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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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Alsace

Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 16:51

Nicolas Sarkozy met donc fin à l’ouverture et nomme Philippe Richert, sénateur et président du Conseil Régional d’Alsace, ministre chargé des collectivités territoriales. 

En acceptant d'entrer dans ce gouvernement clanique, après les déclarations honteuses de cet été et une réforme des retraites menée au forceps contre les Français, Philippe Richert renie l'engagement centriste qui l'avait amené en politique aux côtés d'Adrien Zeller. Il choisit d'inscrire désormais son action dans le cadre d'un Etat-RPR que l'UMP incarne désormais pleinement, en soumission à un chef de l’Etat qui cherche toujours à contrôler l'ensemble des pouvoirs de notre pays. Fossoyeur des collectivités locales, chargé d'enterrer la décentralisation, il aura pour rôle de faire taire la contestation qui monte des élus locaux, toutes tendances politiques confondues. 

Dans le même temps, Philippe Richert trahit les électeurs alsaciens qui avaient fait confiance à son équipe en mars dernier. Après avoir conservé son poste au Sénat, il assumera désormais des fonctions gouvernementales dont chacun sait qu'elles exigent une disponibilité de tous les instants : on est bien loin de son engagement de campagne de «consacrer toute son énergie» à la Présidence de la Région Alsace. Les Alsaciens étaient pourtant en droit d’attendre que leur Président de Région exerce, comme il l'avait promis, son mandat à plein temps. A l'inverse, Jean-Louis Borloo, qui avait souligné en septembre dernier à Strasbourg les vertus d’Adrien Zeller, capable d’unifier, jusque par son décès, «le peuple alsacien», lui quitte le Gouvernement. 

L'entrée de Philippe Richert au Gouvernement prend dès lors un sens d'autant plus particulier. Le parcours de Jean-Marie Bockel devrait peut-être le faire réfléchir : renier ses convictions est rarement payant en politique. 

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Mathieu CAHN, Premier Secrétaire Fédéral 

Parti socialiste du Bas-Rhin

 

 

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Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 10:35

 

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2009-04_FH-small.jpg  L'annonce de la fermeture de la raffinerie de Reichstett par Petroplus Holding AG son actuel propriétaire, si elle a pu en étonner plus d'un, n'aura guère surpris les salariés de ce site industriel, déjà au fait de la fragilité de leur situation depuis ce jour de janvier 2007 où le groupe anglo-néerlandais Shell, alors propriétaire, annonçait sa volonté de vendre ses trois sites français, dont celui de la raffinerie bas-rhinoise.
 A l'époque, les salariés craignaient que le site ne soit cédé à un fonds d'investissement. « On ne veut pas d'un coup financier », expliquait Jean-Marc Bildstein, délégué central CFDT, ajoutant qu'« il faut un industriel possédant une stratégie à long terme pour garantir notre pérennité ».
 Pour autant, si les assurances données par Petroplus, lors de l'acquisition en 2008 du site de Reichstett, pouvaient calmer certaines appréhensions, on est aujourd'hui en droit de s'interroger sur la logique de ce groupe, qui depuis cette date n'en finit pas avec sa politique d'achats/ventes de raffineries en mal de devenir. Une politique dont on se demande si elle est bien dans le droit-fil de son principal actionnaire, la société d'investissement Carlyle, qui en 2007 avait fait la une des médias lors de sa revente à l'État des bâtiments de l'imprimerie nationale pour plus de 376 millions (pour mémoire, ces mêmes bâtiments avaient été vendus en 2003 pour 87 millions par l'État à la société Carlyle !).
 A cette interrogation, comment ne pas ajouter celle concernant PBF Energy Company LLC, le véhicule d'investissement de Petroplus HAG finalisant il y a peu le rachat à Valero Energy Corporation de la raffinerie de Delaware City dans l'état du Delaware USA ?


Argument de la "surproduction " difficilement soutenable


Comment ignorer aussi les propos de Jean-Paul Vettier, PDG de Petroplus, quand celui-ci estime « impossible » l'investissement de 220 millions de dollars nécessaires pour « effacer structurellement les handicaps de Reichstett », là où son groupe annonçait au printemps dernier d'importants travaux de rénovation sur le site de sa dernière acquisition, et cela pour une somme équivalente !
 De fait, la complexité du secteur du raffinage, sa faible médiatisation, les positions exprimées à chaque fermeture de site, ont de quoi rendre perplexe quant à la réalité de la situation.
 Pour les pétroliers, les faibles marges réalisées, mais aussi le manque de visibilité du secteur doivent expliquer le sous-investissement et leur volonté d'adapter la production hexagonale à la baisse de la demande.
 Pour certains syndicats et experts, l'argument avancé d'une surproduction est difficilement soutenable, sauf à vouloir entretenir un écran de fumée au service d'une politique de désengagement au profit d'horizons plus prometteurs. La surcapacité de raffinage annoncée par les pétroliers ne devrait en effet pas occulter cette autre réalité d'un pays, qui, depuis les années 1990, a vu sa consommation de diesel plus que doubler là où celle de l'essence chutait de 16 à 9 millions de tonnes. Parallèlement, la production n'a pas suivi ce retournement de la demande, ce qui aujourd'hui amène notre pays à importer à grands frais le diesel qu'elle ne produit pas suffisamment sur son sol. Sans vouloir prendre les effets pour la cause, ces syndicats pointent également l'attitude des pouvoirs publics qui ont grandement contribué à cet état de fait par leur politique fiscale en faveur du diesel.
 Autant dire que ce contentieux a été au cœur du sujet lors de la table ronde organisée avril dernier par le ministre d'État Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi, ministre de l'industrie, avec les syndicats et les pétroliers. 

     

Témoins d'une tradition pétrolière


A l'issue de cette rencontre, il avait été décidé de constituer 3 groupes de travail chargés respectivement : de la compétitivité nationale du raffinage, des enjeux de l'équilibre entre production et consommation et de la conclusion à apporter face aux exigences de l'économie verte telle qu'elle s'énonce dans les attendus du Grenelle de l'environnement. Il se trouve que ces groupes de travail devaient rendre leur copie au plus tard à la fin de ce mois.
 Il est donc à souhaiter pour l'avenir du raffinage en France que les discussions amorcées au printemps puissent avoir également des retombées favorables au niveau du site de Reichstett, qui aujourd'hui, après la disparition de la raffinerie de Herrlisheim et de l'Ecole nationale des pétroles de Strasbourg, demeure l'unique témoin (avec le port aux pétroles de Strasbourg) d'une tradition pétrolière, celle d'une époque où en 1740 débutait dans la campagne de Pechelbronn, l'une des premières exploitations de pétrole du monde.
 Dans l'immédiat, la section cantonale de Mundolsheim soutient sans réserve la nécessité d'englober l'avenir du site de la raffinerie de Reichstett dans des perspectives globales qui assurent sa pérennité industrielle. Il ne faudrait pas, en effet, reproduire ce à quoi nous venons d'assister avec une réforme des retraites bouclée en un temps record, plus pour des considérations politiques de court terme que pour des ambitions faisant état d'un financement programmé au long cours !
 Il y a dans notre pays de la place pour une véritable industrie pétrolière, à la fois vitale pour notre économie et stratégiquement incontournable pour les besoins de la défense nationale.
 La négociation a toujours été la mère des initiatives bien comprises. Faisons en sorte qu'elle puisse se dérouler, à Reichstett comme ailleurs, sans contrainte, et avec en point de mire l'intérêt de garder une politique industrielle pourvoyeuse d'emplois et de salaires et donc de redistributions sociales.


Francis Alexis Hammer

Secrétaire de la section Daniel MAYER

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 19:58

 

Benoist APPARU hué au congrès de l'UHS

 

A chacun son lapsus. "Nous allons recréer des gâteaux", a annoncé Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, dans son discours de clôture du 71e congrès de l'Union sociale pour l'habitat, le 30 septembre, à Strasbourg.

Il voulait, en réalité, s'inquiéter de la recréation de "ghettos" si les bailleurs sociaux ne logent que les plus modestes ou les ménages Dalo. Les huées et lazzi des 4.000 congressistes, opposés aux annonces budgétaires, peuvent expliquer ce trébuchement.

 

APPARUBenoist.jpgAuparavant, Thierry Repentin, président de l'USH, avait clairement exposé les raisons de cette opposition unanime du mouvement HLM : "D'un montant de près de 800 millions d'euros en 2008, la ligne fongible (finançant les aides à la pierre, NDLR) tomberait à 500 millions en 2011 dont 160 seulement pris en charge par l'Etat.


En 2012, l'Etat n'y consacrerait réellement plus que 110 millions d'euros et 60 millions en 2013". La différence entre le versement de l'Etat et les sommes réellement consacrées par lui venant d'"un prélèvement de 340 millions d'euros par an pendant trois ans sur les loyers HLM", reversé ensuite pour deux-tiers à l'Anru et un tiers sur la ligne fongible. Une contribution imaginée pour "passer la bosse de l'Anru", justifiait le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse.
Pourquoi ne pas supprimer l'aide à la pierre et ne pas toucher aux fonds propres des organismes ? "Seule l'aide à la pierre permet d'orienter la production vers les marchés tendus et de faire de la péréquation. Le maintien de la ligne fongible à 500 millions d'euros permet d'avoir une ligne pour la surcharge foncière en Ile-de-France. Sinon, il y aurait un écroulement immédiat de la construction en Ile-de-France", expliquait-il.

Revenant sur le souhait d'aller vers une France de propriétaire, Benoist Apparu affirmait, sous les huées, que réaliser le rêve de l'accession à la propriété est "probablement l'aboutissement d'un parcours résidentiel réussi", d'où la réforme du PTZ (lire notre actualité).

Une résolution votée à la quasi-unanimité des organismes membres de l'USH, un événement en soi, "demande solennellement au Parlement de revenir sur [la taxe de 1 milliard d'euros sur trois ans], qui figure dans le projet de loi de finances pour 2011."

 

Martine KIS sur Le courrier des maires.fr

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