Mercredi 16 septembre 2009
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Si pour Maximilien de BETHUNE Paris valait bien une
messe, celle que vient d'organiser le PSE, le Parti Socialiste Européen semble hors de proportions avec les attentes qui l'ont amené à se compromettre.
Qu'on en juge : Après les péripéties de l'été dernier qui auront vu les pas de deux se multiplier autour de la candidature de José Manuel BARROSO, un deal s'est
finalement dessiné entre certains élus du Parti Populaire Européen et ceux du PSE.
Certains mais pas tous, comme le révèle le vote intervenu mardi dernier au sein du groupe socialiste du Parlement Européen.
93 voix contre 45, c'est donc le score obtenu par Martin SCHULZ et ses amis en faveur de l'abstention des socialistes au prochain vote devant renouveler BARROSO à
son poste. Et quand on sait que seules sont comptabilisées les voix exprimées, c'est donc bien à un vote implicite en direction du candidat conservateur que l'on vient d'assister !
Il faut savoir, pour pouvoir comprendre, que derrière ce deal se jouait l'aval, en seconde partie de la mandature en cours, du futur candidat au perchoir Européen.
Or Joseph DAUL, président du PPE, avait bien précisé qu'il ne voterait pas pour la candidature de Martin SCHULZ si d'aventure les socialistes Européens en venait à rejeter la candidature
BARROSO...
Dans ce mauvais film à la HITCHCOCK, le PSE ne sort pas grandi. Et ce n'est pas sa décision du 15 septembre qui fera croire au sublime d'une grande coalition
PPE/PSE que d'aucuns en son sein espèrent jusqu'en 2014.
Comment leur faire comprendre qu'à l'égal de ce qui se passe en Allemagne avec la coalition CDU/CSU/SPD au pouvoir, les socialistes n'ont rien à gagner à vouloir
cogérer une actualité vouée aux principes d'un libéralisme débridé.
Et l'exemple de la récente réélection de la coalition de gauche en Norvège est là pour rappeler que seule compte dans la conscience des électeurs, la fidélité aux
valeurs qui fondent le socialisme : justice sociale, solidarité, liberté, égalité homme/femme, bien être, responsabilité.
Les petits arrangements ont trop souvent dans le passé, menés aux grandes compromissions, ils sont le signe du doute, de l'indécision et de l'incertitude à croire
en ses propres fondements, en ses propres affirmations.
Et les citoyens de l'Union Européenne ne s'y trompent pas, eux qui désormais portent leur regard loin d'un parti qui avait su, il n'y a guère, apporter la paix
civile,les assurances sociales la sécurité de l'emploi et les libertés individuelles et bien d'autres progrès encore.
Pour autant le PSE continue d'agir comme si de rien n'était. Faudra t il pour qu'il consente à faire mea culpa, attendre que le pouvoir se déclare dans la
rue ?
Par PS Mundolsheim
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Publié dans : Europe
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