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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 14:31

 

 

construction-immobiliere-re.jpgA Saint-Ouen, la préemption pour contrôler les prix fait polémique

 

 Mesure efficace de contrôle des prix ou posture politique ? A Saint-Ouen, la mairie communiste utilise depuis plusieurs années son droit de préemption face aux vendeurs jugés trop gourmands, une pratique à l'origine de nombreux recours devant les tribunaux.

« Dans notre ville, toutes les transactions immobilières supérieures de 10% aux prix du marché sont susceptibles d’être préemptées », explique Jacqueline Rouillon, maire PCF de cette commune de Seine-Saint-Denis. « L’objectif, c’est d’inciter les vendeurs à se montrer raisonnables. »

Des prix inférieurs au marché - Le droit de préemption urbaine (DPU) permet aux communes d’être prioritaires sur les autres acheteurs lors de la vente d’un bien, en cas de projet d’intérêt général. Cela, à un prix souvent inférieur aux prétentions du vendeur, basé sur une estimation du service des Domaines (ministère du Budget).

Une solution radicale pour enrayer la hausse des prix? « Si l’on veut conserver notre mixité sociale, on ne peut pas rester les bras croisés », affirme l’élue, qui a fait de la lutte contre la spéculation l’un de ses chevaux de bataille.

7% des ventes réalisées - En 2009, 39 procédures préemptives ont ainsi été engagées dans la commune, sur 549 déclarations de vente. Et en 2010, 28 procédures ont été enclenchées, pour 456 transactions.

Rares sont toutefois les procédures menées à terme. Car la perspective d’avoir à affronter des tracasseries administratives effraie les vendeurs. Et beaucoup préfèrent courber l’échine plutôt que d’engager un bras de fer avec la municipalité.

« Une arme de dissuasion » -  « Pour nous, la préemption est avant tout une arme de dissuasion », reconnaît Mme Rouillon. Une arme plutôt efficace, si l’on s’en tient aux chiffres de la chambre des notaires : en 2011, le parc privé de Saint-Ouen était ainsi l’un des plus abordables des communes avoisinant Paris, à 3.720 euros du m2.

Une situation difficile pour les vendeurs - Cette politique, pourtant, essuie des critiques. « Les préemptions se font au cas par cas, ce n’est pas transparent du tout. Pour les vendeurs, c’est insupportable », déplore William Delannoy, conseiller municipal d’opposition (divers droite). « Ceux qui doivent déménager se retrouvent coincés. En vendant à bas prix, ils ne peuvent plus acheter dans les autres villes, où l’immobilier a fortement augmenté », poursuit l’élu, qui dénonce une « politique d’affichage ».

Plus globalement, la régularité du procédé est mise en cause. « Pour être légale, la préemption doit être motivée par un projet précis. A Saint-Ouen, ce n’est pas le cas : la ville préempte pour empêcher la vente, et non pour acheter », s’indigne Me Benoît Jorion, avocat de plaignants.

La ville plusieurs fois condamnée en justice - Attaquée devant le tribunal administratif, la ville a été condamnée à plusieurs reprises ces dernières années. Montant de la facture ? « Quelques dizaines de milliers d’euros », selon la municipalité. « Beaucoup plus », d’après Me Jorion, qui évalue à 150.000 euros pour la seule année 2011 et pour ses seuls clients la note payée par la mairie.

Mais la mairie n’en démord pas. « En tant qu’individu, on a toujours envie de tirer le meilleur profit d’un bien, c’est normal. Mais la puissance publique est là pour défendre l’intérêt général », martèle Jacqueline Rouillon, qui affirme agir « au nom du droit au logement ».

Quitte, concède l’édile, à tomber dans l’illégalité: « C’est aux élus de faire évoluer le cadre juridique, quand c’est l’intérêt du bien commun. Si nous n’avions pas mis en place cette politique, beaucoup d’habitants auraient déjà dû quitter Saint-Ouen. »

 

Sur la Gazette.fr

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 19:32
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Commerce, restauration, soins corporels sont quelques-unes des activités privées qui tentent de plus en plus les agents publics, selon la Commission de déontologie de la fonction publique, qui vient de publier un rapport. Principale raison de ce boom : le statut d’auto-entrepreneur.

 

+ 15 % pour la fonction publique d’État, + 55 % pour la fonction publique territoriale et + 17 % pour la fonction publique hospitalière. En 2010, le nombre des saisines d’agents publics souhaitant cumuler une activité dans le secteur privé a continué “d’augmenter fortement” en 2010, relève la Commission de déontologie de la fonction publique dans son rapport d’activités(cliquer ici pour lire le rapport), dévoilé en fin d’année 2011.

  

Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 2 février 2007, la Commission de déontologie est chargée de donner son avis sur les déclarations des agents, titulaires ou contractuels, qui se proposent, tout en continuant à exercer leurs fonctions dans l’administration à temps plein ou à temps partiel, de créer ou de reprendre une entreprise, ou encore de poursuivre leur activité dans une entreprise après leur recrutement dans la fonction publique. Qu’il s’agisse de la territoriale, de l’État ou de l’hospitalière, au total, la commission a été saisie de 3 386 dossiers, dont plus des deux tiers correspondaient à des demandes de cumul d’activités, le reste portant sur des cessations d’activité.

Dans la fonction publique d’État, les déclarations de cumul ont représenté plus de 70 % des demandes examinées par ladite commission. Pour la fonction publique hospitalière, “la proportion des dossiers de cumul d’activités par rapport au nombre total de dossiers soumis à l’examen de la commission est du même ordre que dans la fonction publique d’État”, précise la commission, qui a rendu 428 avis. Enfin, dans la fonction publique territoriale, l’année 2010 a également enregistré une “progression importante” concernant les cumuls, avec 1 338 dossiers sur 1 730.

 

Forte proportion de catégorie C


Comment expliquer un tel boom ? La commission voit deux explications : la possibilité d’obtenir un temps partiel, mais aussi et surtout le statut d’auto-entrepreneur, qui par son “succès” a “fortement contribué à l’augmentation des demandes”. Les activités de commerce et de restauration ainsi que les soins corporels et de bien-être arrivent en tête des secteurs privilégiés par les agents de l’État, tandis que les agents territoriaux sont avant tout tentés par le bâtiment et les travaux publics. Les enseignants sont les plus demandeurs, avec les agents de catégorie C, qui représentent, dans la seule fonction publique territoriale, 70 % des dossiers traités.

Même si le cumul d’activités a le vent en poupe chez les agents publics, tous ne sont pas assurés d’obtenir le feu vert de la commission. Celle-ci s’assure que l’activité privée ne porte pas atteinte à la neutralité, à l’indépendance ou au fonctionnement normal du service, dans le cadre des fonctions exercées par l’agent, et ce au cours des trois dernières années précédant le début de l’activité. A ainsi été déclarée incompatible l’activité, sous le statut d’auto-entrepreneur, de conseil aux particuliers en gestion de patrimoine avec les fonctions d’agent administratif principal du Trésor.

Les cas d’avis d’incompatibilité sont toutefois rares. “Les administrations peuvent intervenir en amont pour dissuader un agent de poursuivre un projet qui serait incompatible avec la déontologie”, note la commission. Au total, ils ont été 55,6 % d’agents de l’État à bénéficier d’un avis favorable de la part de la commission, et 51,6 % pour la fonction publique territoriale, “une proportion se stabilisant par rapport à l’année précédente”, selon la commission. Rappelons que l’administration demeure toujours libre de refuser le cumul, malgré un avis favorable, dans le cas où les obligations de service de l’agent pourraient ne pas être correctement accomplies.

 

Xavier Sidaner sur Acteurspublics.com

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 16:01

Sciences-Po : Une orientation toujours plus à gauche

 

 

Tous les diplômés des Instituts d’études politiques (IEP) en conviennent, cette institution est très marquée à gauche, et s’y revendiquer de droite relève souvent du parcours du combattant ou d’un suicide politique affirmé.

 

Ces établissements publics se comptent au nombre de neuf en France, dont celui de Bordeaux, crée en 1948. L’article 2 du décret du 18 décembre 1989 leur donne pour mission : « de contribuer à la formation des cadres supérieurs des secteurs public, parapublic et privé de la nation, et notamment des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales ». Vaste programme, où la formation de consciences de gauche, ne relève pas d’un fantasme, mais d’une réalité concrète.

Sous l’égide de Vincent Hoffmann-Martinot (depuis 2007), l’IEP Bordelais confirme ce penchant. L’études des chaires mises en place ces dernières années, est un bon exemple de cette domination. La Chaire Vergniaud est financée par le Conseil Général de Gironde (PS), la Chaire Michel Vaisan par la Fondation du Judaïsme Français, ou encore la Chaire Jean Zay par le Grand Orient de France !

La liste des intervenants aux rencontres de Sciences-Po, « passerelles jetées entre la Cité et l’Université », est éloquente. En 2011, les hommes politiques de gauche ont trustés toutes les places (et 2012 ne devrait pas déroger à la règle) : Jean-Pierre Jouyet (très proche de la gauche), Éva Joly (Europe Ecologie), Laurent Fabius (PS). Le prochain intervenant attendu est Arnaud Montebourg, présenté comme le « troisième homme des primaires citoyennes ».

Le guide des associations est lui aussi très clair. Seuls les mouvements de jeunes de gauche y figurent : « Union des Étudiants Communistes », « Union Nationale des Étudiants de France » ou encore « Mouvement des Jeunes Socialistes ».

 

 

Interrogé par Infos-Bordeaux, un ancien diplômé nous confirme ce « terroriste intellectuel ». Pour Henri, « le décalage entre les opinions présentes et le reste de la population est flagrant ». « Lors des discussions politiques qui avaient lieu, s’afficher pro-Bayrou était presque considéré comme réactionnaire. Vous pouvez imaginer les conséquences d’un choix affirmé pour Nicolas Sarkozy ou le Front national ! »

Dans leurs plaquettes de présentation, les IEP se présentent volontiers comme « une école de la citoyenneté ». La « diversité » y est un leitmotiv depuis plusieurs années. Mais toutes les diversités sont-elles acceptables dans ces temples de la bien-pensance ?

 

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Portraits
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