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Section Daniel MAYER Canton de Mundolsheim
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Union Européenne

Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 23:20



                            Froh wie Gott in Frankreich (heureux comme Dieu en France)
. Est-ce à ce vieux dicton Germanique que pensaient les Allemands à la veille du vote du 27 septembre ?
En renvoyant la grande coalition CDU/SPD aux commentaires de l'histoire, les Bürger (les citoyens ) entre Rhin et Oder ont donné à Angela MERKEL un allié tout autant souhaité qu'encombrant.
Pour avoir confondu, le tout venant de la Sozial-Demokratie avec les exigences du socialisme, le SPD descendu à 23,1%, fait en cette circonstance son plus mauvais score depuis l'après guerre. Pour autant, avec 33,8% la CDU/CSU se retrouve dans la même situation, à la différence notable que nantie sur son flanc droit du FDP, elle se retrouve dans une configuration qui pour être délicate, lui laisse néanmoins libre le champs des réformes sociales

Et c'est bien là le 1er enseignement que nous avons à retenir de cette élection au Bundestag, celui d'une droite libérée des entraves de la cohabitation, et dont on attend avec curiosité, sinon inquiétude, les développements de sa nouvelle politique.

Le 2ème enseignement concerne le SPD au tapis et sa dégringolade dans les urnes, passant en quatre ans de 34,2% (un résultat déjà moyen à l'époque) à 23,1%, et perdant au passage un tiers de ses députés. Dans cette élection, plus que son score, c'est cette désaffection de ses électeurs traditionnels qui est à souligner. Cette désaffection qui par son ampleur aura profité autant à la droite qu'à ses partenaires de gauche, mais qui aura surtout permis d'établir un autre record, celui des abstentions avec un chiffre de 29,2, le plus important depuis 1949.


Le 3ème enseignement est à voir dans les bons scores réalisés par les partis (Die Linke et le FDP ) situés aux extrêmes d'un échiquier électoral qui compte désormais 5 partis capables d'influencer la vie politique Allemande.

C'est cette nouvelle offre qui obligera la politique Allemande à s'écarter de son tropisme des centres et des épisodes de cohabitation qui l'obligeaient à faire du surplace dans les grandes questions de l'heure.
Après avoir digéré le retour de ses provinces de l'est, puis celui de l'adaptation de son outil de production, l'Allemagne qui dans cet intervalle s'est dotée d'une politique basée sur des entreprises performantes et une balance des paiements excédentaire, se retrouve devant un nouveau dilemne :
" Nous n'avons pas d'alternative pour assurer notre propérité. Le marché intérieur est trop faible compte tenu du vieillissement de la population". 
Ce constat de Ulrich WILHEM, ex porte-parole d'Angela MERKEL, situe bien la nature du défit auquel aura à faire face l'Allemagne durant les prochaines décennies. Pour autant la politique prônée ces dernières années, basée sur des exportations fortes et des entreprises prospères, à de quoi faire réfléchir plus d'un, si l'on songe à ce que pourrait devenir l'attelage MERKEL et son ancien ministre de l'économie, Karl-Théodore zu GUTTENBERG associé aux exigences de Guido WESTERWELLE, le fantasque leader d'un FDP revenu au pouvoir.
On a connu récemment les affaires QUELLE et OPEL, et les solutions très libérales soutenues par Von GUTTENBERG. Qu'en sera- t- il demain, d'une troika probable MERKEL/Von GUTTENBERG/WESTERWELLE poussant aux feux d'une politique économique sans entrave ??

Pour avoir encouragé et même participé à une telle politique, le parti de Frank Walther STEINMAIER laisse dans la bouche de ses concitoyens plus que de l'amertume, eux qui se détournent désormais d'un parti qui a été également celui d'un Willy BRAND, d'un Helmut SCHMIDT, les figures tutélaires du renouveau de  l'Allemagne d'après guerre.
Pour autant, pour avoir connu tour à tour l'augmentation de l'âge de la retraite (de 65 ans à 67 ans), celui de la TVA (de16% à 19%), le quintuplement de ses intérimaires, et pour finir la baisse durable des salaires (-5% de 2002 à 2007), quel choix l'électeur lambda pouvait-il faire, sinon celui de voir ailleurs ou bien de s'abstenir ?
Il faudra au SPD, au vu de la désaffection de son électorat traditionnel , beaucoup plus que du courage ou de l'abnégation pour faire oublier à ses ex supporters la pillule de 12 années au pouvoir plombant durablement le marché intérieur Allemand avec ses cohortes de woorking poors.

Cependant, en signifiant par leur vote leur désir d'une Allemagne campant sur une puissance économique retrouvée, les Allemands n'ont- ils pas passé avec la CDU/CSU et le FPD un marché de dupes ?
C'est une question que beaucoup d'observateurs se posent, tant pour l'avenir d'une certaine redistribution des richesses produites au sein de la population Allemande que pour les conséquences d'une politique économique élaborée à l'écart des instances de l'Union Européenne.
Souvenons- nous de la déclaration de Angela MERKEL le 27 mai dernier à l'Université Humbold de BERLIN : "L'Allemagne a toujours considéré que l'unification de l'Europe fait partie de sa raison d'état", propos qui traduits dans le contexte actuel d'une Allemagne leader économique de l'Europe, donne à comprendre comme d'un agrément au traité de LISBONNE, traité symbole du statut quo de l'Union Européenne !
Cette nouvelle donne de la politique sera très certainement la question à venir, hantant les chancelleries Européennes, tout comme cette interprétation de l'arrêt du 30 juin 2009 de la cour constitutionnelle de KARLSRUHE.
Dans un article datée du 30 août dernier, nous nous interrogions sur le sens de cette décision, qui, quelle que soit son avenir, amène à formuler bien des réserves sur la capacité de l'Allemagne à demeurer un moteur politique de l'Europe puissance.
Un certain nombre de facteurs poussent à cette analyse :
Plusieurs générations se sont succédées depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, donnant au discours originel de la repentance une inflexion libérée de la proximité du temps de la tragédie nazie.
L'Allemagne d'aujourd'hui se veut un pays apaisé par son histoire, un pays exerçant pleinement sa souveraineté, un pays qui n'oublie rien de son passé mais qui assume tout de son présent, un pays enfin, qui faute d'une vision partagée sur l'Europe en vient à vouloir faire cavalier seul, en s'arc-boutant à la nostalgie d'un deutsch mark jadis tout puissant, celle de la politique économique triomphante du Chancelier Ludwig EHRARD, pour qui la recherche des profits devait passer par..."des facteurs motivants d'inégalités"...

Ce retour que l'on pressent vers une politique du "miracle économique Allemand" des trente glorieuses, va cependant rencontrer un contexte bien différent que celui de la guerre froide des années d'après guerre.
L'Europe de l'Est s'est libérée du joug soviétique, l'Amérique a perdu de sa superbe dans un monde multilatéraliste en devenir, et surtout  l'Europe continent s'est constitué en un grand marché, celui de l'Union Européenne.
Dans ce contexte, vouloir continuer sur la lancée d'excédents commerciaux records et de baisse continue du coût du travail, deviendra très vite une impasse, non seulement pour l'Allemagne, mais aussi pour l'Union Européenne, à commencer par le court terme du pacte de stabilité qui est au coeur de sa politique économique.
Un fin connaisseur des affaires Européennes comme Pierre JOUYET ne s'y est pas trompé. Président de l'autorité des marchés financiers après avoir été directeur du Trésor, il ne voit dans l'adhésion de l'Allemagne à la mise entre parenthèses du pacte de stabilité,  qu'une pure politique de circonstances, le temps pour ce pays d'assainir son économie et d'établir sans contrainte sa volonté de n'avoir de comptes à rendre qu'à lui même.

"Comme la France, nous voyons de plus en plus l'Europe comme un moyen et non comme un projet". Joschka FISCHER avec son art tout personnel de la provocation, n'est cependant, avec ce constat, pas loin d'une vérité qui tend à s'imposer non seulement en Allemagne mais également dans bon nombre des nouveaux pays de l'Europe des 27.
Dans une Europe devenant le grand bazar du monde, ce qui s'est joué au soir du 27 septembre, ressemble fort à un round décisif entre les tenants d'une Europe-puissance et ceux d'une Europe du grand marché où les politiques sociales n'auront d'autre intérêt que celui d'une cosmétique destinée à gommer les outrances des inégalités sociales issues d'un libéralisme triomphant.

Avec cette politique qui s'instaure sous nos yeux, que feront les partis socialistes Européens ? Que fera le SPD ? Le parti socialiste Français ? Le PSOE et tous ces partis socialistes, partis de gauche qui se réclament des valeurs socialistes et dont la seule action présente consiste à se diviser sur tout, faute de s'entendre sur l'essentiel : Celui d'une gauche inventive, soucieuse de justice sociale, au service d'une écologie centrée sur l'homme et de la production de richesses partagées ?

Francis Alexis HAMMER 




Par PS Mundolsheim - Publié dans : Union Européenne
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 22:15

La commission GUENA vient de boucler son rapport. Chargée de veiller à la bonne foi du projet gouvernemental de redécoupage électoral des circonscriptions des députés, elle suggère de modifier ce qui dans les propositions gouvernementales a amené les députés de l’opposition à crier au scandale.


Avec pas moins de 35 départements retoqués et 17 soumis à « suggestion », on pourrait croire à l’objectivité sans faille de cette commission, si ce n’est pour rappeler que son président, Yves GUENA, qui fût en son temps un secrétaire général de l’UDR fort remarqué dans ses attaques contre la gauche, demeure toujours membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et liberté, ce même mouvement à propos duquel l’historien François AUDIGIER écrivait dans les années quatre vingt qu’il « constituait une sorte de laboratoire idéologique, où se croisaient les influences hétérogènes de la droite libérale, d’un catholicisme réactionnaire, et d’un gaullisme rigide »…
Alors, au-delà des conclusions de cette commission, faut-il parler de « tripatouillage électoral » comme l’affirme Patrick LEBRETON, député socialiste de la 4ème circonscription de la Réunion ? Quand on sait que cette réforme permettra à la droite d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale avec moins de 49% des voix, en gagnant en quelque sorte sur le tapis vert ce que les électeurs lui refuseraient dans les urnes.

A défaut de pouvoir s’intéresser à tous les litiges que cette réforme soulève, on peut néanmoins s’interroger sur les conséquences que cela pourrait introduire dans le Bas Rhin.

Premier constat, le département garde ses neuf sièges, ce qui au regard d’une population en hausse constante constitue la moindre des reconnaissances.
 Les circonscriptions de MOLSHEIM et de SELESTAT troqueraient les cantons de VILLE et OBERNAI, et deviendraient ainsi plus conformes à l’homogénéité que l’on est en droit d’attendre dans ces territoires.
Politiquement, l’effet dans ces deux circonscriptions serait quasi nul, tant il est vrai que cela ne changerait guère le rapport gauche/droite.
Idem pour les circonscriptions  de WISSEMBOURG et de HAGUENAU amenées à se partager le canton de BISCHWILLER.
Il n’en irait pas de même avec la ville d’ILLKIRCH passant de la 4ème circonscription à la 2ème, avec le secret espoir pour les auteurs de ce transfert, de pouvoir infléchir la dynamique de gauche qui s’installe dans la 2ème circonscription, ceci, au nom de la supposition que ILLKIRCH votant à droite pour les législatives pourrait fort bien  gripper une victoire envisageable pour la gauche dans des temps pas très éloignés.
Il s’agit là d’un pari risqué qui ne tient pas compte du capital de voix engrangé dans cette ville sur la seule personnalité de Yves BURR et dont on imagine qu’il ne sera pas éternel. C’est oublier aussi que le parti socialiste tient avec Philippe BIES un candidat capable d’aller sur son nom, au-delà des voix de la gauche.
Le départ des quartiers du Hohberg et des Poteries de la 3ème circonscription pour celle de Armand Jung, si elle conforte l’assise de ce dernier en lui adjoignant deux quartiers très populaires, ne fait à l’évidence pas l’affaire du futur candidat de la gauche sur cette 3ème circonscription, qui en son temps fût celle de Jean OEHLER, député socialiste de 1988 à 1993.
En lui adossant les communes de REICHSTETT et SOUFFELWEYERSHEIM, l’intention d’empêcher la gauche de gagner sur cette circonscription est évidente.
Pour mémoire, Reichstett s’est doté d’un maire UMP aux dernières élections municipales, et le maire sortant de SOUFFELWEYERSHEIM, André REICHARDT(1) à été réélu sans opposition en 2008.
 
En l’occurrence, cette manœuvre en ciseau ne leurre personne. En remplaçant deux quartiers votant à gauche par deux communes votant à droite, le coup parait imparable.
Pourtant cette analyse, si tant est qu’elle soit celle des auteurs de la réforme, n’est pas une assurance tous risques et notamment pour les prochaines cantonales et municipales dans ces deux communes qui restent néanmoins attachées au canton de Mundolsheim.
Ainsi, Georges SCHULER, élu sans opposition au 1er tour des municipales de 2008, mais avec 43,19% d’abstentions et 535 bulletins blancs ou nuls. Ainsi, André REICHARDT qui dans la même configuration à SOUFFELWEYERSHEIM a enregistré 49,60% d’abstentions et 363 bulletins blancs et nuls, soit autant de  résultats qui laissent sceptiques quant à l’engouement populaire pour l’UMP dans ces deux communes.
A titre de comparaison, et pour resituer les enjeux, lorsqu’il existe une opposition de gauche, les résultats peuvent changer. Ainsi, aux élections cantonales en 2004, en tant que candidat du Parti socialiste soutenu également par le parti des VERTS, j’avais obtenu pour ma première apparition 42,14% des voix à SOUFFELWEYERSHEIM  et 43,55% à REICHSTETT.
De plus, dans un environnement mouvant, tel que celui qui existe dans ces deux communes, les résultats d’hier risquent fort de ne pas être ceux de demain. Avec l’exemple du nouveau quartier des Sept Arpents à SOUFFELWEYERSHEIM, qui a vu arriver ces dernières années près de 2000 habitants ayant des modes de vie, des références politiques et culturelles proches des habitants de Strasbourg, ville  dont ils sont issus pour la plupart.
Ajoutée à cela, la nouvelle politique enclenchée par la CUS en matière de logements,  imposant des quotas de logements sociaux plus élevés que ceux inscrits dans la loi, lesquels amèneront à une diversité sociale dont nul ne sait demain  ce qu’il en sera des bulletins de vote qu’elle déposera dans les urnes.

Alors ce « charcutage » voulu par le gouvernement sur cette 3ème circonscription a certes oui quelque  chance d’atteindre dans l’immédiat l’implicite de son objet, celui d’empêcher le parti socialiste de reconquérir le siège de Jean OEHLER perdu en 1993.
Pour autant ce remaniement ne saurait empêcher la recomposition sociologique à l’œuvre dans les territoires cités, sommés pour l’heure, d’aller goûter ailleurs les charmes de l’UMP locale
Il n’empêchera pas non plus de fortes personnalités de gauche, durablement installées sur cette circonscription de contrebalancer par leur stature et leur travail sur le terrain ce véritable hold-up des urnes qui se joue en ce moment sous nos yeux.

(1) On peut aussi pour l’occasion, se demander si André REICHARDT, Vice Président du Conseil Régional d’Alsace et président de l’UMP du Bas Rhin sera ce candidat que la droite sera amenée à proposer dans le cas d’un renoncement à se représenter de André SCHNEIDER.



Francis Alexis HAMMER
Secrétaire de la section Daniel MAYER
Secrétaire fédéral à la coordination des territoires
Par PS Mundolsheim - Publié dans : Union Européenne
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 21:57


PARTI SOCIALISTE dération du Bas Rhin
Communiqué de presse du  3 juillet 2009



Le projet de redécoupage électoral présenté par le Gouvernement a fait l’objet de nombreuses remontrances de la part de la Commission Guéna, chargée de s’assurer que cette opération ne remplissait pas que des objectifs électoralistes, mais répondait bien à des arguments démographiques ou tenant à l’homogénéité des territoires.

D’un point de vue démographique, le rééquilibrage proposé par cette réforme est relativement satisfaisant - seule la 2e circonscription présentant encore un écart significatif à la moyenne départementale - ce qui explique que la commission n’ait pas été amenée à formuler de proposition alternative. Certains choix démontrent en revanche combien il était illusoire de croire qu’une réforme élaborée par un proche du Président de la République, sans concertation ni contrôle politique, puisse aboutir à un résultat équitable : les évolutions proposées accroissent les déséquilibres politiques sur toute l’agglomération de Strasbourg et sur le Nord du département.

Martine Aubry s’était prononcée dès l’origine pour un projet favorisant au maximum les alternances politiques, y compris sur les territoires où le Parti Socialiste enregistre des scores plus faibles qu’au niveau national. Elle défendait l’objectif de laisser une place aussi large que possible aux alternances politiques (quelle que soit la majorité en place) et de permettre une représentation plus proche de la diversité politique de l’électorat. Le projet présenté pour le Bas-Rhin contribue au contraire à cristalliser les positions de chaque camp, rendant plus difficiles les futures alternances.

Le Parti Socialiste du Bas-Rhin, dénonce, sans s’en étonner outre mesure, une réforme partisane, au seul service de la majorité présidentielle, et allant à l’encontre d’une meilleure représentation des différentes sensibilités politiques des Bas-Rhinois.


Mathieu CAHN, Premier Secrétaire Fédéral
Olivier BITZ, Secrétaire Fédéral aux Elections 
      

Par PS Mundolsheim - Publié dans : Union Européenne
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