Vendredi 13 novembre 2009
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Depuis
les années 30, la situation sociale n'avait jamais été
aussi catastrophique : les capitalistes étant asphyxiés par la suraccumulation de capital qu'ils ont réalisée, ont tenté, pour maintenir leurs profits, d'absorber la surproduction en libérant
totalement le crédit.
L'échafaudage a fini par s'écrouler. Les capitalistes multiplient les faillites, le chômage s'envole de nouveau. L'endettement croissant, d'ailleurs peut-être insuffisant pour sauver les banquiers
et les industriels..., est un pari sur l'avenir qui prolonge la crise et ses dégâts et qui, déjà, pioche dans les poches des travailleurs. Dans un contexte d'inégalités croissantes, le cynisme des
capitalistes s'étale. Toutes les mesures prises servent à enrichir les plus riches en pressant davantage la masse des moins riches, refoulés dans la pauvreté et, pour certains, dans la misère. Le
démantèlement des services publics se poursuit pour offrir aux capitalistes de nouvelles frontières où transformer, en capitaux privés prometteurs, la richesse apportée par les salariés du secteur
public, sur laquelle ils ne pouvaient prélever aucun profit.
Ils cherchent à se dissimuler dans les plis du marché mondial. En effet, la « main invisible du marché » n'existe pas.
Ce qui existe, c'est la « main cachée d'une minorité rapace », une minorité qui s'organise comme une contre-société, avec ses quartiers fermés, ses services de gardiennage, ses cabinets d'avocats,
ses clubs... Face à cette « élite », qui a conscience de son statut et ne dépasse pas 1 % de la population, les salariés (93 % de la population) peuvent s'organiser syndicalement.
Par PS Mundolsheim
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Publié dans : Réflexion Politique
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