Dimanche 13 mars 2011
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12 mars 2011
Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire National du Parti Socialiste à
l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :
« L’hypothèse d’une catastrophe nucléaire survenue à la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon rappelle
qu’en matière de nucléaire le risque « zéro » n’existe pas et que lorsque ce risque devient réalité, il est à la fois continental, dramatique et irréversible.
Depuis 24 heures, les informations apportées par les Autorités de Sureté Nucléaire (ASN), y compris en
France, on d’avantage visé à rassurer qu’à informer. On est passé du « tout est sous contrôle » à une explosion avérée, le tout sur fond de commentaires technico-lénifiants, toujours en
deçà de la vérité.
D’ores et déjà ce qui se passe au Japon doit nous conduire à exiger, en France et en Europe, un débat
véritablement démocratique et transparent sur la place du nucléaire dans le mix énergétique de demain ».
13 mars 2011
Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire National du Parti Socialiste à
l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :
« Dénoncer, comme vient de le faire Monsieur Besson, le "catastrophisme" de ceux qui s'inquiètent des
conséquences des accidents nucléaires au Japon n'est pas responsable de la part d'un ministre qui hier soir encore, sans éléments d'information précis, en minorait l'ampleur. Alors que le besoin
d'information des Français est légitime et appelle une parole publique, non pas rassurante, mais crédible, le gouvernement ne fait que d'affirmer et réaffirmer que ce qui se passe au Japon ne
pourrait se passer ici. Or, en matière de risques nucléaires, chaque accident est inédit et c'est sa survenance qui révèle le risque. En France, nous avons tout à la fois, des centrales
nucléaires construites sur des failles et des centrales vieillissantes. Nous savons qu'il y a des problèmes de maintenance qui conduisent à faire tourner certaines centrales au ralenti. La
centrale de Fessenheim cumule les deux risques. Le Parti Socialiste demande que soit, dans les meilleurs délais, livré aux Français, l'état précis de tous les réacteurs, leur durée de vie, leur
production actuelle, les risques spécifiques qu'ils comportent. et que ceux sur lesquels pèse le plus minime incertitude soient arrêtés. D'autre part, le gouvernement a, il y a moins de deux
semaines, porté un coup fatal à la filière photovoltaïque indiquant par là, son désinterêt pour le développement des énergies renouvelables. L'avenir énergétique et industriel de la France passe
par des investissements rapides et massifs dans les énergies renouvelables. Les Français ne veulent pas être "rassurés", ils veulent être informés et associés au débat
énergétique »