Mercredi 9 septembre 2009
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Il n'y a pas que les
fétichistes pour sacrifier au pouvoir de la petite culotte, ce petit morceau de tissu développant des transes inversement proportionnelles à sa surface.
Ainsi, la junte Birmane, éprise de charlatanisme et soucieuse de gouverner selon les canons de l'astrologie, et cette tradition rapportée par un ancien astrologue du régime de Myanmar.
A chaque venue de l'émissaire des Nations Unies à RANGOON, le personnel de l'hôtel chargé de l'accueillir est prié de déposer la ceinture d'un sarong ou bien encore le sous-vêtement d'une femme
enceinte sous le plafond de la chambre de son illustre hôte.
Dans la tradition Birmane, un nombre non négligeable d'hommes traditionnalistes pense que le contact d'objets féminins est de nature à diminuer leur hpoun, cette virilité dont ils
sont fiers.
On imagine cependant l'irritation de THAN SHWE, le chef de cette junte rétrograde, devant l'impuissance d'une telle médecine face à AUNG SAN SUU KYI, l'opposante irréductible de ce régime pourri
jusqu'à l'os.
Face aux exactions de cette junte qui affame son peuple, la révélation de l'un ou l'autre de ses petits travers en dit parfois beaucoup plus que toutes les analyses savantes, pour déterminer
l'assurance de ces mêmes généraux vis à vis de la légitimité dont ils se sentent investis.
Par PS Mundolsheim
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Publié dans : Les Brèves
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