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Alsace

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 09:46

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Le renouvellement des membres du Conseil constitutionnel tourne au casse-tête pour Nicolas Sarkozy

La nomination de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel pour remplacer trois départs, dont celui de la seule personnalité de gauche, est devenue un véritable casse-tête pour Nicolas Sarkozy qui voulait y voir siéger le sénateur Michel Charasse. Le temps presse puisqu'il est prévu qu'avant leur entrée au Palais-Royal, les lauréats soient auditionnés le 24 février par les commissions des Lois de l'Assemblée et du Sénat.

Cette procédure, prévue par la révision constitutionnelle de 2008, sera mise en oeuvre avant même la promulgation des lois organiques réglant son application. Pour tenir les délais (les travaux du Parlement s’achèvent en fin de semaine pour cause de régionales, ndlr), les nominations devraient être rendues publiques le 23 février en milieu de journée, a affirmé lundi 22 une source parlementaire.

Il s’agit, pour les présidents de la République, de l’Assemblée et du Sénat, de remplacer les trois Sages dont le mandat de neuf ans arrive à expiration le 12 mars :

  • le socialiste Pierre Joxe,
  • la sociologue Dominique Schnapper (fille de Raymond Aron),
  • l’ancien secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac, Olivier Dutheillet de Lamothe.
Depuis longtemps, Nicolas Sarkozy n’a pas fait mystère de sa volonté de voir siéger dans cette enceinte, présidée par le chiraquien Jean-Louis Debré, l’ancien ministre du Budget et fidèle de François Mitterrand, Michel Charasse, avec qui il entretient des relations cordiales.
Exclu du PS, le sénateur avait fait blêmir sa famille politique en accueillant le candidat Sarkozy dans sa mairie de Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) entre les deux tours de la présidentielle de 2007, gratifiant même d’une accolade l’adversaire de la socialiste Ségolène Royal.
Aux yeux du chef de l’Etat, Michel Charasse a deux avantages : être un homme de gauche et sarkozyste. Exit ainsi les critiques sur un Conseil monocolore et dans le même temps la garantie d’avoir un homme de confiance dans la place.
Mais las, la tenacité du président du Sénat Gérard Larcher à vouloir nommer un de ses proches, le sénateur UMP Hubert Haenel a eu raison de Charasse.
« Les jeux sont faits en faveur de Hubert Haenel. Cela aurait été très compliqué pour Sarkozy de faire nommer Michel Charasse. Le groupe UMP qui soutient Haenel n’aurait pas apprécié », a-t-on commenté de source parlementaire.

En outre, a-t-on ajouté de même source, Gérard Larcher ne veut pas « fragiliser ainsi son éventuelle réélection à la tête du Sénat qui se jouera à l’automne 2011″.

Du côté du président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, même volonté d’accomplir pleinement cette prérogative de nomination. Mais plus grande discrétion sur le nom du lauréat ou de la lauréate.

Parmi les noms cités figure Marie-Laure Denis, 42 ans, actuellement membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui aurait l’avantage de rajeunir l’institution. En lice également, Jacques Barrot, 72 ans, ancien commissaire européen, qui fait un forcing acharné.

L’hypothèse Charasse écartée, Nicolas Sarkozy doit s’efforcer de contrer une critique de la gauche sur « la poursuite de la confiscation des pouvoirs » si aucune personnalité de gauche n’était nommée.

« Solennellement », le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a « alerté » sur fait que « pour la première fois depuis 1965, il n’y aurait aucun membre de l’opposition au Conseil constitutionnel ».

Hasard de calendrier, Nicolas Sarkozy, qui doit nommer, le 23 février en Conseil des ministres, le successeur de Philippe Séguin à la tête de la Cour des Comptes, pourrait à cette occasion jouer l’ouverture. Le nom du président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud, a été évoqué.

 

Source AFP/La Gazette.fr

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Alsace
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 13:26


Communiqué


A compter du mercredi 3 février 2010, l'institut de sondages IFOP lance en partenariat avec Public Sénat et Paris Match une série de 5 sondages à l'occasion de la campagne des élections régionales des 14 et 21 mars prochain.

La première enquête se déroulera en Alsace du 28 au 30 janvier. Elle sera suivie de 4 autres sondages dans des régions politiquement clé.

Les premiers résultats seront annoncés et commentés sur La Chaine Politique dès le mercredi 3 février dans ses 2 tranches d'information: Le 18H et Le 22H animés respectivement par Michel Grossiord et Sonia Mabrouk en présence de Frédéric Dabi de l'IFOP et de Paris Match représenté par Olivier Royant, directeur de la rédaction et Elisabeth Chavelet, rédactrice en chef.

Pour Public Sénat, chaine des territoires, ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de couverture et de décryptage des élections régionales 2010 initiée dès le 4 janvier 2010.

Paris Match dans son édition du jeudi mettra en perspective les résultats avec les témoignages des personnalités régionales.

Source Sénat Public Sénat


Pour rappel


Les intentions de vote du 1er tour exprimées lors du  sondage IFOP/PARIS MATCH des 21 et 22 janvier 2010, réalisé sur un échantillon de 853 personnnes.

Les personnes sondées répondaient à la question suivante


Si dimanche prochain devait se produire le 1er tour des élections régionales, ici dans votre région, pour laquelle des listes suivantes y aurait il le plus de chance que vous votiez ?


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  1. Listes testées dans les régions ou de telles alliances ont été conclues.
  2. Liste d'union PS/PC dans les régions suivantes : Bretagne - Basse Normandie - Lorraine - Bourgogne - Champagne - Ardenne.
Source IFOP
Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Alsace
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 15:06

Décidément il ne se passe pas un jour sur le front de l'emploi en Alsace, sans que l'actualité apporte son lot de mauvaises nouvelles. Hier c'était Clariant à Huningue, Acean à Gundershoffen, aujourd'hui c'est au tour des salariés de SONY Ribeauvillé de s'inquiéter pour la survie de leur entreprise.

 

Souvenez vous, c'était en décembre 2007, Sony Ribeauvillé entamait son 5ème plan de restructuration prévoyant entre autre le licenciement de 230 employés sur les 791 que comptait l'usine à cette date. La reconversion du site devait se faire dans le service après vente, l'ingénierie et la sous traitance sur le marché de l'automobile.

Il faut croire que cette reconversion n'était pas suffisante pour pérenniser le site de production si on en crois certaines rumeurs persistantes. Après la réunion du Comité central d'entreprise le 25 janvier à Paris, il serait question maintenant d'un autre CE, extraordinaire celui là, qui aurait lieu le 27 janvier à Ribeauvillé.

Tout cela n'annonce rien de bon si l'on veut bien se souvenir du plan de 8000 suppressions d'emplois dans le monde annoncé par le groupe en 2008, plan qui avait été à l'origine de la fermeture de l'usine de Pontonx-sur l'Adour avec ses 312 salariés.

En Alsace, si une telle issue devait confirmer les rumeurs, cela sonnerait comme un coup de tonnerre en pleine campagne des Régionales, alors que le thème de l'emploi est sur toutes les lèvres.

Dans les années quatre vingt, SONY était pour pour toute l'Alsace beaucoup plus qu'une simple entreprise chargé d'apporter des emplois dans une région qui n'en possédait guère. A l'époque (c'était en 1986) SONY représentait le savoir faire japonais, la haute technologie et la quintessence du sérieux des travailleurs japonais.

Pour les salariés Alsaciens, réputés pour leur sens du labeur et leur considération pour l'outil de travail, SONY offrait, outre la possibilité de salaires décents, la perspective d'appartenir au monde des meilleurs, celui d'une expérience industrielle universellement reconnue. Le monde politique d'alors n'était d'ailleurs pas en reste. Pour lui, et sans nul doute possible, SONY Ribeauvillé devait devenir le symbole d'une Alsace vitrine industrielle de la France.

Vingt ans après et quelques mille cinq cent emplois en moins, SONY ne fait plus rêver.

« Sony-Ericsson a fait des investissements très conséquents en Chine où une grosse usine prend en charge les produits haut de gamme à partir de cette année ».

Qui d'autre, mieux que Jean -François MAIRE, directeur du site alsacien, pouvait résumer la situation de SONY en Europe. C'était il y a un an, et la crise battait son plein.

Aujourd'hui on reparle de croissance et du retour des bénéfices dans les entreprises. Pour autant le niveau des salaires, les coûts salariaux de la protection sociale, le respect des normes environnementales et des conditions de travail, demeurent bien peu de choses face aux diktats des actionnaires et celui des retours sur investissements à deux chiffres.

 

Aujourd'hui la Chine est là qui leur tend les bras avec ses salariés payés au lance pierre, son syndicat maison prompt à défendre les intérêts...patronaux, et sa politique sociale inexistante. A ce petit jeu du moins disant social, rares sont les grands groupes et même les PME/PMI qui résistent à la douce musique des superprofits. Pour couronner le tout, et si on se fie aux propos de Jean-François MAIRE, en Alsace comme ailleurs, le défi de la haute technologie ne serait plus en lui même, un obstacle suffisant destiné à enrayer la concurrence des pays à bas salaires !

 

Sony Ribeauvillé après son 5ème plan de restructuration , va t il en connaître un 6ème qui serait aussi son dernier? Celui entérinant la fin définitive d'un site qui au temps de sa splendeur employait près de 2000 salariés?

 

« A ce rythme de croisière d'une restructuration tous les trois ans, SONY Alsace n'existera bientôt plus » titrait l'intersyndicale dans un communiqué datant du 6 décembre 2007...presque qu'hier !

 

Comment conjurer la concurrence venant des pays à bas salaires, si qui plus est, la haute technologie n'est plus là pour garantir la pérennisation des emplois industriels dans les pays développés?

Que reste-il des lors comme moyens si ce n'est celui de la négociation musclée, celle de l'exigence de conditions décentes de salaires et d'emplois partout dans le monde, celle d'une protection sociale attachée à chaque individu ou qu'il soit. Il s'agit là, n'en doutons pas, d'un rapport de force à venir, où pays producteurs et pays consommateurs s'affronteront à des niveaux qui dépassent de loin le cadre étroit d'une province comme l'Alsace, ou même d'un pays comme la France.

Pour l'heure nous en sommes loin, et il s'agit avant tout de donner des réponses concrètes à ce qu'il faut bien appeler désormais la désindustrialisation de l'Alsace.

 

Philippe RICHERT présentera la liste UMP pour les régionales le jeudi 28 janvier dans la salle du Parc à RIBEAUVILLE. Jean Louis CHRIST, député UMP de la circonscription, qui dit ne pas être au courant d'éventuelles réduction d'activité chez SONY, s'annoncera t il pour l'occasion comme le sauveur porteur de bonnes nouvelles ?

L'UMP du Haut Rhin au grand complet saura t elle répondre aux interrogations anxieuses de centaines de salariés et de leurs familles inquiets pour leur emploi, mais aussi aux attendus de la politique que cette formation mène depuis des décennies, où l'appel fait aux groupes étrangers ne s'est accompagné d'aucune politique sérieuse de pérennisation des entreprises accueillies, pas plus que celle engageant les salariés sur la voie de formations qualifiantes ?

 

Francis Alexis HAMMER

 

Par PS Mundolsheim - Publié dans : Alsace
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