Lundi 15 mars 2010
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15:05
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Alsace - 1er Tour des Elections Régionales
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(%
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Liste Lutte ouvrière conduite par Julien Wostyn
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0.97
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Liste Nouveau Parti anticapitaliste conduite par Yves Zimmermann
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1.64
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Liste Front de gauche soutenue par le Parti communiste et le Parti de gauche conduite par Jean Yves Causer
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1.84
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Liste Ecologie sociale, solidaire et décroissante conduite par Manuel Santiago
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1.61
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Liste soutenue par le Parti socialiste conduite par Jacques Bigot
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18.96
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Liste Europe Ecologie Alsace soutenue par les Verts,le MEI et Régions et Peuples solidaires conduite par Jacques Fernique
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15.61
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Liste MoDem conduite par Yann Werhling
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4.43
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Liste UMP et Nouveau Centre conduite par Philippe Richert
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34.96
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Liste Alsace Notre Terre conduite par Patrick Striby
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1.6
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Liste régionaliste « Alsace d’abord» conduite par Jacques Cordonnier
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4.98
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Liste Front national conduite par Patrick Binder
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13.50
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36,56% pour la droite, 40, 59% pour la gauche et l'extrème gauche, 13,50% pour le Front national. Tels sont les chiffres que l'on serait tenté de retenir pour le
21 mars. où droite et gauche se présentent pour le 2ème tour dans un mouchoir de poche , avec pour arbitre le Front National qui a réussi son pari de se maintenir ici comme dans 11 autres
régions.
Pour autant il n'est pas certain que cette arithmétique du 1er tour puisse se renouveler dans les urnes le 21 mars. Six listes pour représenter la gauche dans
son ensemble, est ce bien nécessaire pour exprimer toutes les sensibilités, sachant que le bon report des voix dans un 2ème tour est d'autant plus aisé que les listes en présence sont moins
nombreuses.
La gauche de la gauche totalise 6% des suffrages, un total qui pèsera lourd dans la balance. dimanche prochain. Avec le NPA, Lutte ouvrière, Front de gauche, nous avons donc trois partis dont
rien ne dit que toutes les voix se reporteront sur la liste PS/EE en voie de constitution.
La droite UMPiste n'a certes pas ces problèmes, mais elle manque cruellement de réserves. Son appel insistant vers le MODEM risque de faire choux blanc, tant il est vrai que le parti de
François Bayrou désormais réduit à sa plus simple expression, ne parait guère être en mesure de jouer les supplétifs, si l'on veut bien se rappeller que la frange la plus droitière de ce
parti a depuis longtemps regagné les rivages du parti présidentiel.
Reste les cas de Alsace d'abord et du Front national. Philippe RICHERT pour l'UMP peut espérer un vote utile de certains électeurs frontistes. Mais le questeur du sénat n'est pas Nicolas Sarkozy.
Qui plus est, il ne peut, en aucun cas, espérer renouveler la dynamique qui avait porté l'ex ministre de l'intérieur de Jacques Chirac jusque sur les marches de l'Elysée.
Vis à vis d'Alsace d'abord, la situation parait plus ouverte, l'électorat régionaliste étant par nature plus perméable aux sirènes de l'UMP. Cela supposera quelques contorsions oratoires au
discours centriste de Philippe Richert, mais ce grand écart de plus en vaut certainement la peine, car pour l'UMP ce vivier de voix ne saurait être ignoré dans le contexte qui est le sien.
Pour le Front national, son salut ne peut venir que dans un refus généralisé des partis de gouvernement.
PS - UMP - Europe Ecologie, bonnets blancs et Blancs bonnets ? comme se plait à le rappeler son chef de file Patrick Binder. L'argument parait un peu court pour garder à ce parti, sa capacité de
nuisance dans une région qui reste néanmoins un bastion de l'extrême droite.
Et puis il y a les exégètes du 2ème tour, sommés de donner les numéros du ticket gagnant.
La gauche dans son ensemble progresse, elle dépasse les 50% à Strasbourg mais aussi à Bischheim et Schiltigheim, des communes de sa proche banlieue ces mêmes banlieues ouvrières qui naguère
constituaient un vivier de voix conséquent dans les grandes batailles que menaient un Parti communiste triomphant et la défunte SFIO.
Elle progresse aussi et dans une moindre mesure dans ce qu'il est convenu d'appeler le monde des "rurbains". Ces voyageurs au quotidien, partageant leur journée entre un travail à la grande ville
et les "joies" de la vie à la campagne, une situation qui à bien des égards, tend désormais à virer au cauchemard pour certains, avec les embarras grandissants de la circulation et les grandes et
petites misères des lotissements.
La récente primauté du logement collectif sur la maison individuelle n'est pas non plus sans agir sur la conscience collective de ceux qui jusqu'ici faisaient valoir les biens individuels au
premier rang de
leurs préoccupations. Ici comme ailleurs, les pesanteurs
des ruralités d'antan s'effacent pour des préoccupations plus sociales et des attentions plus soutenues pour tout ce qui à trait à la bonne conservation d'un patrimoine collectif où la
notion de développement durable tend à prendre tout son sens.
Elle progresse aussi, en des lieux où Parti socialiste et Europe Ecologie ont réussi à implanter durablement l'un ou l'autre élu : dans le Haut Rhin où les écologistes font leurs meilleurs
scores, dans les anciennes villes du bassin potassique, à Soutz sous Forêt(67) dans la Haute vallée de la Bruche etc.
La droite elle, cherche son salut dans les abstentionnistes, dont il faut bien convenir qu'ils étaient dimanche dernier, plus situés à droite qu'à gauche. Elle va sans doute tenter de
muscler son programme et ses déclarations de l'entre deux tours, jouant sur la peur de l'inconnu et la nécessité de faire bloc face à la marée rose que l'on annonce à longueur de médias.
C'est un discours qui peut cette fois encore faire pencher la balance en sa faveur, mais c'est aussi un combat d'arrière garde, tant il est vrai que ce qui jusqu'ici faisait la force du vote
conservateur s'originait avant tout dans les valeurs du centrisme dont il semble bien qu'elles aient disparu avec la fin brutale d'Adrien ZELLER, dernier président élu à la tête de la région
Alsace.
Car l'Alsace a changé, l'Alsace change, ballotée entre les pages de son histoire, les tourmentes de la mondialisation et l'indistinct des contours d'une Alsace plurielle et ouverte sur le Monde,
Pour cette Alsace qui se cherche, il parait désormais acquis que son salut ne pourra en aucun cas venir d'un discours passéiste que Philippe RICHERT tente aujourd'hui de masquer avec des
promesses qui n'engagent que lui-même et des propos lénifiants qui ne trompent plus personne.
A tous les électeurs, Rendez vous dimanche prochain.
Par Parti socialiste Mundolsheim
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Publié dans : Alsace
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