprime « son plein accord avec le constat central de l’inadaptation des zonages actuels à la programmation des logements sociaux ».
Mais « insiste sur le fait que le zonage de programmation ne doit pas conduire à supprimer toute aide de l’Etat dans les territoires dont la croissance démographique est faible ».

Plusieurs refus d’agréments début 2012 - En ce début d’année, plusieurs délégataires d’aides à la pierre ont en effet signalé des refus d’agréments pour des projets de construction de logements sociaux pourtant prévus, au motif qu’ils ne sont pas en zone A – très tendue – mais seulement B1.

 

D Gerbeau sur La Gazette.fr 

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Logement
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés