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Développement durable

Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 09:11

Le salon Ecobat ouvre ses portes à Paris

Ce rendez-vous dédié à l'éco-construction et à la performance énergétique se tient du 12 au 14 mars à Paris Expo, porte de Versailles.


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Ce salon est ouvert à la fois au grand public et aux professionnels mais la journée de vendredi 12 est exclusivement réservée à ces derniers qui représentait l'année dernière environ la moitié des visiteurs.
Par ailleurs, le succès remporté par le colloque sur la performance énergétique en 2009 a poussé les organisateurs du salon à doubler l'offre de conférences pour les professionnels. La cible est également élargie car Ecobat souhaite désormais accompagner les collectivités territoriales dans leur démarche d'éco‐construction à travers un partenariat avec les Eco-Maires.
Plusieurs thèmes seront abordés lors du cycle de conférences des vendredi 12 et samedi 13 mars et notamment la performance énergétique, avec colloque organisé en partenariat avec Effinergie qui se déclinera en 2 parties : "Nouvelles règlementations, nouvelles réalisations, vers une ecobat-image-2010-copie-1.jpgperformance accrue des bâtiments" et "Études techniques de projets collectifs et
tertiaires dans le neuf et la rénovation."

Côté offre, 150 exposants sont annoncés avec de nombreuses alternatives naturelles aux produits de construction traditionnels. Logiquement, les isolants naturels issus de fibres végétales, animales, de matériaux renouvelables ou présents en grande quantité (pierre, liège, cellulose) seront bien représentés.
Deux industriels - Technichanvre, Hock Gmbh & Co.Kg - présenteront par exemple des isolants en chanvre qui absorbent plus de CO2 que leur fabrication n'en rejette. Isolation rime également ecobat-image-2010.jpgavec végétalisation car cette technique applicable sur les murs (Greenwall), outre son aspect esthétique, permet une meilleure régulation thermique.
Côté structure, la brique monomur s'impose peu à peu qu'elle soit en terre cuite (Bouyer Leroux, Wienerberger) ou en pierre ponce (Cogebloc de Cogetherm).

Parmi les innovations à ne pas manquer : Somari Diffusion (stand D9) présente une mousse isolante projetée en phase aqueuse originaire des Etats-Unis où ce matériau à fait ses preuves depuis 20 ans. Icynene ® adhère à tout support, épouse la forme de toutes les zones à isoler, de manière homogène, sans rupture thermique, sans jamais se tasser, créant ainsi une barrière efficace aux fuites d'air dans les bâtis. Il permettrait d'atteindre une perméabilité inférieure à 0.35 m3/m2/h selon son distributeur en France.
A voir également, les panneaux de paille de Stramentech du suédois Stramit. Il s'agit de panneaux de construction rigides composés de paille propre, sèche, sans liants chimiques. Là encore, s'il arrive seulement en France, ce procédé de fabrication de compression de paille à chaud n'est pas nouveau car il a été mis au point en Suède en 1935.

                                                                                                              Sur le Moniteur.fr

Salon Ecobat

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 10:30

Les premiers lauréats pour l’équipement en panneaux photovoltaïques des lycées

photovoltaïque 


Dans le cadre de son plan photovoltaïque, la Région lance un vaste programme d'équipement des bâtiments régionaux en panneaux photovoltaïques pour la production d'électricité d'origine renouvelable. L'objectif de porter à 100 MWc la part du parc photovoltaïque régional représente un potentiel correspondant aux besoins d'une ville de 920 000 habitants, soit 4 fois la consommation annuelle de Montpellier.

L'appel à projet pour équiper les bâtiments de la Région et, plus particulièrement tous les lycées publics, va largement conforter la position du Languedoc-Roussillon, comme première Région productrice en énergie solaire. Il va aussi apporter 480 millions d'euros d'investissements, exclusivement privés, sans impacter le budget de la Région, ni celui des contribuables.

Les travaux pour cette première phase seront réalisés par les opérateurs investisseurs, pour un montant de près de 150 millions d'euros d'investissements privés. Les opérations seront rétribuées par la revente d'électricité à Electricité Réseau Distribution France (ERDF). Cette opération est entièrement financée par les investisseurs et constitue une ressource pour le budget régional.

Un appel à projet pour équiper les lycées en panneaux photovoltaïques

Le plan photovoltaïque de la Région couvre des préoccupations : environnementales afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, énergétiques pour que les bâtiments qui sont la propriété de la Région (lycées, bâtiments administratifs, ports et autres bâtiments) deviennent producteur d'énergie, économiques avec la mobilisation des acteurs de la filière énergie renouvelable, la création d'emplois et l'émergence de nouvelles formations.

Le référentiel «Lycées Nouveau Siècle» est concrétisé par des installations expérimentales permettant de limiter le recours aux énergies fossiles et réduire les émissions de CO2 :

  • chaufferies bois (lycées Jacques Prévert à Saint-Christol-lès-Alès, Pierre-de-Coubertin à Font-Romeu),

  • production d'eau chaude sanitaire solaire pour la restauration, l'internat, les logements de fonction (lycée professionnel agricole Claude Simon de Rivesaltes, lycées François Arago à Perpignan, Pierre-Mendès France à Montpellier, Jacques Prévert à Saint-Christol-lès-Alès...),

  • installations photovoltaïques (lycée Charles Blanc à Perpignan, Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole de Florac, lycées Pierre-Mendès France à Montpellier, Federico Garcia Lorca à Théza...)

  • bâtiment basse consommation «EFFINERGIE» faisant appel à la géothermie (lycée polyvalent Marc Bloch à Sérignan).

 

L'appel à projet régional pour l'installation de panneaux photovoltaïques a pour objectif d'équiper l'ensemble des lycées, représentant une surface de 600 000 m² de toitures. Ce programme ambitieux passe par la sélection d'opérateurs ayant pour missions la mise en place de panneaux photovoltaïques raccordés au réseau sur les lycées et l'exploitation de ces équipements.

Différents critères de sélection

  • Critère technique : L'opérateur mettra en oeuvre les moyens pour assurer l'étanchéité des toitures et des équipements assurant la production d'électricité : montage, traitement de l'étanchéité et de l'isolation, performances des panneaux et économie générale du projet. Les matériels doivent répondre aux exigences actuelles de sécurité, notamment vis-à-vis des élèves et du personnel des lycées.

  • Critère innovation : L' appel à projets fait appel à des technologies innovantes : membranes photovoltaïques, panneaux polycristallins en toiture et brise-soleil.

  • Critère économique : Les équipements photovoltaïques sur les lycées publics régionaux doivent contribuer à dynamiser l'économie locale, en mobilisant des entreprises locales et en créant une centaine d'emplois nouveaux.

  • critère social :L'installation de panneaux photovoltaïques dans les lycées va permettre aux établissements engagés dans la démarche «lycées 21» de développer des actions de sensibilisation à la maîtrise des consommations d'énergie.

  • Critère financier : La Collectivité obtiendra une redevance annuelle de location de l'ordre d'un million d'euros, qui sera versée par les entreprises.

Les quatre premiers opérateurs sélectionnés

La Région a retenu quatre entreprises régionales pour équiper en panneaux photovoltaïques 55 lycées, soit 20 Mwc (ce qui correspond à la consommation d'électricité hors chauffage de 10 000 foyers), doublant ainsi la puissance photovoltaïque raccordée au réseau actuellement installée en Languedoc-Roussillon.

→ L'entreprise montpelliéraine Enerco, filiale régionale de l'entreprise Sunnco, équipera dix lycées audois. Enerco envisage de créer vingt emplois en 2010 pour faire face à l'augmentation de ses activités.

→ L'entreprise Fonroche Energie équipera quinze lycées situés à l'ouest du département de l'Hérault. Filiale montpelliéraine du groupe Fonroche, elle fera appel à des sous-traitants locaux, comme les entreprises Santerne Méditerranée (Nîmes) et SMTM (Montpellier).

→ L'entreprise Urbasolar implantée à Montpellier équipera seize lycées du secteur est de l'Hérault. Elle prévoit de créer trente emplois dès 2010.

→ L'entreprise Green Yellow, filiale du groupe Casino, équipera quatorze lycées dans les Pyrénées-Orientales.

La rémunération de ces entreprises est assurée par la vente de l'électricité produite : la Région n'engagera aucun crédit pour l'ensemble de l'appel à projet.

Le choix de l'entreprise lauréate pour équiper vingt-six lycées dans les départements du Gard et de la Lozère est en cours et sera effectué après négociation avec les six candidats en lice :

  • EDF Energies Nouvelles

  • TCE SOLAR

  • AVPRO SOLAR

  • NATURE ENERGIE

  • AEROWATT

  • ENERGIE DU SUD

Cette première phase d'équipements photovoltaïques des lycées du Languedoc-Roussillon sera complétée par d'autres appels à projet en vue de l'équipement des bâtiments portuaires et administratifs : 35 000 m² de hangars publics du port de Sète appartenant à la Région et les bâtiments du port de Port-la-Nouvelle notamment. En outre, la Région souhaite entrainer dans cette dynamqiue d'autres Collectivités comme, par exemple, les Départements avec les collèges.

Sur le site de la région Languedoc Roussillon

Par Parti socialiste Mundolsheim - Publié dans : Développement durable
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 09:17

laurence rossignol photo 2


A peine sortie de l’adolescence, Laurence Rossignol se lance dans le syndicalisme étudiant avec l’Union nationale des étudiants de France (Unef), et dans le combat politique, avec la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Puis en 1981, elle rejoint le Parti Socialiste. Elle y est alors régulièrement investie secrétaire nationale, notamment aux droits des femmes, et participe à la fondation de SOS Racisme en 1984. Aujourd’hui secrétaire nationale chargée de l'environnement, et vice-présidente du Conseil régional de Picardie, elle nous expose les positions environnementalistes du PS en vue des élections régionales.

developpementdurable.com : Comment êtes-vous devenue secrétaire nationale du PS chargée de l’environnement ?

Laurence Rossignol : J’étais secrétaire nationale chargée des droits des femmes avant le congrès de Reims. Et quand Martine Aubry est devenue Première secrétaire, nous avons discuté ensemble des responsabilités qu’elle voulait me confier. Personnellement, j’avais envie de changer de secteur, tout en restant dans une fonction transversale. Une fonction qui mêlait à la fois les questions économiques, sociales, et sociétales. L’environnement est, d’une part, un espace de pensée et de connaissances très vaste et un véritable levier de transformation de la société, d’autre part. La difficulté de la fonction est la dépendance et la juste distance avec les experts et les scientifiques.

dd.com : Votre engagement féministe est connu. Vous avez notamment été secrétaire nationale du PS chargée des droits des femmes et de la parité. Ce combat est-il pour vous supplanté par la cause écologiste ?

L. R. : Pas du tout. On vit dans un monde où se combinent les inégalités, et où de nouveaux enjeux se profilent pour la gauche. L’inégalité homme-femme en est un. La mutation environnementale de la pensée socialiste en est un autre. Ils ne sont pas concurrents. Ils arrivent même parfois à être complémentaires et à se croiser dans le débat. La lutte contre les inégalités et la conversion environnementale sont des sujets qui s’articulent.

dd.com : Interviewé il y a quelques semaines dans nos colonnes, Eric Loiselet a justifié son départ du poste que vous occupez actuellement par l’incapacité du PS à élaborer un nouveau modèle économique, social et écologique. « Il considère que la croissance est l’horizon indépassable du projet politique qu’il faut proposer aux Français », a-t-il notamment déclaré. Qu’en pensez-vous ?

L. R. : Il est bien normal qu’Eric Loiselet justifie son passage chez les Verts. Il ne peut pas donner d’autres explications que celle de l’habillage politique. Je prends cela comme une critique de circonstance qui est nécessaire à M. Loiselet lui-même.
Après, il est clair que les questions relatives à la nature de la croissance sont au cœur de la réflexion collective. Les socialistes, eux, ne sont pas des décroissants. Nous sommes favorables à la croissance, même si je connais bien ses limites dans un monde fini. Mais la question centrale, c’est la création et la redistribution des richesses. Peut-on aujourd’hui s’enrichir sans productivisme prédateur pour l’environnement ? La réponse est oui. Et doit-on redistribuer autrement ? La réponse est encore oui ! Ce que nous avons donc à travailler, ce sont les nouveaux outils industriels, notamment, de la croissance de demain, et les choix que nos sociétés auront à faire. Nous entrons en effet, à mon sens, dans l’ère des choix, c’est-à-dire que nous passons de la boulimie (de consommation, de production, d’accumulation de richesses pour certains) à une nouvelle période qui va être celle des décisions équilibrées.
Ma critique de la société de consommation et du consumérisme est ferme : nous vivons dans une société qui propose comme seul projet de vie aux individus l’accumulation de biens matériels. Un projet qui ne garantit pas un bonheur équivalent au volume de biens acquis. Avec lequel les gens ne sont pas heureux. Nous devons donc conclure que ce modèle de développement a échoué. C’est un échec du point de vue environnemental, mais aussi sur le plan de l’épanouissement personnel. Il nous faut inventer autre chose. Repenser nos façons de produire et de consommer pour tourner le dos à l’addiction de l’achat et émanciper l’individu. Développer davantage le monde infini, celui de la création intellectuelle et culturelle, que le monde fini, celui de l’extension permanente de biens de consommation jetables et rapidement obsolètes... sans que cela passe par la régression ou la pénurie.

dd.com : Quels sont les grandes mesures proposées par les candidats socialistes aux régionales en matière de protection de l’environnement ?

L. R. : Nous avons pris position pour des éco-régions : celles-ci seraient dotées de plans climat régionaux et auraient pour objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités de la Région.
Ensuite, nous souhaitons le développement des transports collectifs. Ce qui fait notamment notre différence avec les Verts, c’est notre rapport aux déplacements : nous considérons que le droit à la mobilité est un droit du 21ème siècle qu’il faut garantir à chaque individu. Car la mobilité, c’est l’émancipation, la capacité à se former, à travailler, à s’ouvrir à l’autre. Nous sommes opposés à tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à un Malthusianisme des déplacements. Mais il est évident qu’il faut changer nos rapports au transport. Nous devons nous orienter vers davantage de déplacements collectifs et moins de déplacements individuels. Ce qui veut dire que la Région, qui est l’autorité organisatrice des transports ferroviaires, doit continuer à investir fortement dans la qualité, la fréquence et l’offre en la matière.
Tous les candidats socialistes s’engagent également à développer les énergies renouvelables, à soutenir l’agriculture biologique (les Régions ont une compétence en matière d’économie agricole), et à accompagner la mutation industrielle vers une économie à haute valeur ajoutée, parfois baptisée « chimie verte ».

dd.com : Depuis leurs résultats aux européennes, les Verts ne veulent plus être la force d’appoint du PS et souhaitent faire cavalier seul. Que cela vous inspire-t-il ?

L. R. : Les Verts ont opté pour des listes autonomes aux élections régionales. Ils l’ont fait pour des raisons que je considère politiciennes, c’est-à-dire qu’ils ne l’ont fait ni sur la base des bilans, ni sur celle des programmes. Leur choix est à la fois indépendant du travail qui a souvent été fait ensemble au sein des conseils régionaux, et du travail qui se fera demain... toujours ensemble si la gauche conserve ses régions. Ce que je trouve regrettable dans cette position, c’est qu’elle nous a privés collectivement d’un débat sur les politiques environnementales dans les régions.
A l’issue du scrutin, Les Verts sauront par là à quel rapport de force électoral ils peuvent prétendre. En revanche, ce qui n’aura pas avancé, c’est le débat collectif sur la mutation environnementale de nos politiques régionales, ce qui nous unit ou nous sépare sur ce point. D’ailleurs, je constate que la stratégie des Verts de présenter des listes autonomes ne s’accompagne pas d’une forte polarisation des élections autour des questions de l’environnement.

dd.com : Pensez-vous que l’écologie politique transcende le clivage droite-gauche ?

L. R. : Pas du tout. Et je pense que plus on avance, et plus on se rend compte que ce n’est pas le cas. Que la préoccupation environnementale irrigue maintenant l’ensemble des forces démocratiques, c’est une certitude. La droite l’a prouvé en ne restant pas muette sur le sujet. Cela dit, je ne crois pas que celle-ci transcende le clivage, qu’elle recompose le paysage politique français. La droite cherche à élaborer ce qui pourrait être une forme de « capitalisme vert », c’est-à-dire une reprise de tous les fondamentaux du capitalisme repeints en vert. La gauche, elle, tente de mettre en place un nouveau modèle de développement, la « social-écologie », ou « l’écologie sociale-politique », qui serait capable d’allier critique du capitalisme et redistribution des richesses.
La question environnementale est de toute façon trop liée à celle des inégalités pour être consensuelle entre la droite et la gauche. L’écologie politique suppose trois clés : la régulation, l’intervention publique, et la réduction des inégalités. Car les désastres environnementaux accroissent les inégalités entre les riches et les pauvres. Et le besoin d’investissements publics est contradictoire avec la politique menée par la droite. Une politique qui baisse les budgets et le nombre de fonctionnaires !

dd.com : Si le PS venait à rediriger le pays, quelle politique adopterait-il vis-à-vis du nucléaire ?

L. R. : Nous nous situons dans un horizon de limitation du recours au nucléaire. Nous voulons accroître le mix énergétique et la part des énergies renouvelables. Notre objectif : ni dépendance, ni interruption brutale. De toute façon, plus personne n’est en faveur d’une sortie rapide du nucléaire. Mais nous devons aussi réduire globalement nos consommations énergétiques. Ce qui suppose d’avoir un rapport à l’électricité moins addictif que celui que nous présente Nicolas Sarkozy : j’avais été très choquée que le Président de la république évite absolument la question de l’inclusion de l’électricité dans la taxe carbone. C’était une façon de dire : « les Français vont être taxés sur le pétrole mais il n’est pas grave qu’ils laissent la lumière allumée derrière eux ».

dd.com : L’idée du Grenelle de l’environnement, et son application, vous satisfont-elles ?

L. R. : Le Grenelle est pour l’instant une loi de programmation, qui a été adoptée quasiment à l’unanimité au Parlement. Les députés socialistes ont voté la loi d’intention. Maintenant, nous attendons avec intérêt, et impatience, la mise en œuvre du Grenelle 1 par le Grenelle 2. Et je vois beaucoup de contradictions : d’un côté, on a le Grenelle, et de l’autre, on a un Président et un ministre de l’Ecologie qui manient facilement l’émotion et l’intention. Je connais par exemple bon nombre d’associations qui sont en procès pour empêcher la construction de centrales thermiques. Et les moyens mis en œuvre sont parfois insuffisants, notamment ceux consacrés aux inspections des installations classées.

dd.com : Pouvez-vous nous donner votre définition personnelle du développement durable ?

L. R. : C’est un projet humain qui permet à tous d’accéder au développement et qui resitue l’homme dans un rapport à l’autre qui ne soit pas un rapport de toute puissance. C’est une autre façon de combattre les mécanismes de domination que l’homme a mis en place dans l’histoire des civilisations. Domination de l’homme sur d’autres hommes, mais aussi domination sur les richesses collectives. Le développement durable s’oppose à l’appropriation personnelle. C’est le contraire de ce qui caractérise le néo-capitalisme, celui de la rente, du court-terme, et de l’avidité.

Propos recueillis par Yann Cohignac sur Développement durable . com


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