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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 21:50














Vendredi 27 novembre, Espace Terminus à Truchtersheim, Jacques BIGOT, tête de la liste du parti socialiste aux prochaines élections régionales, entre sous les acclamations. La salle est comble, des gens sont debout, manifestement les organisateurs n'attendaient pas un auditoire en aussi grand nombre.

Jean Marc JUNG, secrétaire de la section du Kochersberg, fait les présentations. L'heure est grave, la crise touche toutes les régions de France, en Alsace plus qu'ailleurs. Région industrielle par excellence, ses entreprises souffrent, beaucoup ferment, jetant à la rue des cohortes de salariés qui ne trouvent plus preneurs. Les salaires stagnent quand ils ne baissent pas, les grands dossiers régionaux font de la lévitation. L'Alsace industrieuse, l'Alsace volontariste se retourne sur son passé : Où sont ceux qui n'ont su ni anticiper ni même prévoir la crise et ses ravages ? Le décor est planté.
Et puis il y a le GCO, le grand contournement ouest de Strasbourg, ce vieux serpent de mer, le sujet dont tout le monde parle, cette fausse bonne solution qui vient conclure quarante années d'altermoiements.

Jacques BIGOT, homme de terrain mais aussi homme de dossiers, parle sans notes. L'Alsace, il la connait par coeur, comme maire d'Illkirch, comme conseiller régional et comme président de la communauté urbaine de Strasbourg.
Par expérience, il sait qu'en politique les situations sont souvent complexes, que la multiplication des acteurs impose des négociations serrées, que pour autant, le dialogue n'empêche pas d'avoir à garder le cap, les objectifs à atteindre. Voilà pour l'homme.

Reste le dossier du jour, la politique des transports et le GCO, un dossier que l'on connait que trop bien dans le Kochersberg, où l'on subit à longueur d'année les affres d'une circulation embouteillée sur des routes étroites et une autoroute A35 sursaturée.
Petit rappel qui a toute son importance, le GCO vient de passer le cap de l'enquête publique, il sera mis en concession. Et comme sa rentabilité ne serait nullement garantie, il serait fortement question de demander aux collectivités locales de mettre la main à la poche. Ce qui, en clair, signifierait que pour la ciconstance, les Alsaciens auraient droit au bénéfice de la double peine, une première fois en tant que contribuables, et une fois de plus en tant qu'usagers si tant est qu'ils en auront l'intérêt !

L'histoire du GCO est connue. Strasbourg fait partie de ces villes qui dans les années soixante ont eu l'honneur et l'avantage de bénéficier des retombées d'une politique faisant pénétrer les voitures au coeur de la cité. Heureux automobilistes donc, qui à Strasbourg arrivent en centre ville sans jamais devoir poser le pied à terre !
Aujourd'hui ce privilège se paie cash, par la grâce de l'A35, cette autoroute urbaine, cette muraille de Chine fumante et vrombissante traversant la capitale Alsacienne de part en part, empoisonnant sur son parcours des dizaines de milliers de riverains obligés de vivre fenêtres fermées.
Faut il rappeler que cette barrière architecturale est aussi celle qui entrave le développement ouest de la ville, rendant quasi impossible les solutions de continuités territoriales qui sont le signe d'un urbanisme apaisé.

Pour autant, Strasbourg est comme toutes ces grandes métropoles, cumulant circulations pendulaires (les trajets domicile / travail ), circulations de transit, et bien sûr les circulations de proximité liées à la vie sociale et économique. Sauf que dans le cas présent, toute cette circulation vient se déverser sur l'A35 sans aucune possibilité de reports puisque à Strasbourg, chacun le sait, le développement à 180 degrés de la ville, rend hémiplégique toute tentative de vision globale.

Que dire de ce GCO  qui n'ait pas déjà été dit ? Les arguments ressassés pour convaincre de sa nécessité, n'ont jamais convaincu personne, si ce n 'est cette frange de l'administration et des collectivités locales qui s'évertuent envers et contre tout à vouloir passer en force, là où la volonté populaire manifeste son opposition. Persévération contre volonté d'élargir les débats, il s
'agit bien là d'un clivage où la gauche et le Parti socialiste entendent faire valoir la voie du bon sens.
Clairement, et sans dogmatisme aucun, il n'y a pas de solution unique à ce qui apparait comme un problème complexe, où les ayant cause dépassent largement le cadre de Strasbourg et sa périphérie, voir même de l'Alsace, si l'on considère comme cet intervenant dans la salle, que l'A5/E35 Badoise, du fait de son manque de liaisons avec sa cousine l'A35, a partie liée avec les embouteillages que les habitants du KOCHERSBERG vivent au quotidien.

Coeur de ville, périurbanisation, continuité territoriale, développement durable acté aux véritables enjeux d'une écologie au service de l'homme, souci d'associer les habitants à toutes les phases d'une alternative qui se veut consensuelle et englobant toutes les approches du problème. Tels sont les défis auxquels les électeurs auront à se prononcer en mars prochain.
Vis à vis de ce problème qui touche à l'aménagement du territoire, mais aussi à la vie sociale, aux intérêts économiques, et à la coopération transfrontalière, le parti socialiste entend jouer la carte de la transparence, et d'une volonté politique clairement affirmée. L'avenir est à ce prix si l'on tient à conserver intactes les chances d'un territoire pour plus de mieux vivre et plus de vivre ensemble.

Par PS Mundolsheim - Publié dans : Elections Régionales
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