Recherche

Nous contacter

Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
Fédération du Bas Rhin du Parti Socialiste
8 rue Saint-Ehrard - 67100 Strasbourg
Tel : 06 02 26 58 32
Courriel : ps.mundolsheim@gmail.com

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 08:23

 

enseigner.jpg

Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “C’est promouvoir les officines privées”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “une liquidation des IUFM”.

 

“La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités…” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (cliquer ici pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février.

“Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)”, justifie Jacques Grosperrin.

Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “notamment les universités” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations d’enseignants. Jacques Grosperrin entend par ailleurs “tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités” et du recrutement des enseignants au niveau master.

“Promouvoir les instituts catholiques”

Une précision qui ne rassure pas les syndicats. Pour la FCPE, le texte “rend possible la formation des futurs enseignants de l’école de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques”. “Une démolition en règle de la formation”, “une liquidation des IUFM”, “un cadeau pour les prépas privés” : autant de critiques formulées par une dizaine d’organisations du monde éducatif (FSU, Unef…) relayées en commission des affaires culturelles par les députés de gauche.

Dans un communiqué, trois membres socialistes de cette commission, Martine Faure, Monique Boulestin et Martine Martinel estiment : “Sous couvert d’une cohérence technique de réécriture du code de l’éducation, il s’agit en réalité d’entériner la disparition programmée des IUFM et de nier la nécessité de la formation initiale et continue des enseignants.” “Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat.

Pour calmer ces critiques, Jacques Grosperrin a fait rajouter à sa proposition de loi des références aux “établissements d’enseignement supérieur” et à un “cahier des charges” établissant les règles de formation des enseignants. “L’ouverture au privé relève du fantasme, assure-t-il. Il n’y a aucune crainte à avoir.” Pas sûr que cela rassure les députés d’opposition. La séance du 8 février s’annonce tendue.

 

Sylvain Henry sur Acteurspublics.com

 

Lire aussi :


- Les députés UMP renoncent à la suppression du concours d’enseignant (décembre 2012)
- “Un grenelle de l’éducation”, interview de Jacques Grosperrin en juin 2011. Le député UMP du Doubs appelle à repenser l’école à l’horizon 2030
- Le chantier de la formation des profs rouvert ? (2011)
- Jacques Grosperrin audite la réforme de la mastérisation (2011)

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Education
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 09:41

 

carte-scolaire-4.png s

Selon un rapport d’évaluation réalisé par deux chercheurs en économie, Gabrielle Fack et Julien Grenet, de l’École d’économie de Paris, l’assouplissement de la carte scolaire mis en œuvre depuis 2008 a eu des impacts assez limités au niveau national. Les effets les plus visibles concernent certains collèges de l’éducation prioritaire qui connaissent davantage d’évitements.


Lancée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la réforme de la carte scolaire avait pour objectif «de donner une liberté nouvelle aux familles tout en renforçant la diversité sociale et géographique de chaque établissement». Elle s’est traduite par un assouplissement de la sectorisation qui oblige une inscription dans un établissement proche du domicile en proposant des «critères lisibles» de dérogation. Quatre ans après sa mise en œuvre, deux chercheurs en économie, Gabrielle Fack et Julien Grenet, de l’École d’économie de Paris, rendent public leur rapport d’évaluation, sur lequel le ministère de l’Éducation n’a pas encore communiqué.
 

Seulement 8% de dérogations effectives

Premier constat : l’impact à court terme de cette réforme sur les effectifs et la composition des collèges et des lycées publics est globalement assez limité. Certes, entre 2006 et 2009, la proportion d’élèves demandant une dérogation a augmenté de 6 à 11% pour l’entrée au collège et de 8 à 12% pour le lycée. Seulement les dérogations effectivement accordées restent faibles : seuls 8% des élèves de l’enseignement secondaire public bénéficient d’une affectation en dehors de leur collège ou lycée de secteur. Pourquoi si peu ? «Parce que, du côté des familles, explique Julien Grenet, les demandes d’affectation hors secteur n’ont pas explosé, par manque d’informations des familles comme par effet d’autocensure, et du côté de l’offre, l’assouplissement n’a pu se faire que dans la limite des places disponibles.»

Un évitement accru des collèges de l’éducation prioritaire


Mais, si les effets au niveau national sont globalement réduits, l’impact de la réforme est surtout visible dans les établissements de l’éducation prioritaire. Ce rapport note ainsi que les collèges Réseau Ambition Réussite concentrent près de 1 % des demandes de dérogation, alors qu’ils ne scolarisent que 3,4% des effectifs du public. «En favorisant l’accès d’une petite partie des élèves les plus socialement défavorisés à des établissements publics de meilleur niveau, l’assouplissement de la carte scolaire a contribué à amplifier l’évitement de certains collèges de l’éducation prioritaire», souligne Julien Grenet. La baisse de 9% des effectifs dans ces collèges s’expliquerait pour un tiers par les possibilités de dérogations. À noter que, selon ce rapport, ces évitements n’ont pas creusé les écarts d’inégalité sociale d’un établissement à l’autre.

Lycées : le modèle parisien en exemple


Enfin, en observant la situation spécifique de l’académie de Paris et de son dispositif Affelnet pour l’inscription dans les lycées, ce rapport pointe quelques pistes pour sortir du débat stérile sur la carte scolaire «facteur de mixité» et le choix scolaire «facteur de ségrégation». Selon cette évaluation, la mise en place d’un bonus important pour les élèves boursiers a permis d’ouvrir les portes des meilleurs lycées publics. «Cette expérience parisienne de choix régulé ouvre des perspectives intéressantes pour concevoir un système qui offre de plus grandes possibilités de choix aux familles, tout en permettant de garder un contrôle sur le degré de mixité sociale des établissements scolaires», estime Julien Grenet. En attendant de mesurer l’impact de ces réformes sur les résultats scolaires des élèves.

Emmanuel Vaillant sur Educpro.fr

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Les Brèves
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 15:28

sdf-banc-public.jpg


Non, monsieur Guéant ne confond pas « civilisation » et « régime politique », comme  a voulu le faire croire Alain Juppé, relayé en cela par une certaine presse idéologiquement soucieuse de renvoyer dos à dos la droite et la gauche, là où il importait de rétablir quelques notions mises à mal  par la multiplication des discours extrémistes.

Claude_Gueant.jpgPrononcé devant les étudiants de l'UNI, une organisation à la droite de l'UMP, le Ministre de l'Intérieur était dans son rôle, pour le moins dans une posture qu'il s'impose et que s'impose une majorité présidentielle à bout de souffle, celle qui  pense tenir  dans un remake de la stigmatisation de l'étranger, ce métadiscours capable de tenir à distance les effets de la crise et ceux d'un quinquennat calamiteux ,en terme de politique sociale.
 

Venant à la suite d'un discours musclé du député UMP Eric Raoult (ce que j'ai appris à l'UNI, c'est quand on se fait casser les dents, on répond en cassant la gueule...) l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy ne pouvait être en reste dans ce meeting, où l'important n'était pas tant d'affirmer une vérité que chacun sait contrefaite, que de proposer à un public choisi l'archétype d'un discours ou le non-dit le disputait à des mots savamment travaillés.

« Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ».
 
Dire sans le dire, telle est bien aujourd'hui la problématique d'une certaine droite en campagne, où sous couvert de civilisation, ce qui s'énonce à bas bruit et en s'appuyant sur de fausses évidences , consiste à rester suffisamment vague dans ses propos pour ne pas avoir à préciser ce qui reste le coeur de son  sujet et qui renvoie aux péroraisons de la préférence nationale s'agissant du FN comme aux incantations islamophobes de Ivan Rioufol, l'éditorialiste en vogue du Figaro.

Stratégiquement distillé sur Twitter et autres réseaux sociaux, le discours de Claude Guéant assène en une seule phrase l'essentiel d'un message dont on imagine aisément qu'il sera un des chevaux de batailles d'une droite à l'offensive.
Au président candidat le volontarisme économique et l'étendard d'une politique européenne revisitée, à Claude Guéant et autres aboyeurs du genre, la petite musique d'une France assiégée, où l'actualité donne prise aux multiples sous entendus d'une insécurité économique confortée à l'aune d'un rejet des différences et des peurs diffuses du déclassement social.

A moins de trois mois du premier tour des présidentielles, voici venu le temps de désigner l'antifrance et ces « mondialistes bienpensants » sommés de réagir à ces outrances par la réaffirmation de l'universalisme et de l'antiracisme.  

Une ficelle un peu grosse et dont on voit bien qu'elle consiste à mettre en position d'accusée, cette gauche moralisante et boboïsée, à mille lieues du quotidien des classes populaires prises dans la tourmente.
Une attaque masquée dont on s'attend à des développements tout au long des prochains mois.

Une attaque qui sans surprise se moule dans un temps propice au manipulations en tous genres.

Une attaque qui au final risque de surexposer les ratés d'un quinquennat par trop médiatique et peu soucieux de souder un pays aux valeurs de la solidarité et de la justice sociale.

Un quinquennat qui au final aura laissé sans défense les plus démunis, soit précisément ceux que les dérégulations et les injonctions de la finance frappent sans discernement.

 

Francis Alexis HAMMER

 

 

Civilisations : Claude Guéant ne regrette rien - FRANCESOIR.fr
Claude Guéant a considéré samedi que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Dimanche sur RTL, le ministre de l'Intérieur a affirmé dimanche qu'il ne regrettait pas ses propos.
Civilisations : Claude Guéant ne regrette rien - FRANCESOIR.fr
Claude Guéant a considéré samedi que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Dimanche sur RTL, le ministre de l'Intérieur a affirmé dimanche qu'il ne regrettait pas ses propos.

 

 

 

 


Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : On en parle
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés