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On en parle

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 15:28

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Non, monsieur Guéant ne confond pas « civilisation » et « régime politique », comme  a voulu le faire croire Alain Juppé, relayé en cela par une certaine presse idéologiquement soucieuse de renvoyer dos à dos la droite et la gauche, là où il importait de rétablir quelques notions mises à mal  par la multiplication des discours extrémistes.

Claude_Gueant.jpgPrononcé devant les étudiants de l'UNI, une organisation à la droite de l'UMP, le Ministre de l'Intérieur était dans son rôle, pour le moins dans une posture qu'il s'impose et que s'impose une majorité présidentielle à bout de souffle, celle qui  pense tenir  dans un remake de la stigmatisation de l'étranger, ce métadiscours capable de tenir à distance les effets de la crise et ceux d'un quinquennat calamiteux ,en terme de politique sociale.
 

Venant à la suite d'un discours musclé du député UMP Eric Raoult (ce que j'ai appris à l'UNI, c'est quand on se fait casser les dents, on répond en cassant la gueule...) l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy ne pouvait être en reste dans ce meeting, où l'important n'était pas tant d'affirmer une vérité que chacun sait contrefaite, que de proposer à un public choisi l'archétype d'un discours ou le non-dit le disputait à des mots savamment travaillés.

« Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ».
 
Dire sans le dire, telle est bien aujourd'hui la problématique d'une certaine droite en campagne, où sous couvert de civilisation, ce qui s'énonce à bas bruit et en s'appuyant sur de fausses évidences , consiste à rester suffisamment vague dans ses propos pour ne pas avoir à préciser ce qui reste le coeur de son  sujet et qui renvoie aux péroraisons de la préférence nationale s'agissant du FN comme aux incantations islamophobes de Ivan Rioufol, l'éditorialiste en vogue du Figaro.

Stratégiquement distillé sur Twitter et autres réseaux sociaux, le discours de Claude Guéant assène en une seule phrase l'essentiel d'un message dont on imagine aisément qu'il sera un des chevaux de batailles d'une droite à l'offensive.
Au président candidat le volontarisme économique et l'étendard d'une politique européenne revisitée, à Claude Guéant et autres aboyeurs du genre, la petite musique d'une France assiégée, où l'actualité donne prise aux multiples sous entendus d'une insécurité économique confortée à l'aune d'un rejet des différences et des peurs diffuses du déclassement social.

A moins de trois mois du premier tour des présidentielles, voici venu le temps de désigner l'antifrance et ces « mondialistes bienpensants » sommés de réagir à ces outrances par la réaffirmation de l'universalisme et de l'antiracisme.  

Une ficelle un peu grosse et dont on voit bien qu'elle consiste à mettre en position d'accusée, cette gauche moralisante et boboïsée, à mille lieues du quotidien des classes populaires prises dans la tourmente.
Une attaque masquée dont on s'attend à des développements tout au long des prochains mois.

Une attaque qui sans surprise se moule dans un temps propice au manipulations en tous genres.

Une attaque qui au final risque de surexposer les ratés d'un quinquennat par trop médiatique et peu soucieux de souder un pays aux valeurs de la solidarité et de la justice sociale.

Un quinquennat qui au final aura laissé sans défense les plus démunis, soit précisément ceux que les dérégulations et les injonctions de la finance frappent sans discernement.

 

Francis Alexis HAMMER

 

 

Civilisations : Claude Guéant ne regrette rien - FRANCESOIR.fr
Claude Guéant a considéré samedi que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Dimanche sur RTL, le ministre de l'Intérieur a affirmé dimanche qu'il ne regrettait pas ses propos.
Civilisations : Claude Guéant ne regrette rien - FRANCESOIR.fr
Claude Guéant a considéré samedi que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Dimanche sur RTL, le ministre de l'Intérieur a affirmé dimanche qu'il ne regrettait pas ses propos.

 

 

 

 


Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : On en parle
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 18:33

 

La journaliste de Dimanche +, Anne-Sophie Lapix, a poussé Marine Le Pen dans ses retranchements.  Les hourras des confrères traduisent le malaise de journalistes condamnés à faire du spectacle plus que de l’info.


  

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Anne-Sophie Lapix a très bien fait son travail de journaliste. Interviewant Marine Le Pen dans l’émission Dimanche+ sur Canal, elle connaissait son dossier sur le bout des doigts et a poussé la candidate du Front national dans ses retranchements. L’interrogeant sur son programme économique, la journaliste avait fait et refait tous les calculs, la présidente du FN non. Marine Le Pen a eu beau essayer de fuir les questions pour aller sur d’autres terrains plus polémiques, démagogiques ou personnels, Anne-Sophie Lapix n’a pas changé de sujet  tant que la candidate à l’élection présidentielle n’avait pas donné les réponses que les électeurs sont en droit d’attendre sur son programme. Et les réponses sont apparues : incohérentes.  

 

Infotainement


Concert de louanges mérité pour Anne-Sophie Lapix…. Mais sur un mode polémique le plus souvent. Il est question de « clash »,  de « leçon d’économie » ou « leçon de calcul » infligées à la patronne du FN ou même, chez Morandini, de « fessée ».  
Il s’agissait plutôt d’une leçon de journalisme et donc de démocratie. Les réactions de la planète médias à cette interview très bien menée mettent en évidence l’évolution du journalisme vers l’« infotainement». Information  mais aussi « entertainment » , divertissement. Les dirigeants de médias se prennent la tête entre les mains sur « le cas Le Pen » depuis des années tout en jouant « le clash » parce que ça fait de l’audience. Ils font venir les « bons clients », ceux qui entrent en interview ou en débat politique comme on entre sur un ring, prêts à porter les coups à leur adversaire, et qu’importe si les idées défendues ne tiennent pas la route.…


Le journalisme est devenu un luxe


Le match qui divertit, la polémique, le clash au détriment de l’info. Les journalistes sont devenus des animateurs qui font de l’audience à peu de frais. En 2004, Patrick Le Lay, dirigeant de TF1 expliquait que son métier était de vendre à Coca-cola du « temps de cerveau humain disponible »*. Pour vivre, la presse doit faire de l’audience pour pas cher. Faire du journalisme est devenu un luxe. Dans une interview au Plus, Anne-Sophie Lapix explique que, si elle a pu revenir aux fondamentaux du journalisme, c’est parce qu’elle a le « luxe » de pouvoir préparer son travail. Elle n’a que son émission du dimanche et ne fait pas le show sur plusieurs chaînes, contrairement à certains confrères polémistes, cumulards de l'info qui finissent par devenir des « produits d’appel ». Son luxe ? Tout lire, tout comprendre, analyser, confronter, préparer ses sujets pour, le jour J, poser les bonnes questions et ne pas laisser un candidat à la présidentielle manipuler des chiffres devant des millions de citoyens. Pousser dans leurs retranchements les petits candidats autant que les grands en prenant le risque de voir les grands préférer une chaîne concurrente… C’est devenu un luxe que peu de journalistes peuvent se permettre et c’est bien ça le problème.


Isabelle Germain sur Les Nouvelles.News

 

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : On en parle
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:45
 
 

Sarkozy-.jpgLe chef de l’État va discuter “dans les prochaines semaines” avec les responsables d’élus locaux pour étendre aux collectivités la Révision générale des politiques publiques. C’est ce qu’il a annoncé à l’occasion de ses vœux aux fonctionnaires et aux acteurs de la réforme de l’État, le 12 janvier à Lille.

“Est-il raisonnable que 558 419 emplois aient été créés en solde net dans la fonction publique territoriale entre 1998 et 2009 ?” À l’occasion de ses vœux aux fonctionnaires et aux acteurs de la réforme de l’État, prononcés le 12 janvier à la préfecture de Lille, Nicolas Sarkozy a vanté les bienfaits de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée à partir de 2008. Une réforme d’envergure qui a permis, était-il écrit dans son discours, d’éviter aux Français de vivre “le destin de la Grèce”. “J’assume le principe du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux car en contrepartie, les fonctionnaires sont désormais mieux payés”, a souligné le chef de l’État.

Un mouvement de fond auquel doivent aujourd’hui s’associer les collectivités locales, coupables selon Nicolas Sarkozy d’avoir augmenté de 40 % le nombre de leurs agents territoriaux sans “tellement plus de compétences qu’il y a dix ans”. Dans cet objectif, le président de la République a annoncé son intention de “discuter” dans les prochaines semaines avec les présidents des associations d’élus locaux, avec le président du comité des finances locales et les présidents des commissions des finances du Sénat et de l’Assemblée nationale.

 

Nouvelles pistes

 

À 101 jours du premier tour de la présidentielle, celui qui n’est pas encore candidat à sa réélection est toutefois resté prudent dans le propos, peut-être désireux ne pas heurter des élus locaux pour certains contrariés par les récentes déclarations de François Fillon. En novembre, le Premier ministre avait demandé aux collectivités d’adopter une démarche “aussi rigoureuse” que celle de l’État dans la maîtrise de leurs effectifs, sous peine de revoir les transferts financiers dont elles bénéficient de la part de l’État (cliquer ici pour lire notre article “François Fillon menace les collectivités”).

“Il serait irresponsable de geler tous nos travaux pendant un semestre au seul prétexte qu’il y a une échéance électorale”, a insisté le locataire de l’Élysée. Aussi promet-il d’identifier “de nouvelles pistes de simplification, d’économies et de performance”. Alors que les mesures déjà mises en œuvre auront permis à l’État d’économiser 15 milliards d’euros entre 2009 et 2013, dont la moitié “déjà engrangée”.

 

Sylvain Henry sur Acteurs publics.com

 

 

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