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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 09:54

Agrandir la photo © Amélie Goepp
Bac à sable accessible à Lund (Suède)

Adjointe au chef du groupe Ville Innovation et Architecture au sein du Centre d’Études Techniques de l’Équipement normandie-centre, Amélie Goepp a co-écrit un recueil sur l’accessibilité dans 11 villes européennes. Elle livre les conclusions.


En Espagne et en Suède notamment, j'ai pu observer certaines aires de jeux pour enfants rendues accessibles, notamment par l'implantation d'aménagement permettant aux enfants en fauteuil roulant de profiter des bacs à sable et des équipements ou aux enfants malvoyants d'être guidés le long des parcours ludiques.
Quels actions observées à l'étranger vous ont particulièrement marquées ?

Si ces actions qui peuvent paraitre anodines me semblent essentielles, c'est qu'elles permettent à l'enfant handicapé d'avoir le sentiment de pouvoir accéder aux mêmes choses que tous les autres enfants du même âge et notamment aux loisirs. La différence est ainsi effacée dès le plus jeune âge et l'accessibilité pleinement intégrée.

Quel frein identifiez-vous, en France, dans la mise en accessibilité des bâtiments, des espaces publics et des transports ?

Le premier blocage qui me vient à l'esprit est d'ordre organisationnel. La difficulté de concerter tous les acteurs concernés, associations, responsables techniques (voirie, transport, bâti, etc.), architectes, société de transport... ralentit la mise en accessibilité. Dans certaines municipalités européennes, afin d'y remédier, une nouvelle profession à émerger : « access officier ».  Personne chargée de faire le lien entre les différentes entités, elle est bien identifiée par les différents services de la collectivité, par les habitants et par les acteurs techniques (architectes, paysagistes, etc.). Au Royaume-uni, de nombreuses autorités publiques nomment en interne un "access officier". C'est notamment le cas de l' autorité chargée d' assurer la création des nouveaux équipements sportifs en vue des Jeux Olympiques.

Dans le bâtiment on parle exclusivement des handicaps moteurs mais que peut le secteur de la construction pour les handicapés psychiques ?

Il s'agit dans un premier temps de veiller à simplifier la signalétique avec des couleurs adaptées, des pictogrammes et une implantation pertinente. Pour les personnes souffrant de handicaps mentaux ou psychiques, l'ambiance du bâtiment est également essentielle. L'architecte a donc également un rôle important à jouer. Apporter de la lumière naturelle, éviter les nuisances sonores, favoriser la lisibilité des espaces...tout ce qui permet de réduire les sources de stress et de blocage, décuplés chez les personnes handicapées, rend un bâtiment plus accessible aux personnes souffrant d'un handicap mental ou psychique. Par exemple, dans les grands bâtiments comme les gares ou les préfectures, la réflexion sur la gestion des flux doit être plus poussée pour faciliter l'autonomie et le confort de tous.

A l'échelle de la ville, des repères architecturaux comme la tour de Norman Foster à Londres, surnommée « le cornichon », permettent de faciliter l'orientation et le repérage et donc les déplacements. Toutes ces règles profitent à tous et pas seulement aux personnes handicapées.

 

Eric Leysens sur le Moniteur.fr


Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Dossiers
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:45
 
 

Sarkozy-.jpgLe chef de l’État va discuter “dans les prochaines semaines” avec les responsables d’élus locaux pour étendre aux collectivités la Révision générale des politiques publiques. C’est ce qu’il a annoncé à l’occasion de ses vœux aux fonctionnaires et aux acteurs de la réforme de l’État, le 12 janvier à Lille.

“Est-il raisonnable que 558 419 emplois aient été créés en solde net dans la fonction publique territoriale entre 1998 et 2009 ?” À l’occasion de ses vœux aux fonctionnaires et aux acteurs de la réforme de l’État, prononcés le 12 janvier à la préfecture de Lille, Nicolas Sarkozy a vanté les bienfaits de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée à partir de 2008. Une réforme d’envergure qui a permis, était-il écrit dans son discours, d’éviter aux Français de vivre “le destin de la Grèce”. “J’assume le principe du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux car en contrepartie, les fonctionnaires sont désormais mieux payés”, a souligné le chef de l’État.

Un mouvement de fond auquel doivent aujourd’hui s’associer les collectivités locales, coupables selon Nicolas Sarkozy d’avoir augmenté de 40 % le nombre de leurs agents territoriaux sans “tellement plus de compétences qu’il y a dix ans”. Dans cet objectif, le président de la République a annoncé son intention de “discuter” dans les prochaines semaines avec les présidents des associations d’élus locaux, avec le président du comité des finances locales et les présidents des commissions des finances du Sénat et de l’Assemblée nationale.

 

Nouvelles pistes

 

À 101 jours du premier tour de la présidentielle, celui qui n’est pas encore candidat à sa réélection est toutefois resté prudent dans le propos, peut-être désireux ne pas heurter des élus locaux pour certains contrariés par les récentes déclarations de François Fillon. En novembre, le Premier ministre avait demandé aux collectivités d’adopter une démarche “aussi rigoureuse” que celle de l’État dans la maîtrise de leurs effectifs, sous peine de revoir les transferts financiers dont elles bénéficient de la part de l’État (cliquer ici pour lire notre article “François Fillon menace les collectivités”).

“Il serait irresponsable de geler tous nos travaux pendant un semestre au seul prétexte qu’il y a une échéance électorale”, a insisté le locataire de l’Élysée. Aussi promet-il d’identifier “de nouvelles pistes de simplification, d’économies et de performance”. Alors que les mesures déjà mises en œuvre auront permis à l’État d’économiser 15 milliards d’euros entre 2009 et 2013, dont la moitié “déjà engrangée”.

 

Sylvain Henry sur Acteurs publics.com

 

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : On en parle
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 11:28



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On parle toujours de Morano. C'est injuste. Cela doit faire des jaloux. Il existe, dans l'ombre, de nombreux Morano de rechange. Les bonnes volontés moranoïdes sont innombrables, et trop souvent sous-exploitées. La preuve: le Morano du jour s'appelle Accoyer, Bernard, président de l'Assemblée Nationale. A cent jours du premier tour, Accoyer n'existait pas. Invisible sur les écrans radar. Eu égard à ses hautes fonctions, c'était intolérable. Le pays grondait: mais que fait Accoyer ? Mais que pense Accoyer ? Mais pourquoi, en ces temps troublés, n'entend-on pas sa voix puissante ?

Donc, Accoyer parle de "guerre", en cas de victoire de Hollande. "Ne nous y trompons pas: si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre" déclare-t-il exactement lors de ses voeux à la presse (car Accoyer, lui aussi, a présenté ses "voeux". Pourquoi chacun aurait-il le droit de régaler les journalistes accrédités, et pas lui ?) Résultat éclatant: dans les radios du matin, il n'est question que d'Accoyer, sa guerre et ses voeux. Aphatie appâté invite Accoyer, et le bombarde de sermons aphatesques. Franchement, là, n'êtes-vous pas allé trop loin ? Ne regrettez-vous pas ? Patrick Cohen demande à Bayrou de réagir à Accoyer. La guerre d'Accoyer est le café du matin, le socle sur lequel on va bien attaquer la journée.

Accessoirement, quelques minutes plus tard, on apprend que Bayrou est opposé à la suppression du quotient familial. Avec les mêmes arguments, exactement, que l'UMP accusant Hollande de vouloir tuer les petits enfants. Au moins, cela clarifie les choses. C'est inimaginable, combien cette affaire du quotient familial aura fait, pour tracer aux yeux de ceux qui veulent bien voir, une ligne de partage, au-delà de ce qu'imaginent tous ceux qui se prononcent sur la question. Si j'étais taquin, et que je voulais animer un peu nos forums, je dirais que ce débat resuscite la vieille, la très vieille ligne de partage, entre ceux qui demandent un peu de justice ici-bas, et ceux qui estiment que la chose, somme toute, peut bien attendre le jugement dernier.

 

Daniel Schneidermann sur @rret sur images

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Elections Présidentielles
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